« J’aime que ce qu’ils croient soit en liquidation,
J’aime que ce qu’ils aiment se trouve en perdition
J’aime les lendemains lorsqu’ils s’avachissent
Et les avenirs radieux qui soudain s’obscurcissent
[…]
J’aime ce qui achoppe et j’aime ce qui rate
Les projets qu’on remballe dans la plus grande hâte
Les programmes qu’on oublie et les plans qui s’effacent
Les concepts sans suite, les gestes qui se cassent
Les idées qui se perdent un beau jour dans les sables
Les théories mort-nées, les complots invendables
Les intentions échouées, les thèses insoutenables
Et les vues de l’esprit qui deviennent improbables »
Philippe Muray