Ces derniers jours, suite aux catastrophes japonaises, j’ai croisé plusieurs personnes dans la rue arborant à la boutonnière un petit drapeau japonais. J’imagine que c’est une façon d’exhiber sa piété humanitaire, d’exposer sa foi en la communion universelle des pensées solidaires, d’afficher que l’on croit en la vertu de l’amitié télépathique contre la méchanceté du monde, ce genre de choses. Comme quoi, hein, on n’évacuera jamais le surnaturel et la re-ligion, même au cœur du plus aride et du plus citoyenniste des positivismes. Mais bon, quitte à porter sur soi un signe qui convoque le triomphe éternel de la vie sur la mort et la victoire de l’espérance sur la fatalité, autant investir dans l’achat d’un petit crucifix. Au moins on ne se ment pas sur la nature profonde de notre envie de voir le monde sauvé du mal…

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