Il faut bien comprendre que le régime cubain n’est pas communiste. Il est castriste. Si Cuba était vraiment communiste, on y vivrait comme au paradis. L’existence de camps de travail à Cuba n’a rien à voir avec le bel idéal communiste.

Si la Corée du Nord est devenue un gigantesque parc de morts-vivants à ciel ouvert, c’est entièrement la faute de Kim Il Sung et de son fils Kim Jong Il. Ils ont dévoyé la politique du pays de la véritable voie communiste.  Comme à Cuba, on sait très bien qu’on y trouve des camps, mais je ne vois toujours pas de rapport avec le véritable communisme. La Corée du Nord subit en réalité le despotisme d’une dynastie.

L’URSS a vu périr des dizaines de millions de civils, déportés, exécutés ou torturés, mais cette regrettable erreur n’est due qu’à la personnalité un peu autoritaire de Staline. Le communisme ne saurait en aucun cas se rendre complice des crimes de Katyn, de la Kolyma ou encore de Tchernobyl, pas plus que des famines programmées qui firent périr quelques paysans réactionnaires. Bien entendu, l’usage du camp de travail – le fameux goulag – comme instrument de répression idéologique est totalement indépendant de la très humaniste doctrine communiste. SI l’URSS avait vraiment mis en œuvre le communisme, tout le monde aurait voulu y vivre ou imiter son exemple, car on y aurait vécu dans la prospérité. Mais voilà, si désastre il y eut, c’est à cause du stalinisme.

La République Populaire de Chine, elle aussi, a perverti la marche radieuse de l’avènement communiste. La fermeture du pays, le verrouillage des opinions et des informations, la torture, la déportation dans les camps – le laogaï –, la misère, tout cela est le fruit d’une conspiration anticommuniste. Le véritable communisme ne permettrait jamais ce genre de traitement aux masses populaires qu’elle défend avant toute chose. La Chine ne souffre pas du communisme, mais d’une hérédité maoïste mal comprise, à cause d’une nomenklatura égoïste ou corrompue.

La déroute de la révolution cambodgienne ne fut pas non plus le fait du communisme qu’on voulut instaurer. Il y eut un bain de sang d’une violence inouïe, on tortura, on exécuta en masse, on affama, on déporta, on rééduqua, on usa encore du camp de travail ou d’extermination, mais tout cela ne fut jamais un but ou un moyen émanant du communisme. Car le communisme authentique est un humanisme. L’enfer cambodgien ne fut le fait que d’une fraction khmère très influente, menée par Pol Pot et ses sbires.

Ce ne sont que quelques petits exemples, mais cette démonstration prouve bien l’innocence du socialisme et son inhérente bonté envers le genre humain. Et, par démonstration inverse, toute la perversité criminelle des intérêts contre-révolutionnaires.

Vous ne manquerez pas de lire cet excellent article signé par Il Sorpasso >>>, qui s’est fait la même remarque que moi. Vous lirez aussi le dernier paragraphe de cette chronique de B&F, qui aurait mérité à mon sens un article à part entière >>>.

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