Conséquence inattendue de la théorie du gender : la presse féminine risque-t-elle de disparaître ?

C’est en tout cas l’avis du Comité Consultatif du Gender (CCG), en charge de la prise en compte des évolutions sociétales au sein du gouvernement Hollande. Après avoir intégré l’étude du gender dans les manuels scolaires de SVT, le CCG continue à explorer tous les terrains « minés par les stéréotypes de genre ou de sexe », et susceptibles d’être repensés pour « mieux faire face aux nouveaux défis de l’avenir ».

« Les représentations doivent évoluer, les schémas traditionnels doivent laisser place à une société plus juste et plus égalitaire. Il faut mettre un terme au modèle patriarcal » explique Dominique Kenniquenic, présidente du Comité. Quel rapport avec la presse féminine ? « La presse dite féminine véhicule une certaine image de la frivolité et de la femme idiote et superficielle. Son contenu : mode, maquillage, horoscope et fiches cuisine, c’est-à-dire un ensemble de construits sociaux enfermant les femmes dans un rôle forgé par le machisme millénaire pour mieux dominer la gent féminine. Il ne doit pas y avoir de presse féminine, pas plus qu’il n’y a de presse masculine. Il faut mettre fin au présupposé que toute presse « non-féminine » est par définition une presse masculine. Or rien n’empêche en principe les femmes de lire les pages saumon du Figaro ou les dossiers technologie de l’Express, et je crois qu’il leur revient de s’emparer de ces sujets. Elles doivent devenir les actrices de leur propre identité en tant que lectorat citoyen. »

La proposition de suppression de l’ensemble de la presse féminine est à présent entre les mains des ministres, qui sauront y voir une avancée majeure de la lutte contre les inégalités et les modèles sociaux et sexuels dignes du Moyen Âge.

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