Aujourd’hui, un article péremptoire et pontifiant, dont la thèse est la suivante : le socialisme et l’islam se rejoignent sur quatre points fondamentaux qui scellent leur union.

1. Tout problème politique est un problème religieux.
Un clandestin n’est pas un indésirable à exclure, car nul ne devrait être exclu de la pleine communion avec les Droits de l’Homme. Un clandestin expulsé, ce n’est pas le triomphe de la justice, c’est un tache qui souille la République [je cite la mère Aubry] et dont nous avons à nous repentir pour ne pas nous attirer le courroux de l’Être Suprême. Le mariage doit pouvoir unir les personnes de tous sexes, car seul l’Amour justifie la législation conjugale. La sanction socialiste n’est pas régie par le Bien Commun ou la vraie justice, elle est régie comme en islam par les notions de licite ou d’illicite. Stigmatisation et racisme : illicite. Solidarité avec les sans-papiers : licite. Gestation pour Autrui : licite. Autodéfense : illicite. Etc. Comme l’islam, le socialisme réfute la rationnalité pour mieux défendre le religieusement correct.

2. L’ennemi, c’est le Christ.
Deux-cents ans de persécution antichrétienne ont été justifiées par l’avènement de la laïcité républicaine. Mais trente ans ont suffi pour que la laïcité républicaine s’effondre comme un château de cartes devant les revendications de l’islam, même les plus irrationnelles, même les plus minoritaires. La déchristianisation ne mène donc pas au positivisme éclairé ou à l’athéisme heureux, mais à la théocratie et à la crédulité [l’entrée au paradis est soumise au bon suivi du régime alimentaire musulman. Il n’y a de Dieu que Dieu et Mahomet est son diététicien]. Socialisme et islam tombent d’accord : le pape est un imposteur, et même un sérieux empêcheur de tourner en rond. Un chrétien qui défend sa foi autrement que par le silence est un intégriste. Pendant ce temps, un musulman qui prie dans la rue ou exige des aménagements publics islamiquement corrects ne fait qu’exprimer la merveilleuse diversité des croyances qu’il ne faut pas stigmatiser. N’importe quoi, n’importe qui, mais, par pitié, pas Noël, pas Pâques, pas le Christ.

3. L’élégance est interdite.
Dans le monde socialiste, tout comme dans le monde islamique, il est interdit à la femme d’être féminine et élégante. La femme socialiste doit adopter le pantalon [députée, chef d’entreprise, etc.], le tailleur [professeur, conseillère adminitrative,etc.], voire le bleu de travail comme en URSS ou en Chine [ouvrière, travaux publics, etc.]. La femme socialiste est émancipée, donc masculinisée – jusqu’à la stérilité, voire jusqu’à la castration des hommes. La femme musulmane, elle, doit tout simplement cacher son existence aux yeux des hommes, car la cohabitation homme-femme n’existe pas en islam. En tout cas socialisme et islam sont les seules sociétés où l’on refuse à la femme sa féminité. Toutes les autres sociétés du monde sont fascinées par la beauté de la Femme et le mystère de la fécondité qui gît en elle, et lui doivent l’essentiel de leur art de vivre et de leur inspiration artistique. D’ailleurs aucune autre société que l’islam et le socialisme ne nourrissent autant de mépris pour l’art. Les brûleurs de musées, de bibliothèques, voire d’écoles, sont presque toujours soit socialistes [URSS, socialisme national, khmers,…], soit musulmans [jusqu’à l’interdiction totale de la musique et de la danse [!!!] dans certains pays]. Les artistes qui restent sont exclusivement au service du régime ou changent de métier. Une magnifique synthèse existe, elle s’appelle « Plus belle la vie ». Scénario pourri, acteurs bidons, réalisation à la truelle, éclairages à chier, dialogues inexistants, teneur idéologique à taux ultraconcentré digne de toute bonne propagande ; nous tenons là, ex-æquo avec « Ma France à moi » de Diam’s, le plus éloquent manifeste officiel de la haine du Beau commune au socialisme-youpi et à l’islam-youpi.

4. La France c’est de la merde.
« Elle est morte en 1789, bon débarras » dit le socialisme qui nomme encore son cadavre République. « Elle bouge encore la salope colonialiste, niquons-la » dit l’islam. J’exagère à peine.

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Les partis socialistes sont les meilleurs alliés de l’islam, ils lui ouvrent toutes les portes au nom de la Diversité Nécessaire. Malgré elle, une initiative comme Riposte Laïque ne pourra pas continuer longtemps à s’afficher à gauche, le rejet de l’islam étant un domaine strictement réservé au camp de la Haine de l’Autre© [la droite, le Christ, le fascisme, etc. = illicite]. Ce qui met mal à l’aise un Besancenot, par exemple, qui ne peut pas à la fois soutenir la thèse de « l’opium du peuple », et cautionner les revendjikâssions des cités auprès desquelles il aimerait voir un prolétariat à sa mesure. Daniel Mermet en a fait les frais récemment : en défendant le voile islamique au nom de l’antiracisme, il s’est pris un violent retour de bâton de son fan-club laïcard l’accusant de faire le lit des religieux.

Qu’on ne s’y trompe pas : l’association du socialisme et de l’islam est un marché de dupes. Il n’est pas difficile de deviner lesquel des deux finira par bouffer l’autre voracement. N’existe-t-il pas des « républiques islamiques », où l’art d’être républicain est avant tout soumis à l’art d’être islamique ? La question qui nous fera bien rigoler est celle-ci : où donc trouveront à se réfugier les derniers naïfs du socialisme à l’ancienne quand ils réaliseront que l’islam vers lequel se dirige leur parti n’est pas le programme auquel ils s’attendaient, et qu’ils voudront poursuivre l’impossible combat, à la fois contre le racisme et l’islamophobie, et pour la laïcité et la diversité ? Toutes les autres portes leur seront fermées et ils se retrouveront comme des cons, pris en sandwich entre les deux bêtes qu’ils auront nourries. J’ai l’impression que ça va être très dur d’être socialiste au XXIème siècle.

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