1. Le patriarche orthodoxe russe Kirill a déploré la laïcisation de l’Europe occidentale qui privilégie les droits de l’Homme aux valeurs religieuses, lors d’une rencontre mercredi avec le président allemand Christian Wulff.

« Je suis effrayé par ce qui se passe dans certains pays notamment en Europe Occidentale » où l’on dit qu’il « faut supprimer les croix des écoles, écarter la religion de la vie publique au nom des droits de l’Homme« , a déclaré Kirill cité par l’agence Interfax.
« Je suis convaincu que la civilisation moderne fait les mêmes erreurs que l’Union soviétique« , où « l’athéisme était une idéologie officielle« , a poursuivi le patriarche. « Cela ne fait pas de différence au nom de quoi vous le faites. Au final le signal est le même : liquider, démonter la conscience religieuse« , a-t-il souligné.

Après des décennies d’athéisme imposé par le régime soviétique, l’Eglise orthodoxe russe est en renaissance depuis la disparition de l’URSS.

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2. Let the distraught partners of terminally ill who commit suicide die too, says Dignitas boss.

The founder of controversial Swiss clinic Dignitas has said a person whose terminally ill partner commits suicide should also be given help to die – even if they are perfectly healthy. Ludwig Minelli wants the deadly drug that is prescribed to his clients to be made available to the partners of those suffering from dementia. At present Swiss law states it is legal to assist only those with a terminal illness.

He said: « A change in the law is required to give dementia sufferers and their families more opportunities. The partner should be allowed to have a prescription for these drugs even when they are not terminally ill. In such cases the partners are often a similar age and one does not want to remain without the other. »

The human rights lawyer spoke following the case last week in Switzerland of a 64-year-old man who strangled his wife of 30 years who suffered from Alzheimer’s disease. He described it as « an act of desperation ». Zurich public prosecutor Andreas Brunner rejected Mr Minelli’s proposal to widen the legislation. He said: « In my view, no change in the law should be sought. »

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3. Un couple canadien a demandé à la mère enceinte de leur enfant d’avorter lorsqu’ils ont appris que celui-ci était probablement atteint de trisomie 21. La mère porteuse était toutefois déterminée à mener la grossesse à terme. Cela a provoqué des questions épineuses au sujet du contrat qu’ils ont passé. Aucun des trois n’avaient envisagé ce scénario avant la grossesse.

Devant ce cas, le Pr. Juliet Guichon, spécialisé en bioéthique à l’université de Calgary, interroge : « des règles commerciales devraient-elles s’appliquer à la conception d’enfants ? […] C’est comme mettre un terme à la chaîne de production [en constatant] : ‘oh, oh, il y a un défaut’. Cela a un sens dans un scénario de production mais c’est beaucoup plus problématique dans le domaine de la reproduction« .

Jusqu’à présent, il apparaît qu’aucun contrat de gestation pour autrui n’a encore été contesté devant une cour canadienne, les transactions s’effectuant dans une sorte de no man’s land légal. Dans trois cas toutefois, les mères porteuses ont gardé l’enfant et l’élèvent après que les couples canadiens demandeurs ont divorcé et fait marche arrière dans leur projet d’enfant.
Selon Juliet Guichon, il est probable que la justice ne voudrait pas traiter de tels contrats mais préfèrerait plutôt établir une loi sur la famille qui exigerait que les parents biologiques soutiennent leur enfant.

Dans certaines juridictions américaines, des parents peuvent poursuivre en justice la mère porteuse pour récupérer leur argent si celle-ci insiste pour poursuivre sa grossesse contre leur gré.

Larry Kahn, avocat spécialisé dans la reproduction assistée, explique qu’habituellement, dans ces affaires, les parents sont déliés de leur responsabilité quand un handicap est décelé ou si la mère porteuse refuse d’avorter. Il doute que l’Etat s’engage pour réguler ces conflits. Le Dr Ken Seethram, qui a présenté cette affaire lors d’une conférence de la Société canadienne de fertilité et d’andrologie, pense quant à lui que le gouvernement fédéral finira par mettre en place des règles.

Le Pr. Françoise Baylis, bioéthicienne à Dalhousie University,  montre combien la vie humaine peut devenir une matière première dans de ces échanges : « l’enfant est vu comme un produit par les parents demandeurs, et dans ce cas particulier, comme un produit inférieur, à cause de sa maladie génétique« .

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4. L’exposition « Our Body » est illégale. La Cour de cassation estime que l’exhibition de cadavres humains à des fins commerciales est indécente.

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Ces récents faits d’actualités ont un point essentiel en commun : tous touchent au problème fondamental de l’Espérance insultée au nom des Droits de l’Homme. Or tous ces Droits de l’Homme se confondent dans le droit à la mort. La vie n’est pas conforme à mon désir, je m’estime donc indigne de vivre, je veux le Droit au suicide. Je veux le droit opposable à l’enfant, j’en fait l’objet d’un contrat de rémunération avec une pondeuse, l’enfant n’est pas conforme à mon désir, je veux qu’il meure avant terme. Tout le monde danse joyeusement la farandole autour de la Mort. Mais soudain, exposer des cadavres humains devient indécent. La mort, d’accord, mais la mort propre.

La question des Droits de l’Homme est une imposture idéologique dès qu’on la déracine de son terreau chrétien. Je ne cesse de le répéter sur ces pages : l’humanisme, c’est le christianisme empaillé. Les Droits de l’Homme ne signifient rien en eux-êmes. Ils n’ont de sens et de pertinence que s’ils acceptent d’être liés à la transcendance chrétienne.

À quoi bon défendre la dignité de l’homme si l’on considère qu’être trisomique ou atteint d’une maladie grave est considéré comme indigne d’être en vie ? Défendre la vie de tout être humain, quel qu’il soit, et sa dignité en tant que telle, est une spécificité chrétienne. Ôtez le christianisme, vous avez aussitôt l’euthanasie, l’eugénisme, la marchandisation de l’être humain [vivant ou mort], toujours au nom des Droits de l’Homme. Ce n’est pas de la spéculation : les exemples ci-dessus sont des faits, irréductiblement réels. Ils sont la réalisation d’un monde obsédé par le désir et la mort.

C’est comme « les valeurs de la république » : ôtez à la république son substrat chrétien [quête du Bien Commun, présupposé que l’élu est un serviteur et non un maître, ordonner la richesse dans un esprit de charité, etc.], vous obtenez aussitôt le totalitarisme, la dictature du relativisme, la déculturation générale au nom de la diversité des opinions et du respect de la différence, voire la théocratie. Pour faire une digression sur un autre sujet, l’exemple du voile islamique est tout à fait caractéristique : il y a quelques années le tchador était un archaïsme moral inacceptable « sur le territoire de la république » ou « au pays des Droits de l’Homme », c’est maintenant au nom des mêmes valeurs de la république et du même pays des Droits de l’Homme qu’il est devenu interdit de critiquer cette marque de la diversité des cultures et des croyances – c’est une richesse, répétez après moi. La polygamie est en train de suivre le même chemin. Et quel sens peut bien avoir le « mariage homosexuel » si l’on refuse de se pencher sur les fondements de l’institution du mariage tel que nous le connaissons ? Si nous finissons par vivre dans un pays cautionnant ET le mariage homosexuel ET le mariage polygame [les deux sont déjà tolérés dans les faits], qu’est-ce qui pourra empêcher trois hommes ou trois femmes de contracter un mariage homosexuel ? Finalement, l’héroïsme aujourd’hui consiste à n’avoir pas peur de la vie.

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I am not afraid of life
Of the poor man’s struggle
Of the killer’s knife
I am not afraid of life
Of an insane rage
Of the minimum wage
I am not afraid of life

I am not afraid of life
I am not afraid of life

But I see an old lady with a shopping bag
And I wonder is life a drag

I am not afraid of pain
But it hurts so bad
I feel so mad
No one see the truth
There’s nothing to gain
A life goes down the drain
Don’t want to die at an early age

I am not afraid of life
I am not afraid of life

But I see a street crazy shivering with cold
Is it a crime to be old

There’s the threat of the nuclear bomb
We know it’s wrong
We know it’s wrong
Is there a chance for peace
Will the fighting ever cease
Mankind’s almost out of luck
A maniac could blow us up

I am not afraid of life
I am not afraid of life

But I get down on my knees and I pray
Is there hope for the world today

The Ramones

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PS : Et j’ai oublié de citer Attali qui, une fois encore, a récemment exprimé son désir d’en finir avec les personnes atteintes de maladies graves pour le bien de l’économie.

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