Les féministes – hommes et femmes – attendent des femmes-Papes et des femmes-prêtres pour être contents. Mais absolument PERSONNE ne les en empêche ! Fort bien, qu’ils joignent le geste à la parole : qu’attendent-ils pour fonder leur  propre Église, énoncer leur catéchisme par écrit, ordonner leurs femmes-prêtres, leurs femmes-cardinaux, et élire leur femme-pape ?

Bien entendu, nous attendons de pied ferme, chères femmes de cette Église Ouverte et Moderne, que cette fantastique nouvelle organisation spirituelle – et féministe – mette sur pied sans tarder des écoles, des dispensaires, des hôpitaux, des structures pour les drogués, les prostituées, les mères-filles, les orphelins, les handicapés, les lépreux, les aveugles et les affamés.

En cinquante ans d’existence, une petite centaine de chrétiens a fait un million de fois plus pour l’humanité sans un seul sou en poche que des milliers de féministes subventionnées de part le monde. Mais je suis de bonne foi et je suis prêt à réviser ce jugement face aux faits et aux chiffres à venir très prochainement. Le défi est lancé, la balle est dans votre camp.

[On notera que s’il faut absolument féminiser les auteures, les écrivaines, les professeures, et autres défenseures des enfants, l’usage des mots prêtresse et papesse semble rencontrer une certaine réticence, bien qu’ils existent de très longue date dans la langue française.]

Mesdames, si ce projet d’Église Féministe vous semble trop ambitieux, vous pouvez toujours entrer dans les ordres comme des milliers de bonnes sœurs qui se livrent corps et âmes à la vie féminine de l’Église. Si c’est trop difficile pour vous [vous vous engagez à passer toute votre vie à lutter contre le matérialisme, l’injustice, l’égoïsme et le mensonge], essayez l’Église protestante où vous pourrez épouser le pasteur, voire devenir vous-mêmes pasteures. Et si vraiment ça ne vous convient pas, tentez votre chance auprès d’autres cultes [prêtresse vaudou,…].

Bon courage, mais je sais que vous n’en manquez pas.