Dans notre grand désarroi, frottons-nous les mains. Plus grande sera l’exaspération des Français, plus profonde sera la prochaine mutation politique. Préparez-vous à vous passer d’urnes, de campagnes électorales, et de dialogues élaborés dans le consensus d’une concertation autour d’une table ronde réunissant les partenaires sociaux en vue d’obtenir un accord.

Photo prise ce soir par votre serviteur dans la rue Victor Hugo, théâtre de dévastations hallucinantes.

Lisez attentivement le rapport de LyonMag :

Violences urbaines : la rue Victor Hugo pillée et dévastée.

Ce sont des scènes à peine imaginables qui se sont déroulées pendant près de 5 heures. Au plus fort du mouvement, jusqu’à 1 300 casseurs étaient rassemblés sur la place Bellecour, encerclés par les policiers, les CRS et les gendarmes mobiles. Ils se sont déchaînés rue Victor Hugo.

Sous les assauts de gaz lacrymogène, les casseurs ont dévasté tout ce qui se trouvait sur leur chemin de repli : voitures, mobilier urbain, mais surtout des commerces. La rue Victor Hugo n’a aujourd’hui plus la même allure avec une trentaine de vitrines détruites. Emilie est la responsable du magasin de jeu vidéo Micromania. Elle nous raconte ce qu’elle a vécu. « C’était du pillage. J’ai pris des coups. J’en ai donné aussi pour que les casseurs ne rentrent pas. C’était une vraie scène de pillage.  Il n’y avait pas un policier à l’horizon. Cela a duré un quart d’heure, durant lequel on s’est fait éclater le magasin de tous les côtés. Chaque vitrine, chaque porte…» explique-t-elle.

Une maroquinerie et un magasin de chaussures littéralement pillés, une bijouterie détruite, des éclats de verre qui jonche toute la rue. Alexis est venu prêter main forte pendant ce coup dur. Lui aussi est commerçant et il va rester fermé.
 « Toute la rue va être fermée, pendant un minimum d’une semaine. Ce n’est plus possible. Voyez l’état des magasins de la rue ! C’est n’importe quoi. En trois jours, la violence a décuplé. Ils ont brûlé, cassé, volé. Certains magasins se sont fait piller leurs réserves. Certaines commerçantes ont même été menacées de viols. Ils ont dit : si on rentre, on vous viole. Des mecs de quinze piges… » tempete-t-il.
 Les miroiteries, qui sont déjà à l’oeuvre, vont l’être pendant plusieurs jours pour réhabiliter l’une des rues les plus passantes de Lyon.

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