À 57%, les Yanomamis se sont déclarés contre la construction de minarets sur leur territoire. L’ensemble de la classe politique vénézuélienne, Hugo Chávez en tête, ainsi qu’une très grande majorité de journalistes et d’intellectuels sud-américains, ont violemment condamné ce résultat, le qualifiant ouvertement de xénophobe et d’islamophobe. Les Yanomamis ont expliqué que ce vote avait pour but de protéger leur mode de vie ancestral, ce à quoi l’Unesco a répondu par un communiqué officiel condamnant un comportement « d’intolérance, motivé par la peur et le refus de l’ouverture à l’autre, digne des plus sombres heures du moyen-âge« .

En plein débat sur l’identité vénézuelienne, ce résultat fait l’effet d’une bombe. Le philosophe Bernardo Enrique Levi a aussitôt réagi :  « Le Vénézuéla a toujours été une terre d’immigration depuis le XVIème siècle, son identité est celle du métissage, de la rencontre des cultures, c’est pourquoi il est choquant d’apprendre que les Yanomamis veuillent s’opposer à cet état de fait en revendiquant une identité populiste et mensongère de « peuple vénézuélien de souche ». En refusant de prendre part au grand défi des minarets qui attend le Vénézuéla de demain, les Yanomamis prennent le risque d’insulter les millions de gens qui sont morts pour que triomphent le progrès et la démocratie. »

Les Yanomamis s’attirent une réputation de peuple moyenâgeux et islamophobe.

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