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Vivons Mieux Vivons Moins Cher

JEU : Une seule de ces images comporte un « jeu de mot vulgaire sur la sodomie », dont le caractère « réducteur, clairement méprisant et outrageant » constitue une injure. Si vous trouvez la bonne réponse, vous êtes condamnés à 4 000 euros d’amende et 3 000 euros de dommages et intérêts.

LGBT Bague Doigt

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Parti de gauche, la belle affaire si c’est pour y rester. Dissidence !

Arrivé à droite

 

Si vous êtes partisans de l’égalité hommes-femmes, vous cherchez clairement à passer pour des fachos auprès des partisans de l’égalité femmes-hommes. Méfiez-vous.

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Jean2Mamans

 

PapaPorte1Robe

 

 

Chers lecteurs,

Ouvrons une parenthèse dans la ligne éditoriale de ce blog, et délaissons un instant nos conversations sociologiques ou politiques. Exceptionnellement, aujourd’hui je vais vous parler d’un petit bout de ma vie privée qui s’appelle l’architecture. Je suis architecte. C’est mon métier. Je sais que ça n’a absolument rien à voir avec la choucroute, mais j’avais envie de vous faire un petit exposé, comme ça, parce que je vous aime bien, et surtout parce que j’en ai un peu marre d’entendre pas mal de bêtises au sujet des architectes et de l’architecture ! En fait, l’architecte est un homme très méconnu, quand il n’est pas carrément méprisé – si si, ça arrive – et c’est donc l’occasion de faire un petit point sur la question !

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Bon. Concrètement, c’est quoi l’architecture ?

Pour faire simple, on va dire que si vous mettez des parpaings les uns sur les autres, vous posez concrètement un acte de construction. Mais pour que cette construction ait un caractère architectural, il vous faut lui insuffler un supplément d’âme, sans quoi ce n’est qu’un tas de brique ou un bête cube de béton. Certes, on fait des tas de briques tout à fait résistants aux intempéries, on fait même des cubes de béton très bien isolés ! Mais l’architecture surgit quand les choses prennent soudain du sens, quand une composition structure les choses, quand une disposition heureuse lie les éléments construits les uns aux autres.

Il suffit parfois de pas grand’chose pour rendre une composition heureuse : penser à aligner toutes ses fenêtres à la même hauteur, placer l’escalier à un endroit stratégique dans une pièce, axer des éléments similaires sur une trame régulière, éviter les passages compliqués à travers les pièces, penser des rangements qui vous permettent de profiter pleinement de toute votre surface habitable, penser l’harmonie des matériaux et des couleurs, penser la façon dont la lumière entre dans les espaces et structure les volumes, etc.
Encore faut-il penser le projet construit dans sa globalité, et anticiper toutes les implications d’usage, de technicité, et d’esthétique.

Comme j’aime les comparaisons et les analogies, je vais vous aider à visualiser la différence qui sépare l’acte de construire de l’acte architectural : tout simplement, imaginez la différence qui existe entre "se nourrir" et "la cuisine", entre "s’habiller" et "être élégant", entre "produire des sons" et "faire de la musique", entre "prendre une photo" et "faire de la photographie", entre "écrire des phrases" et "faire de la littérature".

Construire est un acte utilitaire, comme prendre une photo pour avoir un souvenir ou enfiler une chemise pour ne pas avoir froid – ce qui n’est pas vil en soi, puisque c’est de l’ordre de la nécessité – ; l’architecture, elle, permet de dépasser les simples utilités pour offrir en plus du Solide, un surplus de Pratique et de Beau, voire de Sens. Ingérer quelque chose pour étancher sa faim, c’est bien, mais élaborer l’harmonie d’un vrai bon plat c’est autre chose. Enfiler un pull quelconque et un pantalon lambda vous protège du froid et de la nudité, mais vous ne méritez vraiment pas de ressembler à un gros sac à patate sous prétexte que "mais si, mais si, ça tient chaud". Pensez plus loin que les limites strictes du besoin matériel. Comme disait un type célèbre : "l’homme ne vit pas que de pain".

Après, c’est une question du goût et de sensibilité. Certains n’aiment que les grandes violonnades, d’autres ne jurent que par Stockhausen ; certains n’aiment que les plats en sauce traditionnels, d’autres préfèrent les audaces de la nouvelle cuisine. Certains n’aiment que la bonne vieille pierre – quitte à faire dans le pastiche historicisant –, d’autres goûtent plus facilement le graphisme des formes minimales et abstraites – quitte à vivre dans un lieu moins chaleureux. Tout est possible, y compris les compromis et les mélanges.

Deuxième question : à quoi sert un architecte ?

L’architecte est celui qui, en premier lieu, imagine et conçoit un projet de construction. Il prend le temps de réfléchir à la façon de concrétiser un programme, il analyse toutes les contraintes (souhaits du client, façon d’accéder au bâtiment, orientation des espaces, conformité avec les règlements d’urbanisme, etc.), fait des croquis, des esquisses, des plans, éventuellement des maquettes, pour s’assurer que tout cela tient la route et que le client comprend bien ce qu’on va lui livrer.

Ensuite, quand le projet prend sa forme définitive, l’architecte pose ses crayons et enfile sa casquette de chef d’orchestre pour faire le gros du boulot : régler des paperasseries (genre permis de construire), s’assurer que les entreprises choisies ne sont pas des branquignols qui vont se barrer avec la caisse au premier souci, vérifier que les problèmes techniques sont résolus (il passe où le tuyau des chiottes ???), mettre son nez dans la comptabilité pour n’arnaquer personne, suivre le chantier et ses aventures, et livrer un bâtiment avec le moins de déconvenues possibles ! Bref, l’architecte a plusieurs cerveaux qui fonctionnent en même temps : un cerveau artiste, un cerveau technicien, un cerveau diplomate pour accorder tous les interlocuteurs d’un projet, un cerveau-calculette, un cerveau climatologue,…

Concrètement, un architecte dessine généralement des bâtiments, mais il est fréquemment disposé à s’atteler à tout ce qui tourne autour : l’environnement plus large (urbanisme, paysagisme, espaces publics,…) comme l’environnement plus détaillé (décoration, architecture d’intérieur, mobilier, aménagements,…). Un même architecte peut dessiner une ville tout entière, et les poignées de portes qui vont avec !

Troisième question : "Mais les architectes, c’est pas des mecs à la masse qui se payent leurs onéreux délires-qui-servent-à-rien et fabriquent des maisons aussi chaleureuses que des cuves en inox ?"

Ahlalala, mes amis, quelle détresse d’entendre ça… Les architectes traînent une terrible réputation, et ils en sont largement responsables malheureusement, à cause de leurs expérimentations parfois extrêmes du siècle dernier ! Cependant beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et la profession est quand même infiniment plus sérieuse et plus fiable aujourd’hui qu’au milieu du XXème siècle ! D’une part, nous avons des normes solides à respecter. Entendre son voisin comme s’il était à côté de vous, c’est terminé. Le chauffage qui s’enfuit par des murs froids et humides, c’est terminé. Les infiltrations foireuses, c’est terminé. La construction neuve est aujourd’hui très sérieusement exécutée. Le risque zéro n’existe pas, et un bâtiment neuf peut toujours souffrir de petits soucis, mais globalement nous avons tourné la page de l’amiante, des murs en cartons et des esthétiques staliniennes.

D’autre part, si quelques architectes font parfois parler d’eux pour leurs frasques financières, d’abord ils n’en sont pas toujours responsables directement, et ensuite ils occultent l’immense majorité des autres qui fournissent un travail correct. Quand un élu local veut se payer son Chambord-Médiathèque pour quelques centimes seulement, très vite le budget explose pour que Chambord-Médiathèque ressemble au plus magnifique des manifestes électoraux, et toutes les accusations convergent alors vers …l’architecte ! Ah il a bon dos l’architecte !
Le cas général, je vous rassure, c’est quand l’architecte surveille les coûts et les surcoûts et se met justement au service du portefeuille de son client ! On a de la déontologie, je vous assure !

Quant au stéréotype de l’artiste qui conçoit des espaces merdiques et invivables, il dépend surtout de vous ! Vous voulez un séjour façon bunker anti-atomique ou une chambre à coucher façon chambre froide de restauroute ? Aucun problème, je vous fais ça si ça vous fait plaisir ! Mais si vous voulez plutôt un joli parquet en chêne et des fenêtres qui donnent plein sud sur une belle terrasse, je vous le fais aussi avec joie !

La question qui fâche : "Prendre un architecte, ça coûte un bras, non ?"

La réponse tient en un mot :

- NON

Et je vais vous expliquer pourquoi.

1. Comme je vous l’indiquais, l’architecte est au service du portefeuille de son client. Il analyse les devis, il vérifie la fiabilité des intervenants, il fait le ménage dans les prestations inutiles éventuellement proposées par les entreprises. En gros, il est votre premier bouclier contre les arnaques, et elles sont malheureusement plus fréquentes qu’on ne le croit quand on n’y connaît pas grand chose en matière de bâtiment.

2. Comme il suit votre chantier, il vous évite les malfaçons, il fait des réunions de chantier pour tenir le délai, il vous empêche de payer quoi que ce soit qui ne vous a pas été fourni. Chacun sait que les délais ne sont pas toujours tenus rigoureusement – tout projet est un prototype, et on n’est jamais à l’abri des imprévus que réservent, par exemple, le terrain ou le voisinage –, mais préférez-vous avoir éventuellement quinze jours de retard, ou à coup sûr quinze mois de retard sur la livraison ?

3. Comme il s’assure que le travail est bien fait et que les réglementations sont respectées, en plus des économies de temps face à la paperasse, vous ferez des économies de chauffage quand vous serez dans votre bâtiment, et vous ferez même des économies de stress puisque c’est lui qui se colle le sale boulot pour vous !

Tenez, je vous donne deux exemples. Rien que l’année dernière, j’ai pu avoir connaissance de deux chantiers désastreux parce que menés sans architecte.

Dans le premier cas, monsieur X voulait faire des gros travaux de façade ayant une incidence sur son intérieur. C’était de toute évidence des travaux beaucoup plus gros que ce qu’il avait imaginé, mais passons. Il avait payé des acomptes incroyablement élevés à une entreprise sélectionnée à la légère, pour un résultat construit proche de zéro, avant que l’entreprise ne mette la clef sous la porte et s’enfuie dans la nature avec tout son argent. Sur le chantier abandonné in medias res, quasiment rien n’avait été fait ; le peu qui avait été fait était absolument inqualifiable, et le tout avait pris des mois et des mois. Bref, du délire complet. Niveau contrat, rien n’avait rédigé dans les formes : pas de délai mentionné noir sur blanc, pas de pénalités de retard, pas de preuves de la fiabilité de l’entreprise,… Monsieur X faisait confianceAi-je besoin de préciser que tout ce petit monde travaillait sans le moindre plan sur le chantier ? Monsieur X, impuissant à rattraper les margoulins, dut finalement se résoudre à prendre une autre entreprise pour finir le boulot. Résultat, son chantier lui a coûté le prix de deux chantiers, et lui a pris dix fois le temps nécessaire…

Dans le deuxième cas, monsieur Y avait d’abord sollicité l’avis d’un architecte pour agrandir sa maison. Il voulait avoir les conseils d’un professionnel, qui pourrait lui confirmer – ou pas – la faisabilité du projet, et lui proposer des solutions ingénieuses. Ce qui fut d’abord fait, avec sagesse. Mais au moment de signer un engagement noir sur blanc avec l’architecte, la sagesse quitta mystérieusement monsieur Y et il affirma qu’il ferait finalement ce projet sans faire appels à ses services. Il en avait le droit ; c’était un revirement aussi soudain qu’étrange, mais c’était tout à fait son droit après tout. Il se résolut donc à travailler directement avec une entreprise de construction, qui saurait bien lui faire une extension potable – c’est pas compliqué bordel, il suffit de faire quatre murs et un toit, qu’est-ce qu’on va s’emmerder avec un architecte si c’est pour dessiner quatre murs et un toit ? hein ? Le résultat fut un chantier géré par personne, pour bâtir un projet pas dessiné, qui accumula les imprévus et les surcoûts (quand on n’a rien dessiné, forcément on n’a rien prévu et rien anticipé), pour s’interrompre brusquement au milieu de la boue pour causes de conditions plus ou moins frauduleuses. Une stratégie de l’économie qui a mené à un désastre…

Faire l’économie d’un architecte vous met en situation de prendre vos responsabilités ! Heureusement, il existe quand même beaucoup d’entreprises de bâtiment sérieuses, mais tâchez de vous mettre à l’abri de mésaventures terribles qui peuvent engloutir vos économies et vous causer bien des tracas. Je ne dis pas ça pour vous faire peur, je dis cela parce qu’un chantier d’apparence simple et facile engage en réalité des paramètres parfois très complexes, et mieux vaut savoir à quoi on s’attaque.

A contrario, je vous cite un exemple très simple et très heureux, pour vous montrer qu’un architecte sert quand même avant tout à résoudre des problèmes :

Monsieur et Madame Z projetaient depuis longtemps de démolir leur extension existante, qui consistait en un bric-à-brac vétuste de constructions bordéliques accolées les uns aux autres, pour rebâtir tout cela proprement. Je vous épargne les désagréments de la vétusté : fuites d’eau, fenêtres pourries et autres joyeusetés. Mais, paralysés par l’incapacité d’imaginer ce que pourraient être tous ces mètres carrés s’ils étaient complètement refaits à neuf et réorganisés rationnellement, ils n’osaient pas prendre de décision.

Finalement, ils tombèrent sur un architecte qui leur proposa une esquisse. À l’aide de croquis et de plans, un projet devenait visible et envisageable. Et soudain, un futur possible prenait forme : ici un vestibule avec une grande penderie et un WC, là une cuisine lumineuse, et là, une très grande pièce ouverte sur le jardin dans toute sa largeur, avec une façade chic et sobre. Sans chichi et sans luxe, mais juste avec des espaces bien pensés et des fenêtres bien placées. Après quelques mois de réflexions et d’affinage du projet, ils confièrent le chantier à l’architecte. Je vous assure qu’ils goûtent aujourd’hui au grand bonheur de vivre dans une maison transfigurée !

Conclusion

Voilà, c’était un article un peu long, je vous remercie d’être arrivés jusque ici ! J’espère que ce petit exposé vous a offert des pistes de réflexion intéressantes et donné l’occasion d’avoir un regard nouveau sur un métier aux enjeux assez méconnus. Et si vous voulez avoir un avis de professionnel pour votre projet (une maison à construire ? un siège social à bâtir ? une grange à réhabiliter ? un appartement à transformer ? un commerce à redécorer ?) vous savez comment me contacter !

PaselKuenzel

Gauche et Droite sont devenus caducs pour cerner l’identité politique des gens ou des courants de pensée. Il faut ajouter un deuxième axe de lecture pour ne pas mélanger tout et n’importe quoi. Cet axe, c’est celui de la composante libérale ou anti-libérale, comme l’a très bien compris quelqu’un comme Michéa. Et cet axe est beaucoup plus méconnu à gauche qu’à droite. Voilà pourquoi j’ai concocté le tableau ci-dessous.

Chez les gens de gauche, on met cathos intégristes et rapaces capitalistes dans le même panier, alors que d’énormes divergences les opposent. Par exemple – pour donner une illustration simple de l’utilité de ce tableau – le catho intégriste est partisan des frontières étanches, alors que le businessman souhaite la circulation des marchandises et des capitaux la plus libre possible à travers le monde. Le catho intégriste est attaché au patrimoine naturel jusqu’au conservatisme radical, quand le businessman ne voit aucun problème à bétonner des hectares de centres commerciaux au pieds des châteaux de la Loire. Deux vision de "la Droite" complètement différentes, séparées par l’axe idéologique de la pensée libérale.

Les choses, bien entendu, sont encore plus complexes que cela, et des champs idéologiques a priori opposés trouvent parfois des convergences que mon tableau ne rend pas évidentes. Par exemple : on trouve les plus grands partisans de l’agriculture biologique dans le champ haut-gauche et dans le champ bas-droite, mais pour des raisons complètement différentes.

Ce tableau va forcément trouver son lot de critiques et de réactions, mais c’est normal. Il est forcément incomplet, et parfois peut-être contradictoire.

Notamment, je vois déjà venir ceux qui critiquent le fait que communisme et nazisme soient dans le même panier, c’est-à-dire à gauche. De nos jours en effet, il est convenu de penser que si le communisme est d’extrême-gauche, le nazisme est d’extrême-droite. Pourtant, rien n’est de droite dans le nazisme : le nazisme est pour l’hygiénisme, l’eugénisme, l’euthanasie, pour l’annihilation de l’individu dans la masse politisée (images célèbres des rassemblements géants typiques des systèmes totalitaires), pour l’adhésion au Parti Unique, contre la valorisation de l’héritage, contre le christianisme, contre la monarchie, pour le renouveau à base de tabula rasa (la nouvelle race régénérée, une culture toute neuve avec un drapeau pondu hors de toute historicité réelle), contre la souveraineté des peuples natifs et de leurs frontières (puisque envahissant le plus de voisins possibles). Etc.

Autre paradoxe apparent : la libre-pensée est dans le même champ que le totalitarisme. On sait les systèmes totalitaires particulièrement ennemis de la liberté de penser. Mais ce qu’on appelle la libre pensée est, concrètement, massivement véhiculée par des utopistes de gauche qui rêvent du Grand Phalanstère égalitaire et athée, projet soi-disant merveilleux où chacun est l’égal de tous, mais qui est concrètement une communauté d’hommes-machines qui se retrouvent à se surveiller les uns les autres jour et nuit.

Bon, trêve de baratin, je vous laisse prendre connaissance du truc ci-dessous.

[Cliquez sur l'image pour agrandir]

Tableau Politique

En 32 secondes l’excellent Fabrice Luchini explique pourquoi il adorerait être de gauche. Évidemment c’est savoureux, c’est à écouter avec malice, et c’est à  voir ici >>>

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EVERSTYL

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Cette courte déclaration de Luchini condense ce que disait déjà ChicType (incontestablement le meilleur blog de cette époque) en 2004 dans un article intitulé "Je n’aime pas le journal Libération", et que je vous copie-colle ci-dessous parce qu’il n’a pas pris une ride et qu’il est toujours aussi nécessaire.

"Le journal Libération est un bon outil de validation d’opinions. Il m’arrive de vérifier que je ne me trompe pas. Je lis « Libé », et si le journal défend la position inverse qui est la mienne, alors je sais que je ne me trompe pas. Parfois nos opinions convergent, alors je réétudie la question, et à ma grande surprise, il m’arrive parfois d’être d’accord avec Libération. Mais c’est sacrément rare et tellement cocasse que lorsque cela se produit, j’éprouve une sorte d’euphorie. J’ai l’impression un court instant d’être socialiste, et c’est agréable de se sentir socialiste.

J’aimerais bien être socialiste. Ça me permettrait de me sentir intégré à la grande famille médiatique et artistique. Ça me permettrait d’être en phase avec la politique de ma ville. Ça me permettrait de ne pas me sentir insulté par les gens qui s’expriment à la télévision. Dix fois par jour, en lisant les journaux, en allumant le poste ou en regardant les affiches citoyennes de mon merveilleux quartier pluriel de Belleville, j’aurais l’impression d’être en phase avec mon époque, d’appartenir pleinement à cette société et de ce fait j’aurais le sentiment profond d’être chez moi, parmi les miens. Si j’étais socialiste, Bénabar, Mickey 3D et Sergent Garcia exprimeraient des choses qui sont au fond de moi et je prendrais plaisir à les écouter. Je serais fier d’ appartenir au pays qui dans 50 ans sera à majorité musulmane mais avant tout laïc. Je serais content aussi de voir ce bout d’occident devenir une sorte de Brésil sans palmiers.

Oui mais non. En général, quand je lis Libération, je comprend que j’appartiens à ce qui doit se nommer le camp ennemi, la bête immonde m’ayant sans doute contaminé par morsure un jour où l’autre, en dépit de mon plein gré bien sûr (comme tout citoyen de mon acabit, je suis avant tout un type qui souffre, qui exprime un désarroi et qui au fond demande à l’État qu’on l’aide à faire son bonheur ) à moins que ça soit un problème de réincarnation, autant que je me souvienne, j’ai toujours vomi les gens du style Jospin, Delanoë, Marie Georges Buffet, etc… Mais le pire pour moi, c’est quand même ces gens qui se définissent comme « sociologue », « psychanalyste » ou « intellectuels », en général « maître de conférence » dans une université à la con (Saint Denis ou Nanterre) et qui ont droit à la page « opinion » de Libération.

Ce qui est utile de lire dans Libération, c’est la critique cinéma. Ils aiment ce que je hais et haïssent ce que j’aime. C’est utile quand il faut choisir un film. Exemples:

Le Village de M. Night Shyamalan, que Libé titre « parabole bondieusarde et réac. »,« du plaisir, les spectateurs de cette sinistre parabole risquent de n’en éprouver aucun. », « navet janséniste », « Le village de Shyamalan fait passer la Petite Maison dans la prairie pour Sodome et Gomorrhe. ». « Le village n’est-il pas une sorte de réserve pour WASP archaïques, ces Anglo-Saxons blancs et protestants que le cinéaste venu d’Inde regarde avec circonspection ? Shyamalan ne nous invite-t-il pas à quelque parallèle lourd de sens avec l’Amérique traumatisée par le 11 septembre ? Encore faudrait-il que la morale du film celui qui a péché doit être puni pour que la vie «normale» reprenne son court ne nous dise clairement dans quel camp se range le cureton Shyamalan. Il fait mine de s’inquiéter de l’isolationnisme de ses héros culs-bénits, mais montre surtout qu’il comprend leurs craintes et éprouve pour eux de la sympathie. Pas nous. »

Ça donne envie d’aller voir ce film, non? Ça doit être le même critique qui qualifiait le film « Amélie Poulain » de film pétainiste. Étonnant aussi de voir à quel point le critique ne juge le film que par le biais de la morale et de la politique, comme si le talent était défini par le champ idéologique. Effectivement, le film de M. Night Shyamalan est différent de tout ce qui se fait car c’est un des rares films qui ne versent pas dans l’universalisme, dans le trip « on est tous frères sur la terre », dans le « tous ensemble » mondialiste. N’importe qui aurait pris le point de vue inverse de M. Night Shyamalan, et aurait fait en sorte que le Village s’ouvre avec bonheur au reste du monde. Que M. Night Shyamalan ai choisi une autre option fait particulièrement chier le critique de Libération, et ça, c’est un plaisir.

Autre film où Libé crache son venin, l’excellente « Armée des Morts », sous titrée « Remake insipide et apolitique du chef-d’œuvre de George Romero. », Libé reprochant principalement à ce film de ne pas avoir de message politique aussi évident que l’original, « Zombies » de Romero. Hors c’est précisément la grandeur de ce film, en gommant le message, qui exprimait aussi une forme d’idéalisme, l’auteur de la nouvelle version en a fait un film désespéré moderne.

« Zombie » était une mise en garde par rapport à la société de consommation, or dans cette société nous y sommes, ça n’a plus d’intérêt de faire une mise en garde. Et c’est justement parce que de facto le film ne peut plus se permettre le luxe de mettre en garde que finalement, le message social est encore plus désespéré que la version des années 70. Comme si on allait expliquer que le feu ça brûle à un grand brûlé ! Mais ça, dans un cerveau nécrosé par l’œuvre de de Dziga Vertov d’un critique de Libération, c’est difficile à comprendre. Dans la version originale il y avait aussi une certaine empathie vis-à-vis des zombies, la parabole étant : le supermarché, c’est l’Amérique, et les zombies qui essaient d’y rentrer, ce sont les crevards qui peuplent la planète et qui veulent eux aussi des richesses, en gros, le tiers-monde. Dans la nouvelle version, il n’y a plus cette empathie. Là aussi c’est un choix qui démontre qu’on a radicalement changé d’époque, que le zombie ne peut plus être perçu seulement avec le prisme humaniste du « bon sauvage », victime avant d’être bourreau. C’est aussi cela qui était extrêmement noir dans cette deuxième version et qui colle profondément à notre époque, on ne peut même plus se permettre d’avoir pitié pour ces sauvages sanguinaires…

(« Hey, monsieur le critique de libération, les seventies c’est terminé! »)

Parfois aussi dans Libé ils aiment les films. Par exemple, « Gozu » de Takashi Miike, qui a réussi à se faire pâmer le critique de Libé devant tant d’audace. « Gozu » est simplement le plus mauvais film que j’ai pu voir au cinéma de ma vie. C’est laid, ça n’évoque rien, c’est pédant, c’est consternant, c’est chiant, c’est provoquant mais sans conséquence, c’est opaque pour un non-japonais, c’est de la merde en boite pour connard de critique de Libération. Et le critique de Libé aime. C’est si différent, si original, faut être si ouvert pour apprécier de film…

Hormis allumer le feu, Libération a donc une utilité, celle de m’indiquer quels films ils haïssent que je peux aller voir, et quels films ils aiment qu’a priori je dois éviter."

Copie de l’article paru dans Sud-Ouest. Mes commentaires sont en gras.

Une "usine à bébés" va voir le jour en Inde

Autorisée depuis 2002 en Inde, la gestation pour autrui est devenue une gigantesque industrie et attire de plus en plus de convoitises.

La gestation pour autrui et le recours aux mères porteuses sont encore beaucoup discutés en France, mais certains pays du monde sont déjà passés à la vitesse supérieure. En Inde, une immense clinique est en train de sortir de terre à Anand, dans la province du Gurajat, sous l’impulsion de Nayna Patel, une femme médecin, spécialiste de la fécondation in vitro, formée à Singapour, en Angleterre et en Corée du Sud. L’établissement abritera des centaines de mères porteuses qui aideront des couples occidentaux infertiles à concevoir un enfant.

Selon BBC news, le marché indien de la gestation pour autrui est estimé à plus d’un milliard de dollars par an, dans un pays où un tiers de la population vit avec moins de 0,6 dollar par jour. Pour porter un enfant, une femme pourra espérer toucher jusqu’à 8000 dollars.

Ça c’est si l’enfant se porte bien, si la gestatrice se porte bien et respecte les termes de son contrat, si les parents sociaux n’abandonnent pas le projet en cours de route, et si la livraison est jugée conforme. Sinon ça fait des remises de prix (-50% pour le bec de lièvre ou le doigt surnuméraire), des procès (spina bifida non détectée = tribunal pour vice de fabrication), des remboursements (IVG, IMG), ou des invendus soldés (trisomie, avortement voulu par les parents sociaux mais refusé par la mère gestatrice qui se retrouve avec un "projet parental" sans parents). Vous ajoutez la loi de la concurrence entre cliniques, les forfaits et formules, et vous avez des être humains "Premium" ou "Discount".

Interrogée par la BBC, Ashok, le mari de l’une de ces mères porteuses, se réjouit de pouvoir acheter une maison avec l’argent gagné : "Mes parents seront heureux que leur fils et sa femme aient réussi à construire une maison. Notre statut social va s’améliorer, ce sera une bonne chose".

Le médecin reçoit énormément de demandes, et a établi des critères de sélection stricts. "Les femmes doivent avoir moins de 45 ans, être en bonne santé et avoir déjà eu au moins un enfant, pour éviter qu’elles ne s’attachent au bébé" explique-t-elle dans un reportage de la National Geographic Channel.

Bah tiens, bien sûr, c’est bien connu : plus on a d’enfants, moins on s’attache à eux. Au bout du troisième enfant, toute femme vous dira qu’on se souvient à peine de son prénom, et après le quatrième on oublie même son existence.

Nayna Patel demande tout de même 28 000 dollars aux parents souhaitant concevoir un enfant, une marge plus que confortable mais toujours inférieure aux tarifs pratiqués aux Etats-Unis.

Loin de promettre "l’égalité devant la parentalité", la GPA est donc un luxe réservé aux ceux qui ont les moyens de se payer un enfant. Sauf si cela devient un droit, financé par un gouvernement comme l’est la Sécurité Sociale. Cela signifierait alors l’existence officielle du "droit à l’enfant" (déjà réel dans les faits et dans les esprits) et le financement des enfants par l’impôt.

Et cela crée évidemment une attente énorme de la part des parents vis-à-vis de leur enfant : "on t’a payé 28.000 dollars et tu veux faire laveur de vitres ? Non mais ho, c’est quoi cette arnaque ? Je te rappelle que ton père génétique a fait Harvard, lui ! Je savais bien qu’on n’avait pas sélectionné le bon embryon sous le microscope. On va en décongeler un autre : on a un bon de réduction pour la deuxième grossesse."

Contre les critiques qui l’accusent d’exploiter la pauvreté et le corps de ces femmes, le médecin se défend : "Ces femmes réalisent un travail physique et elles sont rémunérées pour cela. Elles savent qu’on n’obtient rien sans peine. Font-elles quelque chose de mal ? Ont-elles tué quelqu’un ? (…) Commettent-elles un acte immoral ? Non. Que font-elles ? Elles font une bonne action en offrant un bébé à quelqu’un."

Être enceinte n’est pas un travail, ni un métier. Encore une fois, le progressisme et l’égalitarisme font le lit de la marchandisation des choses qui échappaient jusqu’alors aux lois du capital.

Les mères porteuses signent un contrat d’obligation d’abandonner à des tiers l’enfant qu’elles portent (sauf à considérer qu’elles ne sont pas des personnes – en l’occurrence des mères – mais juste des ventres) ; elles s’engagent à avorter d’un enfant porteur de maladie contre leurs propres convictions (selon la tolérance de la famille adoptante qui passe commande) ; elles sont soumises à une privation de liberté forcée pour garantir un meilleur état de santé possible de la mère et de l’enfant, ce qui constitue de graves entraves à la liberté individuelle et à la responsabilité individuelle ; et la mise en fabrication d’êtres humains sur commande (projet déjà terrifiant) se double de celui, inévitable, de l’eugénisme puisqu’il y a sélection et élimination (l’eugénisme est toujours condamné par la CEDH).

Et évidemment, elles n’ "offrent" rien du tout, puisque ça coûte 28.000 dollars. Est-ce que mon boulanger m’ "offre" une baguette contre 90 centimes ? Non, cela s’appelle un achat de marchandise ou de prestation. Si c’était gratuit, ça se saurait. La notion d’altruisme que semble contenir le "Pour Autrui" est donc un terrible piège sémantique. Mon boulanger ne fait pas du Pain Pour Autrui : il l’échange contre du fric. Même si ça paraît vulgaire d’échanger du pain contre du fric.

Depuis le début du projet, Nayna Patel aurait déjà accompagné la naissance de plus de 500 bébés. Les couples viennent de partout : Angleterre, Allemagne, Canada, et beaucoup des Etats-Unis, occultant les dérives du système par le bonheur d’être enfin parents.

Le système ne "contient" pas de dérives, c’est le système en lui-même qui est une dérive.

"Vous ne savez pas ce que c’est de ne pas pouvoir avoir d’enfant. Vous ne savez pas ce que c’est de ne pas pouvoir… s’occuper d’une famille. Ensemble (avec la mère porteuse), nous nous sommes offert l’opportunité de commencer une vie que nous n’arrivions pas à construire seule." expliquait il y a quelques années l’une de ces mères américaines dans le célèbre programme d’Oprah Winfrey.

Mais voir de riches étrangers payer des Indiennes pauvres pour avoir un enfant soulève des questions éthiques chez beaucoup d’Indiens. Interrogée par l’Express, l’association pour le droit des femmes All India Democratic Women’s s’inquiète de "la pratique même de la gestation pour autrui dans un pays où les femmes n’ont pas de ressources financières".

C’est reparti pour un tour de luttes de classes exploitées et exploitantes, créées et encouragées par la gauche. C’est magique.

Après l’interdiction du recours aux mères porteuses pour les célibataires et couples gays en début d’année, le gouvernement indien pourrait de nouveau opérer des régulations dans les mois à venir.

"Modernisation, gain de temps, automatisation : la liste n’est pas encore close. Tout comme pour les radars automatisés, ce sport national qui consiste à tenter de faire sauter son PV devient quasi impossible. « Il n’y a plus de passe-droit, a assuré Jean-Jacques Debacq. Tout le monde paye. » Résultat attendu : « Un taux de recouvrement supérieur », a souligné Michel Guillot, préfet de Seine-et-Marne, précisant toutefois qu’il « n’y aura pas plus de contrôles ou de verbalisations ».
L’expérience seine-et-marnaise est prévue pour durer jusqu’au printemps. Une fois évaluée, elle est destinée à dépasser largement les routes de la Seine-et-Marne."
Le Pays Briard, le 10 septembre 2012

En effet, déjà le 24 mai 2012 :
"[...] dans les départements où le PVE a été mis en place, les contestations ont chuté de moitié. «Elles sont passées de 10 % à 4,7 %. Le système est mieux accepté», assure le préfet Jean-Jacques Debacq, directeur de l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (Antai). Enfin, l’informatisation met fin aux PV que l’on faisait encore sauter en faisant jouer ses relations… «Cela représentait quand même 10 % des amendes», poursuit Jean-Jacques Debacq. C’est donc autant d’argent qui sera récupéré par l’État…"
Le Figaro

C’est pourquoi :

Jean-Jacques Debacq, directeur de l’Agence Nationale de Traitement Automatisé des Infractions (ANTAI), fait payer par son administration – c’est-à-dire par le Trésor public – ses contraventions routières du dimanche à bord de son véhicule de fonction, une Peugeot 508.
Le Monde, le 30 septembre 2013

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Le Mariage Pour Tous est soutenu en immense majorité par des gens qui ne veulent pas du mariage pour eux-mêmes, et en premier lieu le Président de la République qui ne donne même pas l’exemple. Mais comme ce dernier a déclaré qu’il n’aimait pas les riches alors qu’il en est un autre, on comprend qu’il veuille éviter ce genre de contrat, de peur de se faire pincer très fort dans l’implacable porte de la fiscalité en mode play.

Le Ministre du budget, spécialement chargé de la lutte contre la fraude fiscale, pratiquait la fraude fiscale en Suisse en plus du mensonge et de l’absence totale de scrupule.

Les socialistes ont un gros problème de conscience à évacuer les camps Roms, sauf quand ils sont sous leurs propres fenêtres.

Le fils de la ministre de la santé est en prison pour extorsion de fonds.

Lorsque Christiane Taubira était députée de Guyane, elle avait tenté de faire annuler purement et simplement la condamnation par le tribunal de Bourges (avec dispense de peine) d’un de ses fils pour complicité de vol.

Ajoutez à cela la kyrielle des socialistes, élus compris, qui fraudent allègrement la carte scolaire pour ne pas avoir à supporter au quotidien les effets des politiques pour lesquelles ils votent sans interruption depuis quarante ans.

Ou le fossé qui sépare radicalement l’opinion populaire massivement favorable au bijoutier de Nice et celle de la cour politico-médiatique qui se refuse à seulement comprendre le pourquoi d’un succès d’adhésion spontané.

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Bref, nous sommes gouvernés par des gens qui ourdissent pour le peuple des projets contraires à leurs propres intérêts, au nom de la représentativité populaire que la république est pourtant censée organiser et garantir. Vous en tirez les conclusions que vous voulez, mais en ce qui me concerne je suis partisan de "couper et brûler les arbres qui ne portent pas de bons fruits", qui est une mesure de bon sens.

Comment payer moins d’impôt ? En enregistrant une situation de concubinage homosexuel comme étant légalement une relation père / fils adoptif.

Normal.

Je ne vois pas où est le problème.

À lire ici >>>

C’est amusant, le mois de septembre 2013 ressemble trait pour trait au mois de septembre 2010. Je vous invite à relire cette courte archive qui date de l’époque de Sarkozy-le-sécuritaire >>>.

- On a chacun le droit de penser ce qu’on veut, Patrick !

Sublet Cohen Non

Ce qui est vraiment bien avec le Pacte Républicain (dont Marisol Touraine parlait encore ce matin sur France Inter), c’est qu’il légitime absolument toutes les prérogatives de l’État, même les plus délirantes, même les plus dangereuses, même les plus ridicules, et cela sans la moindre opposition possible, pour la bonne raison que personne ne l’a jamais signé.

Le Pacte Républicain, comme beaucoup d’autres hochets du régime, n’a absolument aucune existence concrète, constitutionnelle ou législative. C’est une pure fiction philosophique, une pure construction mentale, une pure mythologie politique qui n’est opérative que dans le cadre de la profession de foi. Invoquer le Pacte Républicain est extrêmement pratique pour draper ses projets, même les plus dégueulasses, même les plus insignifiants, de vertu immaculée. Augmenter les impôts, déposséder les gens de leurs droits, ruiner le pays, tout cela est possible grâce à l’intercession du Pacte Républicain. Et puisque c’est le Pacte Républicain (il est écrit "Républicain" dessus), génuflexion générale et onction sans ciller.

J’aimerais bien que l’État s’occupe de ce qui le regarde, qu’il laisse aux religions le champ de l’irrationnel, de la foi et de la philosophie philosophante, et qu’il cesse ses boniments de Grand Mage de l’Égalité et du Bonheur Citoyen. Ou alors qu’il nous fournisse réellement un papier officiel détaillant le contenu dudit Pacte, qu’on pourrait signer – ou pas, d’ailleurs – et en vertu duquel on pourrait exercer son opposition aux politiques menées si elles s’en écartent. Mais bon, quand je vois ce que fait l’État des votes des gens et des pétitions historiques de 700.000 personnes qui finissent dans la poubelle, je me dis que j’ai raison de penser ce que je pense du concept même de République.

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Absolument collector. Tout y est. Écoutez bien tous les mots, regardez bien tous les détails ; ceci est un chef d’œuvre.

http://www.dailymotion.com/video/x109a18_inauguration-mediatheque-stephane-hessel-de-montlouis_news

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"Ce qui va se passer ce soir n’est qu’un début. Dans vingt ans, Trappes, c’est la Tchétchénie !"
Un habitant de Trappes

"Ça peut recommencer. Ça va recommencer. Mais pas qu’ici : dans n’importe quelle banlieue. On en a marre que les politiques ici veuillent "blanchiser" la ville."
Un autre habitant de Trappes, qui se présente comme un penseur >>>

"Vous savez, entre frères, entre musulmans, ça se passe pas comme ça normalement. On peut attaquer une autre personne, on peut attaquer un chrétien, mais on peut pas taper un frère musulman."
La mère de Cassandra >>>

Allez, on se remet un vieux Momo d’il y a huit ans :

Je suis une femme. Absolument. Cliquez là >>> si vous ne me croyez pas. Je vous mets au défi de me prouver le contraire sans pratiquer le discours de haine fondé sur l’usage de stéréotypes discriminants, genre "tu dis que tu es une femme mais tu ne portes ni jupe ni maquillage et tu fais pipi debout". Les arguments du moyen-âge, c’est même pas la peine d’essayer. Je suis une femme parce que je veux être femme, parce que je me vis femme, parce que je me sens femme. Et je vous emmerde.

Et je veux être ingénieure :

En raison de l’agonie de Nelson Mandela, les débats sur l’euthanasie ont été suspendus.

Évidemment, c’est totalement potache et complètement bad taste. Parce qu’on est quand même là pour rigoler.

 

 

 

[Là, il faut cliquer sur le lien ci-dessous, parce  que la plateforme Dailymotion [c'est français monsieur] est infoutue d’offrir un service de vidéos correct.]
http://www.dailymotion.com/video/x160li#.UdFuU_n0FfU

 

 

 

 

[Cliquez sur l'image pour agrandir]

Lignes GAV

 

En 2009 est sorti "Beats of freedom", un film documentaire qui raconte l’histoire des musiques rock et punk dans la Pologne soviétique. Un internaute a eu l’excellente idée de le mettre en ligne avec des sous-titres anglais (la voix off est en anglais aussi), aussi je le recommande à tous les amateurs d’histoire du rock et à tous les amateurs de communisme.

Mais surtout, je vous recommande le visionnage de deux minutes seulement du film, entre 1:02:30 et 1:04:30. Je vous explique brièvement le contexte pour comprendre de quoi il retourne :

Le pays est complètement verrouillé : magasins vides, misère, police politique omniprésente, répression très violente, médias aux ordres, opinion bâillonnée, vous connaissez le portrait du pays communiste typique. Bien. Nous sommes dans les années 80 en Pologne et ce n’est pas folichon du tout. Les disques de Canned Heat sont interdits au motif qu’ils "font la promotion de l’homosexualité", vous voyez le genre.

Dans ce climat, la contestation frontale ne mène nulle part, sinon au poste ou en prison quand ce n’est pas pire. La jeunesse trouve alors d’autres moyens pour dérouter la gigantesque paranoïa policière du régime : elle invente des manifestations humoristiques ou artistiques, inoffensives bien entendu, ayant pour seul but de prouver l’absurdité totale des motifs d’arrestation qui en résultent, et qui dévoilent bien entendu l’absurdité du système lui-même dans son entier.

Vous voyez où je veux en venir, bande de petits malins. Et vous avez raison.

Entre les motifs d’arrestation pour "port de sweat-shirt", l’incarcération ahurissante de Nicolas Bernard-Busse, et autres détachements de CRS armés jusqu’aux dents pour déloger les "veilleurs debout" de la place Vendôme et d’ailleurs, il se passe la même chose qu’en URSS.

Je vous laisse regarder ces deux minutes de documentaire. N’oubliez pas d’activer les sous-titres s’ils n’apparaissent pas automatiquement.

Bisous. Et vive le camarade Hollande, qui nous mène à la victoire.

La différence entre un socialiste et un chrétien, c’est que pour un chrétien la misère est un scandale alors que pour un socialiste la richesse est un scandale.

Street Press raconte le Dîner en Blanc 2013. Cliquez ici >>> pour le lire, et revenez me voir après. Si vous êtes pressé, lisez en diagonale, ça suffira. Le titre à lui-seul résume très bien l’article.

+++

On résume : si vous êtes élégant, riche, bien élevé, que vous préférez le raffinement à la vulgarité, le fait-maison au surgelé industriel, le chic à la banalité, le courtois au braillard, le champagne au Banga, vous êtes coupable.

Coupable de quoi ? Vous êtes coupable-tout-court. Je vous rappelle que nous vivons en Égalie, et tout signe extérieur d’excellence est une insulte à l’égalité des citoyens. Votre élégance est suspecte, votre richesse est un manque de partage, votre éducation est un privilège, votre raffinement un snobisme, votre fait-maison est réactionnaire, votre chic m’as-tu-vu et old-régime, votre courtoisie hypocrite, votre champagne une provocation à la face de toute la misère du monde que Marianne s’échine à soigner toute seule avec ses petits bras musclés.

Le Dîner en Blanc est chic et élitiste. Ce que le siècle n’admettra jamais, c’est qu’il est chic parce qu’il est élitiste. Et en Égalie, l’élite c’est très très mal. C’est le démon. L’excellence mérite un concert de sarcasme, assorti d’une pluie de crachats. Le propre de l’élitisme, c’est de n’offrir la jouissance de certaines réalités matérielles et immatérielles qu’à certains. C’est insupportable.

Nous vivons dans le culte frénétique du pour-tous. Théâtre pour tous, cinéma pour tous, musique pour tous, baccalauréat pour tous, piscine pour tous, sport pour tous, accessibilité pour tous, diplôme pour tous, salaire pour tous, vacances pour tous, et, dernière trouvaille, le mariage pour tous.

Si le baccalauréat n’est pas "pour tous", il ne sert à rien. Si les musées ne sont pas "pour tous", ils ne servent à rien. Alors on fait entrer tout le monde dans la catégorie "bachelier", et on fait entrer tout le monde dans les musées. Personne n’a constaté un accroissement de la connaissance du grec et du latin parmi la population désormais bachelière à 99%, et personne n’a constaté un envol massif de l’audimat d’Arte depuis qu’on entre dans les musées et les opéras comme dans des moulins. Qu’importe. Il faut des masses populaires dans la Cité Interdite. Il faut du populo dans les salons de Versailles. Ouvrez les royaumes et crevez les plafonds.

En Égalie, puisque les citoyens naissent égaux et sans le moindre privilège, suivent la même Éducation Nationale, et que la Solidarité Nationale centralise toute la richesse pour la redistribuer équitablement, il apparaît évident que tout ce que vous avez en plus est présumé volé à autrui. Vous êtes plus riche que les autres ? C’est autant d’argent que l’autre n’a pas, il est évident que c’est le fruit de la ruse ou de la fraude anti-égalitaire. Sanction. Impôt. Vous êtes plus cultivé que les autres ? Vous avez été un sale fayot à l’école. Vos parents vous ont réservé une éducation de salaud de riche dans une institution privée. Vous avez commis le crime suprême de fuir le peuple. Enculé.

En fait, vous savez quoi ? Il importe peu que le Dîner en Blanc soit élitiste, classe et crypto-aristo. Il importe surtout que tout ce qui est beau soit sali. Que tout ce qui est noble soit insulté. Que tout ce qui est civilisé soit piétiné. Que tout ce qui dépasse soit un chef d’accusation préliminaire au seul traitement que réserve Marianne à ses mauvais enfants de la patrie : la guillotine.

Le Dîner en Blanc n’est pas Divers, le Dîner en Blanc n’est pas pour-tous, le Dîner en Blanc n’est pas multiculturel, le Dîner en Blanc n’est pas subventionné, il faut vomir sur le Dîner en Blanc. Le vomi est meilleur que le petit four, parce que le vomi, comme la merde, comme la mort, est parfaitement et irréductiblement égalitaire, et c’est ici-bas le Paraclet républicain.

La différence c’est l’inégalité, l’inégalité c’est l’injustice, l’injustice c’est le crime. Couic.

Je tiens à préciser que ces vidéos ne sont en aucun cas des sketches ou des parodies. Ce sont des projets très sérieux.

 

Ça fait 40 ans que tout le monde accuse la télévision d’être une machine à sidérer les esprits, à endormir les intelligences, à laver les cerveaux, à mentir sur tout et à transformer les hommes libres en légumes, à aliéner les gens au Grand Divertissement et à la Propagande, à instiller les ordres du Kapital (chaînes privées) ou du Gouvernement (chaînes publiques).
Et le jour où enfin la télévision n’émet plus, ça crie à la confiscation de la Démocratie et au crime contre l’Information Qui Est Un Droit De L’Homme.

Non mais allô quoi.

Free your mind kill your tv

En 2010, Saez dévoile la photo promotionnelle de son nouvel album. Elle est censurée par l’ARPP.

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Il s’en explique dans le magazine Phosphore en mai 2010 :
"Elle n’est ni obscène, ni sexuelle (c’est juste un nu), mais la mise en scène gêne. Cette photo choque, car elle reflète une idée que les gens refusent de regarder en face : la société d’aujourd’hui veut que l’individu, et particulièrement la femme, soit réduit à un bout de viande dans un caddy. Tout individu qui naît sur Terre est aujourd’hui pris en otage par la société de consommation. On ne peut accoucher aujourd’hui que d’un objet de consommation : voilà ce que je dénonce. Cette image fait miroir, donc elle fait mal. Qui a envie de se regarder dans la glace quand ça fait mal ? Pourtant, cela pousse à la réflexion."

Question :
Dans un contexte moderne, comment peut-on sereinement mener un combat pour la dignité humaine quand l’anticapitalisme justifie ce que la lutte contre l’homophobie condamne ? Vous avez quatre heures. Bon courage.

Pour ma part, je propose la réponse suivante en image :

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Iconographie glanée sur les sites antifa : battes de baseball, flingues, kalash, baston et mythologie stalinienne. Ce qui nous pousse vers la conclusion suivante : même l’antifascisme est fasciste.

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