« L’Inquisition était une juridiction spécialisée (un tribunal), créée par l’Église catholique romaine et relevant du droit canonique. Elle était chargée d’émettre un jugement sur le caractère orthodoxe ou non (par rapport au dogme religieux) des cas qui lui étaient soumis. L’Inquisition était une juridiction d’exception, établie pour représenter l’autorité judiciaire du pape sur une région donnée, quand le fonctionnement courant des tribunaux ecclésiastiques s’avérait inadapté.

L’hérésie n’est pas seulement affaire de doctrine : elle est vue comme un crime global contre Dieu, les princes, la société — ce qui alors revient au même. Étant une rupture du lien social, la lutte contre l’hérésie est une question d’ordre public. Les princes sont donc intéressés par sa répression à plusieurs titres, et l’autorité civile, pour préserver l’ordre public, se met à lutter contre des hérésies et sanctionner des hérétiques de manière potentiellement autonome.
Cette confusion entre domaines spirituel et temporel est assez générale, en Europe, au XIIIème siècle.

Ces premiers aveux spontanés, qui devaient être complets, permettaient également par leur témoignage d’identifier des hérétiques qui ne s’étaient pas présentés. Le délai accordé par le décret de grâce permettait également de mener des enquêtes locales et, le cas échéant, de récolter des délations.

Les fidèles suspectés d’hérésie qui ne s’étaient pas présentés pendant le délai de grâce faisaient l’objet d’une citation individuelle.
La citation individuelle se faisait le plus souvent par le biais du curé. Ceux qui refusaient de comparaître se trouvaient excommuniés.
Un suspect devait jurer (sur les quatre évangiles) de révéler tout ce qu’il savait sur l’hérésie. Si le suspect reconnaissait immédiatement et librement ses erreurs, il se voyait infliger des pénitences comme précédemment, et les peines éventuelles étaient légères.

Le tribunal inquisitoire n’infligeait pas de peines à proprement parler, mais des « pénitences ». Les moins graves étaient appelées « pénitences arbitraires ». C’était la flagellation publique au cours de la messe, les visites aux églises, les pèlerinages, l’entretien d’un pauvre, le port de la croix sur les vêtements, etc. »

Source : Wikipédia >>>

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« Une table ronde organisée par le journal Tribune de Lyon réunissait vendredi dernier les représentants du groupe de rap Sexion d’Assaut récemment mis en cause pour leur propos homophobes et des militants de la lutte contre l’homophobie.

Aux cotés de Maxime Aicardi et Ouajdi Feki (SOS racisme), Cyrille Bonin (Directeur du Transbordeur), Tanguy Dufournet (Association Rimbaud), Stéphane Gomez (Lesbian and gay pride), et Lefa (leader du groupe Sexion d’assaut), j’ai pris part à ce dialogue difficile mais indispensable et, somme toute, fructueux.

Le leader de Sexion d’assaut a une fois de plus présenté ses excuses à ceux que ses propos pour le moins maladroits ont pu blesser, avec des explications que je vous invite à retrouver de façon plus détaillée sur le site de Tribune de lyon. Quant aux associations, elles ont pu faire oeuvre de pédagogie sur les méfaits de l’homophobie ordinaire et sensibiliser le groupe à leur travail de militantisme.

Un concert devrait être organisé en juin prochain au Zenith de Paris, à l’initiative de Sexion d’assaut, destiné à dénoncer toutes les formes de discrimination et au bénéfice des associations oeuvrant dans ce domaine.

Un vrai beau moment. »

Source : le blog de Najat Vallaud-Belkacem >>>

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