L’édition de LyonPlus du 26 janvier 2011 proposait un article absolument indigne sur l’attentat de l’aéroport de Moscou. Voici ce qu’ils ont osé penser, écrire, et publier :

« La sécurité en question
Confronté à cette nouvelle attaque terroriste, le président russe Dmitri Medvedev s’est voulu particulièrement offensif. «Nous devons tout faire pour que les bandits qui ont commis ce crime soient identifiés (…) et que leurs repaires soient liquidés», a-t-il déclaré. Le Premier ministre, Vladimir Poutine, a estimé pour sa part que «le châtiment (des coupables) est inévitable».

Mais «ce ne sont que des mots, estime Anne Nivat, spécialiste du Caucase et auteur de Chienne de guerre (Fayard). Poutine comme Medvedev exploitent l’obsession sécuritaire pour gagner des votes. Ils se sont fait élire grâce à leur rhétorique sur la Tchétchénie». 

En usant d’un ton guerrier, les dirigeants russes espèrent contrer les critiques concernant les failles des systèmes de sécurité. Car l’attaque a mis en lumière de sérieuses carences en la matière. «Les témoignages venant de la scène du crime nous montrent que c’était l’anarchie. Les gens étaient autorisés à entrer n’importe où», a déploré Dmitri Medvedev, renvoyant la balle dans le camp des responsables de l’aéroport, qui «devront répondre de tout». Une enquête pour violation des règles de sécurité à l’aéroport a été ouverte. »

Concrètement, la Russie est confrontée à des types [pas un ou deux, hein, pas des psychopathes isolés et agissant seuls ; on à affaire à des méthodes récurrentes qui commencent à se compter en centaines ou en milliers, là] qui se font exploser la bidoche dans des lieux publics, dans le but de tuer le plus d’innocents possibles, de la façon la plus lâche possible, et en tâchant d’infliger des dégâts les plus cruels possibles [explosion cumulée à une projection de clous ou de boulons, c’est beaucoup plus amusant]. En bon français, on appelle ces gens-là des bouchers, des ordures, des fumiers, des barbares, des sauvages sanguinaires, ou plus vulgairement des enculés de première catégorie.  Il importe peu que la situation en Tchétchénie ou à Diable-Vauvert soit ce qu’elle est : RIEN, absolument RIEN ne justifie le fait de se de transformer en bombe ambulante pour aller sciemment tuer des dizaines de femmes, d’enfants et de vieillards totalement innocents à coups de dynamite dans un hall d’attente.

Et ces messieurs de LyonPlus, la bouche en cœur, trouvent le moyen d’écrire un article où les salauds sont – tenez-vous bien – le président russe et ses collègues, qui osent se montrer « particulièrement offensifs« , qui osent « exploiter l’obsession sécuritaire pour gagner des votes« , qui emploient « une rhétorique« , et qui « usent d’un ton guerrier« .

Non mais on se fout de la gueule de qui, là ? C’est Medvedev et Poutine qui poussent de pauvres petits agneaux à se transformer en kebab-surprise, peut-être ? La Russie est aux prises avec des cinglés capables de tout pour aller niquer des vierges au paradis d’Allah, et le fautif c’est Medvedev ? Mutatis mutandis, c’est exactement comme si un type se faisait massacrer dans la rue pour son téléphone portable, et qu’on allait porter l’accusation sur lui, pour incitation au vol et exhibition déraisonnable d’objet de valeur ; ou encore comme si une pauvre fille se faisait violer dans un coin sombre, et qu’on allait l’accuser d’incitation au viol pour port de jupe un peu trop courte. C’est vraiment un raisonnement de dégueulasse. J’ai envie de vomir. Bientôt ils vont nous expliquer que les petits écoliers de Beslan avaient bien mérité ce qui leur est arrivé en 2004 >>>.

D’autre part, l’Occident est une société libre et ouverte, où, dans un monde normal, la sécurité ne devrait en aucun cas être assujettie à la psychose terroriste venue d’obscures contrées où l’on se fait une gloire de massacrer la veuve et l’orphelin en pleine rue pour la cause d’un Dieu soi-disant bon et aimant. Le maillon faible de ce tragique enchaînement, ce n’est pas la sécurité des aéroports ou l’efficacité de la vidéosurveillance : c’est l’existence de foyers de pensée où fermentent et mûrissent les adorateurs de la mort.

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