On entend souvent dire combien le christianisme a emprunté au paganisme [symbolisme, calendrier liturgique,…], mais on tait bien davantage, car c’est inavouable, combien le paganisme moderne recycle à son profit les éléments du christianisme. J’ai maintes fois expliqué dans ces pages en quoi les Droits de l’Homme succédaient au Décalogue, en quoi le statut supérieurement honorifique de « Pays des Droits de l’Homme » succédait au statut supérieurement honorifique de « fille aînée de l’Église », en quoi le patronnage de Marianne succédait au patronnage de la Vierge, etc., bref, en quoi les codes répblicains établissaient une véritable théocratie en investissant trait par trait le corps moribond du christianisme, je ne vais pas m’étendre davantage.

Le 8 décembre est, une fois de plus, l’occasion pour les autorités culturofestivisantes lyonnaises d’écraser sous leur touristique et implacable botte le véritable sens de la fête de l’Immaculée Conception. Le diocèse a beau lutter contre l’institutionnalisation de la « Fête des Lumières », rien n’y fait : chaque année, la fête s’enfonce un peu plus dans la vénération du veau d’or. Cette année, monseigneur Barabarin himself, soucieux d’édifier les lyonnais sur la vraie nature du 8 décembre, s’est vu purement et simplement censuré par le journal 20 minutes >>>. Rappelez-moi pourquoi Gesquière & Taponier sont des martyrs modernes : parce que l’information est un devoir sacré ?

Nouveauté de l’année 2010 : le 8 décembre se teinte de religiosité écoresponsable [notre Mère la Terre et le bullshit chtonien collatéral] en dressant une chapelle invitant au recyclage des ampoules électriques. Au secours.

[photo à venir]

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