recyclezhomo

Moi ce que je remarque dans « l’affaire Karoutchi », c’est combien tout cela est divertissant. De leurs propres aveux, plusieurs personnalités politiques ayant fait leur « coming out » ont agi de façon calculée. Pour s’attirer le bruissement médiatique, pour s’attirer les bonnes grâces des prêtres du Sympa, pour avoir l’air cool au milieu du chiant. Car la politique c’est chiant. C’est des mecs avec des cravates bleues qui portent des gros dossiers jaunes sous le bras, on les voit traverser des cours d’hôtels particuliers entre une voiture à vitres teintées et un perron XVIIIème sous les flashes des photographes de presse, ils font « blablabla » dans un hémicycle, parfois ils y font « houuuuu » en s’invectivant les uns les autres [dans ces cas-là ça passe au zapping], ils disent des choses pas très drôles.

Enfin bref, on comprend surtout que Karoutchi n’avait pas prévu que cela se sache maintenant. Il voulait attendre un moment propice, un moment stratégique où des choses chiantes engageraient des enjeux électoraux, et il serait apparu de façon soudaine au cœur de la campagne électorale, dans un halo de Sympa en forme de mandorle, et les gens – qui préfèrent s’identifier au Sympa plutôt qu’au Chiant – auraient donné leur voix pour sa candidature. Qu’il annonce à la terre entière qu’il est homosexuel n’est pas franchement d’une classe folle [si je puis me permettre], mais qu’il ait encore le culot de nous dire que l’intérêt de cette déclaration entrait dans une planification carriériste, c’est franchement minable. Et je ne vous parle pas de la complicité des media, lesquels auraient sauté sur l’occasion pour saturer Karoutchi de sollicitations Sympas et nous divertir absolument du réel.

C’est cynique, un Bisounours. C’est glaçant de calcul et de machiavélisme.

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