La funeste horizontalisation du monde fait perdre les distinctions essentielles de l’ordinaire d’avec l’extraordinaire. Partant, c’est la priorité de la vertu qui s’efface dans l’indifférenciation de l’humanisme et du sympa.

Dialogue la semaine dernière :
– De toute façon, des prêtres on n’en voit plus dans la rue… Si j’en croisais un, comment le reconnaitrais-je ?
– Évidemment, s’il portait une soutane, on ne se poserait pas ce genre de questions…


Lecture il y a deux jours :
« Un prêtre doit être orné de toutes les vertus, et donner aux autres l’exemple d’une vie pure. Ses mœurs ne doivent point ressembler à celles du peuple : il ne doit pas marcher dans les voies communes ; mais il doit vivre comme les Anges dans le ciel, ou commes les hommes parfaits sur la terre. » [L’imitation de Jésus-Christ – Livre IV]

Je plonge alors dans une infinie tristesse en songeant au « centre d’accueil » de la gare Perrache à Lyon, qui est censé être une chapelle, un réconfort, un havre, une évangélisation au milieu du laid et de la misère ; et qui n’est plus qu’un « Centre d’informations religieuses » où les catholiques, responsables et initiateurs de l’endroit, se font en réalité une joie d’accueillir les musulmans – les seuls qui s’y rendent – pour qu’ils y prient Allah, au nom du Dialogue et de l’Ouverture d’Esprit. La mission, c’est porter atteinte aux croyances d’autrui, vous comprenez. C’est presque un crime contre l’humanité…

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