Juste une petite réflexion, comme ça, en passant, à propos de la phrase "Dieu est grand" que prononcent les musulmans ("Allah Akbar"). Aussi courte soit-elle, cette phrase dit l’abîme qui sépare les musulmans des chrétiens, et pourtant personne ne relève ce fait, croyant que les chrétiens approuvent cette vision d’un Dieu qui serait "grand" ou "le plus grand".
Les fêtes chrétiennes les plus fondamentales sont Pâques et Noël. Pourquoi ? Parce que ce sont précisément les moments de la vie du Christ où celui-ci révèle sa nature fondamentalement humble, les moments où Dieu s’est fait le plus petit, le plus vulnérable, le plus faible.
Sur la croix, c’est un supplicié qui agonise, un condamné à mort, un homme torturé, insulté, traité comme un criminel de la pire espèce. Sauf qu’il n’a jamais répandu la moindre violence, commis le moindre mal, propagé le moindre mensonge, enfreint la moindre loi [si ce n'est celle de guérir les malades le jour du Sabbat, comme s'il existait des jours où il était interdit de guérir les malades]. Sur la croix, le Christ est réduit à la solitude, abandonné par une grande partie de ses propres disciples qui se sont cachés, terrorisés par ce qui se passe.
Pâques, c’est Dieu humilié, rabaissé, banni du sein des honnêtes gens.
À Bethléem, c’est un nourrisson couché dans la mangeoire d’une étable. Dieu envoie son fils, et celui-ci prend chair en pleine nuit sous un toit de fortune, parmi la paille. Absolument rien n’est prévu pour lui réserver le meilleur accueil. Son existence est misérable, son confort inexistant. Noël, c’est peut-être la joie de l’Incarnation, mais c’est une joie sans flonflons, sans cortège royal, sans trône et sans carrosse.
Noël, c’est Dieu tout petit, fragile, pas vraiment dans les conditions édictées par les Normes Européennes de sécurité, les circulaires de santé publique, et les services de protection de l’enfance.
Le message de l’Église est très clair : suivre le Christ, c’est faire de sa personne toute entière un don aux plus petits, aux plus faibles, aux plus misérables. La grandeur de Dieu n’est pas littérale car Dieu est incommensurable ; la vraie grandeur du Dieu chrétien réside dans le cœur de l’homme quand il est bon, généreux, charitable. Saint François d’Assise, le curé d’Ars ou l’abbé Pierre sont la vraie grandeur de Dieu : Dieu chausse du 36, se promène en sandalettes ruinées et en robe de bure par -25 degrés, dort sur une paillasse, et travaille 24h sur 24 à rendre l’humanité toute entière digne d’amour au cœur des bidonvilles.
Donc non, Dieu n’est pas "grand". Dieu est un type à moitié fou qui abandonne sa propre vie pour devenir serviteur des pauvres.
Jeudi 14 mars 2013 at 6:54
Je souscris à votre conclusion : Christ est plus un modèle qu’un Akbar !
Ceci dit, nous devons ça à une dispute entre théologiens au IVème siècle réglée par Constantin à Nicée (325).
Un détail "comme s’il existait des jours où il était interdit de guérir les malades", alors là vous oubliez simplement que Christ est la transition entre l’ancienne alliance et Nouvelle Alliance :
à Neuilly mon fils se sentait obligé de sortir sur la pallier pour allumer la minuterie suite aux pleurs du petit voisin (couvert d’une kippa) car ses parents s’interdisait toute action un jour de Sabbat.
Jeudi 14 mars 2013 at 6:56
Proposition :
Le judaïsme, c’est l’intelligence.
Le christianisme, c’est l’amour.
L’islam, c’est la force.
Des valeurs suprêmes des "trois monothéismes" (j’ai horreur de cette expression), on peut déduire leurs défauts.
Celui du judaïsme, c’est la manipulation mentale.
Celui du christianisme, c’est la faiblesse.
Celui de l’islam, c’est la barbarie.
Laquelle des trois religions est la mieux placée pour survivre aux autres ?
Jeudi 14 mars 2013 at 7:34
Et puis il y a aussi "Allahou Akbar" , qui veut dire : Dieu est le plus grand. Le plus grand des dieux uniques, il est.
Pour la devinette de Robert Marchenoir, je dirais le christianisme, avec cours intensifs en manipulation mentale. Haut la main.
Jeudi 14 mars 2013 at 7:45
@Marchenoir
Contre-proposition:
Le judaïsme, c’est le doute (je pourrai développer, si ça vous intéresse).
Le christianisme, c’est l’amour cérébral.
L’islam, c’est la certitude.
D’où les défauts :
Pour le judaïsme, la haine des autres, qui ne supportent pas le doute, et donc l’incapacité de se faire accepter.
Pour le christianisme, l’incapacité de comprendre le monde.
Pour l’islam, l’incapacité de se réformer.
Jeudi 14 mars 2013 at 8:08
Robert,
La dictature des mots est aussi une manipulation mentale.
Vous dites : "intelligence " pour les Juifs, or c’est ruse et fourberie qu’il convient d’employer, cela ressemble à de l’intelligence, mais c’est un détournement de l’intelligence qui aboutit à la stupidité crasse.
Vous dites : "amour" pour les chrétiens, mais c’est charité, Foi et Espérance qu’il convient de dire, et ces 3 vertus ne peuvent être acquises sans le secours divins, car il faut bien plus de force pour aimer son ennemi par charité que de le haïr ou le tuer, cela aboutit donc à la force et à la suprématie inévitable sur le monde parce qu’elle est une religion transcendante de coeur et de volonté.
Vous dites : "force" pour l’islam, alors que c’est violence et tyrannie qu’il faut entendre, ce qui ne peut qu’aboutir à une auto-destruction à terme à moins que l’abêtissement généralisé des peuples ne l’accueille sans coup férir.
waa,
Les juifs ne doutent pas, ils croient au pouvoir. Leur Dieu Mamon est leur seule certitude, de religion ils n’en ont plus.
le christianisme comprend le monde à la lumière de la Vérité, il n’est pas subjectif.
L’islam n’est sûr de rien, n’a pas de théologie mais manipule les esprits dans une croyance abstraite d’un Dieu qui n’a pas de nom, qui ne s’est jamais révélé.
Jeudi 14 mars 2013 at 8:51
Sonia,
Vous avez oublié de mentionner les doigts crochus, le regard torve et fuyant, la barbiche de diablotin, les jambes de bouc, les sourcils suspects, l’haleine sulfurique, les dents taillées en pointes, et le comportement général franchement suspect.
Attention, il y en a un derrière vous ! Ne le laissez pas subtiliser votre porte-monnaie !
Jeudi 14 mars 2013 at 9:53
Et si on disait, comme le regretté Mrg Lustiger : "Les juifs, nos frères ainés dans la foi" ? Eux qui ont porté la croix en forme d’étoile dans le Golgotha des camps … eux que les chrétiens, ou de simples humanistes agnostiques ont suivi jusqu’au supplice, dans la grande fraternité de la douleur … Je suis de cette espèce-là, et si le Christ me donne la grace de pouvoir discerner Son visage dans les traits de mon prochain, alors je pourrais me croire momentanément et ante mortem sauvée. Merci, Fromage plus, pour cette magnifique profession de foi.
Jeudi 14 mars 2013 at 10:55
Lepleindebaffes,
Oh non, ce n’est pas une profession de foi ; c’est plutôt un exposé sociologique.
Jeudi 14 mars 2013 at 11:13
Waa :
Pourquoi parlez-vous d’amour cérébral, pour les chrétiens ? Qu’est-ce qui vous fait dire qu’ils sont incapables de comprendre le monde ?
Quant aux Juifs, je vois bien le doute, mais qu’entendez-vous par "la haine des autres, qui ne supportent pas le doute, et donc l’incapacité de se faire accepter" ?
Voulez-vous dire que les Juifs haïssent les autres, ou qu’ils sont haïs par eux ? Qu’est-ce qui vous fait croire que la haine entre Juifs et non-Juifs se noue autour du doute ?
Jeudi 14 mars 2013 at 11:21
Sonia :
L’intelligence supérieure des Juifs ashkénazes est indéniable. Des dizaines d’études de tous types en attestent, dans tous les pays, à toutes les époques. On peut bien sûr discuter du rôle de l’intelligence dans l’histoire et dans la religion juives. On ne peut pas prétendre que cela se résume à la ruse et à la fourberie.
Vous affirmez que l’islam ne peut que s’auto-détruire à terme, mais je trouve que votre terme tarde à venir. Au bout de mille quatre cents ans, non seulement on ne voit aucune "auto-destruction", mais on constate que l’islam a conquis une bonne partie du monde. Vous faites bon marché de l’efficacité de la violence.
Vendredi 15 mars 2013 at 1:02
@Marchenoir
Amour cérébral parce que désincarné.
Cet amour qui se répartit en doses égales entre la victime et le bourreau, entre l’ami et l’ennemi, "Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent." (Matthieu).
Par une étrange ironie de l’Histoire, l’Europe qu’on dit déchristianisée est envahie par cet amour, qui lui fait rendre les armes (faites du bien à ceux qui vous haïssent) devant l’ennemi du moment.
Il n’y a pas de haine entre juifs et non-juifs, il y a une haine à sens unique (je vous laisse deviner lequel).
Le judaïsme est basé sur le principe qu’aucune question n’a de réponse unique et définitive, et que tout est questionnable, même Dieu.
Un rabbin le dit mieux que moi
Regardez les expressions des autres "hommes de Dieu" qui l’écoutent, on comprend tout de suite que le tabou suprême a été brisé, et que ce ne sera pas pardonné.
Vendredi 15 mars 2013 at 8:04
Bob,
Vous simplifiez et caricaturez à tel point que vos propos n’ont pas grand sens.
Vous oubliez par exemple que d’éminents Docteurs de l’Eglise et des Saints ont pu prêcher les croisades et l’évangélisation à partir des textes dont vous dites qu’ils sont suicidaires.
L’interprétation exclusivement victimaire et doloriste de la doctrine chrétienne est toute récente et peut très bien changer.
Vendredi 15 mars 2013 at 12:50
Sûrement pas, Franck. C’est vous qui me caricaturez.
Je n’ai jamais dit que le christianisme était suicidaire. Je n’ai jamais dit que les Ecritures étaient suicidaires. Je n’ai jamais dit que l’interprétation récente du christianisme était exclusivement victimaire et doloriste.
Relisez bien, et vous trouverez le sens de mes propos.
Vendredi 15 mars 2013 at 12:58
Robert,
l’intelligence des juifs ashkénazes, ou pas, est relative par le fait qu’ils furent souvent mis en avant par leur diaspora qui détient les manettes de la communication. C’est comme les musiciens, par exemple, on met en avant des Yéhudi menuhin alors que des petits génies aussi bon violonistes se contentent de concerts gratuits dans les églises. Il y a des gens intelligents chez les juifs comme partout et il y a des imbéciles aussi, comme partout…la ruse et la fourberie qu’ils utilisent pour se hisser au pouvoir en sous-mains n’est pas de l’intelligence, et leur religion de la lettre est aussi stupide que celle de l’islam. Avez-vous déjà habité dans un quartier juif, dans un immeuble juif ? moi oui, nous étions 20% de non-juifs là-dedans…leur bêtise est atterrante.
Un exemple : les femmes juives doivent se couvrir la tête, alors elles ne trouvent rien de mieux que de mettre des perruques! véridique, je voyais les perruques sécher de mon balcon dans le jardin du rabbin, et je me suis renseignée bien sûr.
Concernant l’islam, elle ne prend sa force que dans la faiblesse du pays qu’elle envahit. C’était le sens de la fin de ma phrase. Opposez lui une fin de non recevoir, une population cultivée et intelligente, elle fond comme du beurre en broche.
Ça fait 1400 ans qu’elle tourne en rond dans le désert, qu’elle ne sert qu’à subjuguer des tribus nomades et des populations décadentes.
Les personnages d’Arabie Saoudite un tant soit peu cultivés, j’en connais quelques uns, n’y croient plus à leur islam qui ne reste qu’une forme de gouvernement totalitaire pour contenir le peuple arabe tellement guerrier, voleur etc…savez-vous que les plus belles caves (à vin) du monde sont en Arabie, même à Médine la ville sainte….
Vendredi 15 mars 2013 at 3:27
Sonia: "il faut bien plus de force pour aimer son ennemi par charité que de le haïr ou le tuer"
Francis Bacon: "Avoir pitié de son ennemi, c’est être sans pitié pour soi-même"
Vendredi 15 mars 2013 at 5:19
Content de vous lire à nouveau, cher Fromage. À propos de la beauté de la Naissance et de la Mort dans le Catholicisme:
http://www.surlering.com/article/article.php/article/benedictus-qui-venit-in-nomine-domini
Vendredi 15 mars 2013 at 9:34
beret vert,
la pitié n’est pas de l’amour.
Vendredi 15 mars 2013 at 10:31
Pour répondre à votre question Robert, on peut regarder ce qui s’est passé dans l’histoire. Le monde chrétien ne s’en est jamais trop mal sorti face aux musulmans et il a même porté nettement plus de fruit pendant longtemps. Malheureusement certains de ces fruits étaient pourris et la déchristianisation a commencé. Aujourd’hui, il reste une civilisation agonisante apparemment incapable de résister à l’Islam. Ca se passe ainsi non pas parce que cette civilisation a été chrétienne, mais parce qu’elle est mourante.
Finalement, votre position est paradoxal, car vous semblez douter du Christianisme à cause de sa faiblesse apparente, en oubliant que ce qui fait la force du Chrétien c’est la foi.
Ceci dit, la foi du musulman est aussi une force, comme la foi dans n’importe quel mensonge.
Le Christianisme c’est bien mieux puisque c’est la foi dans la vérité. Du moins, c’est ce que je crois.
Vendredi 15 mars 2013 at 10:58
Mais si, Sonia ! La pitié, n’est-ce pas le sentiment aigu de la détresse d’autrui ? C’est une des expressions de la charité,l’une des trois vertus théologales… Etre "impitoyable", en revanche, signe un coeur sourd à la voix de l’autre, à sa douleur ! Meme Dieu n’est pas impitoyable et se laisse fléchir par un sincère repentir.
Et la haine porte quant à elle l’indubitable marque de Satan.C’est le contraire de la foi chrétienne. Et refuser la haine n’est pas sombrer pour autant dans la mollesse: la vigilance n’est pas raide et engoncée de certitudes, au contraire : elle rend disponible aux évènements, et les attend fermement, mais avec confiance.C’est une alerte du discernement, que la haine aveugle, stupéfie, empoisonne, paralyse par des fixations, des lubies, qui rendent du coup l’évidence (ce qui apparait au yeux) invisible. Soyons vigilants, mais en refusant la haine, qui éloigne de Dieu.
On peut se méfier, à juste titre, de certains coreligionnaires de Tariq Ramadan, considérant la profonde intolérance de musulmans très nombreux, il faut le reconnaitre, envers d’autres religions, et cela sur tout le globe, toutes tendances de l’Islam confondues.Mais de là à vouer une haine aveugle à des peuples entiers, du berceau à la tombe, c’est adhérer au dessein de Satan, qui est de diviser, de décerner la palme du roi du monde, sur un podium fait de charniers. Le chrétien est un perdant, de toute façon, mais un perdant qui n’abandonne pas et s’incline avec panache. Plus il se dépare, se détache, se découronne, se dévet des choses, plus il suit Jésus, qui s’est dépouillé meme de sa vie, pour nous. Si l’Islam convertit plus que nous, ce n’est pas notre affaire, sauf lorsque cela se fait au prix de vies humaines, au prix notamment de massacres et de pogroms tels au’en connaissent les églises d’Orient, entre autres. Mais là, nous avons notre arme, la prière, qui peut tout. Et notre conscience qui nous dit qu’un Dieu ayant besoin de la haine de ses fidèles pour règner sur la terre ne peut etre le vrai Dieu. Dieu est le dieu des vivants, ne l’oublions pas, le Dieu consolant de toute mort. Chrétiens, nous ne sommes pas là pour gagner le prix de la religion la mieux acceptée, la plus trendy, la moins chahutée du globe, mais pour donner ce qui nous a été donné, à qui n’a pas, pour faire gratuitement commerce de biens inestimables. Chaque homme devant sa foi chaque jour retrempe sa vie dans un bapteme, souvent amer, car en dissonance avec le monde tel qu’il va et avec la vie telle qu’elle est, cette vie qui peut etre si douce, vécue au fil de l’eau, dans l’insouciance de soi-meme et des autres, de la douceur particulière des choses vides et sans aspérité. Le bapteme n’est pas qu’une immersion dans de l’eau sacrée; c’est un renoncement qui recommence chaque jour, un peu comme Sisyphe roulant sa pierre. Renoncement, notamment, à l’orgueil, orgueil de redresser autrui et de s’occuper de sa conscience. Je pense que dès que l’on s’occupe de la foi de son prochain (si l’on n’est pas pretre) de ce qu’il pense, ne pense pas, alors on n’est plus avec Dieu. On est dans le monde, on fait de la politique, avec qui vous savez … certes, on peut exprimer avec virulence sa pensée (sur Moisi blog, notamment !) mais sans espoir de convaincre autrui. Ce n’est pas de notre ressort.C’est Dieu qui convertit, édifie, par l’entremise de quelques hommes et femmes exceptionnels, qu’on appelle les saints, ou alors avec nous, par inadvertance, sans meme que nous le sachions, dans des moments oblatifs qui nous échappent et sont plus grands que nous, et dont, si on les identifiait, on ne tirerait meme pas une gloire quelconque, estimant alors, en conscience, avoir fait simplement ce que l’on devait faire. Quant à la foi du peuple Juif, qu’on l’admire pour sa persévérance ! Car, premier dépositaire de l’Alliance, ce peuple a été, est et sera l’épicentre de la haine des ennemis de Dieu, qui, au travers de ses enfants, tentent de l’atteindre.Quelles tribulations ce peuple vit-il, depuis des siècles, et malgré cela, il croit ! Et Dieu sait ce que la foi peut valoir à ce peuple ! Quel autre peuple voit aujourd’hui en France ses jeunes enfants abattus sans pitié, d’une balle dans la tete, à cause de leur seule foi, comme à Toulouse il y a un an ? Ce peuple fait office de paratonnerre pour Satan et ses sbires.Il a été choisi pour la gloire, pour manger à la table de Dieu, certes. Mais il faut y arriver, à cette table, et souvent, le marchepied est couvert de sang. Pour cela, pour cette constance dans la parole, pour la patience de ce peuple qui attend depuis si longtemps la venue de Dieu, les Juifs sont mes frères sans l’ordre de l’amour, mes frères ainés dans la foi, comme disait Lustiger, y compris si certains d’entre eux me haissent comme chrétienne.Mais je n’ai pas choisi de croire en Jésus pour etre aimée des autres. Et puis, il y a des dissensions dans toutes les familles, c’est humain… Mais comme chrétienne, mon génome religieux m’ordonne d’arreter le mauvais cercle, de briser la mauvaise parole en m’accrochant à la seule chose qui vaille sur Terre, au bout du compte : la reconnaissance de notre fraternité à tous, autant que nous sommes, dans le péché, dans la faiblesse, et dans la nécessité d’etre sauvés, Juifs, chrétiens, musulmans, athées. Qui que nous soyons, c’est notre vie qui proclame Dieu, ou pas, nos actes confessent un seul bapteme, ou le nient. Nos actes infimes de miséricorde envers l’autre, notre porosité à sa souffrance, c’est bien cela qui entremele indissolublement notre qualité d’homme à notre nature de créature de Dieu.Sans la pitié, sans la charité, il n’est pas d’etre humain, mais une sorte d’animalité intelligente qui jouit, profite, et meurt. Car etre un homme, c’est se savoir relié : aux autres, à Dieu, ce qui, finalement, est la meme chose.
Vendredi 15 mars 2013 at 11:26
The end… pourquoi pas se limiter à cent quarante caractères ? Merci pour ce post soulageant !
Vendredi 15 mars 2013 at 11:42
Tartarin … des problèmes de vue ou de concentration ??? Je ne fais pas dans le slogan publicitaire,désolée et vous pouvez zapper, si c’est trop long pour vous.
Samedi 16 mars 2013 at 5:22
"L’intelligence supérieure des Juifs ashkénazes est indéniable. Des dizaines d’études de tous types en attestent, dans tous les pays, à toutes les époques. "
Vos sources ? car des études ne mettent pas les khazars en première position, et de loin.
Il suffit de regarder l’Histoire pour savoir que ce sont surtout les "caucasiens " qui ont une intelligence supérieure.
Intéressant de voir comment un article dédié à la spiritualité dévie toujours sur la vantardise et toujours par les mêmes.
Samedi 16 mars 2013 at 2:47
« pourquoi pas se limiter à cent quarante caractères ? »
Incroyable !
Samedi 16 mars 2013 at 4:11
Le Plein de Baffes :
Merci pour ce commentaire fort intéressant, mais pourriez-vous également faire le plein de sauts de ligne et de paragraphes, ce qui serait une marque indéniable de charité vis-à-vis de vos lecteurs ?
Samedi 16 mars 2013 at 4:17
Passant :
« L’intelligence supérieure des Juifs ashkénazes est indéniable. Des dizaines d’études de tous types en attestent, dans tous les pays, à toutes les époques. »
— Vos sources ?
The Jewish Century, de Yuri Slezkine.
A People that shall Dwell Alone, de Kevin MacDonald, un auteur dont les adversaires disent qu’il est anti-sémite.
Dimanche 17 mars 2013 at 4:05
D’autres sources disent le contraire et comme l’on dit une hirondelle, même supposée antisémite, ne fait pas le printemps.
Je me fie à ce que je constate : la civilisation européenne est le fait de blancs paiens puis de blancs chrétiens ; On juge l’arbre à ses fruits… les juifs ne sont pas des blancs caucasiens, c’est ainsi, il n’ y a pas de mal mais c’est ainsi
L’article avait trait à la comparaison entre le christianisme et l’islam, et bien sûr un judéolâtre arrive et ne supportant pas que l’on ne puisse ne pas parler des juifs, met sur le tapis la supposée supériorité intellectuelle des juifs, assertion qui n’est en fait que de la propagande . Et après les mêmes hurlent contre Hitler qui lui croyait à la supériorité des "aryens" .
Bref, on ne peut plus évoquer quoi que ce soit sans mettre sue le tapis les juifs , c’est insupportable.
Dimanche 17 mars 2013 at 2:54
Chochotte… Monsieur Passant, l’antisémite de service, trouve insupportable qu’on parle des Juifs sans sa permission. Cela lui donne des aigreurs. En somme, pour complaire aux anti-sémites, il conviendrait, soit de ne jamais, en aucune manière, parler des Juifs, soit d’en parler pour en dire du mal.
En parler normalement, sans névrose ni pathos, comme on parlerait des Hollandais, des plombiers-zingueurs ou des amateurs de bière américaine, paraît tout à fait inconcevable à ces gens-là.
Je découvre, depuis quelque temps, l’ampleur de l’anti-sémitisme français, franchouillard devrais-je dire, que je ne soupçonnais pas. Eh ben c’est pas beau à voir. Ca schlingue, pour tout dire.
L’anti-sémite de service, exactement comme le gauchiste, dès lors que vous avancez des faits qui ne cadrent pas avec son idéologie, vous hurle dans les oreilles, comme le petit kapo nazi-communiste qu’il est : "Vos sources !".
Non pas : sur quoi vous appuyez-vous pour dire cela ?, non pas : c’est intéressant ce que vous dites là, auriez-vous une source précise, par hasard ?, non : "Vos sources !"
Monsieur Passant est président de tribunal, il est chef de commissariat, il est chargé par le ministère de la Vérité et de la Répression du Vice de fliquer les non-anti-sémites.
Il ne discute pas : il fait la police.
Dimanche 17 mars 2013 at 3:06
8Bien entendu, quand un flicaillon de blog vous hurle : "Vos sources !", ce n’est pas parce qu’il est sincèrement, honnêtement intéressé par vos sources. C’est parce qu’il fait le pari que, 99 fois sur 100, le suspect, pris dans la lueur des phares anti-sémites, n’aura pas de sources sous la main.
La plupart des gens (anti-sémites compris, naturellement), ne se baladent pas avec un carton de "sources" sous la main. Ils disent les choses qu’ils pensent vraies à la bonne franquette, en quelques lignes, comme ils siffleraient un coup de blanc. Ils ne sont pas en train de rédiger une thèse de troisième cycle. On est sur un blog, ce qui est quand même, sans vouloir offenser Fromage Plus, le sommet de la futilité, et ces messieurs font mine de siéger à la Sorbonne.
Manque de bol, comme je connais mes oiseaux, en ce qui me concerne, je me balade effectivement avec mon carton de sources sous le bras. Depuis le temps que j’écris sur la blogosphère, Monsieur Passant devrait le savoir, et arborer en conséquence une certaine prudence avec moi.
Mais l’anti-sémite est con. Con et incapable d’observer ce qui se passe autour de lui. Con comme une valise, et arrogant comme une porte sans poignée.
Dimanche 17 mars 2013 at 3:43
Par conséquent, lorsque, effectivement, on lui cite ses sources, pensez-vous que l’anti-sémite :
- Va prendre le Kevin MacDonald ou le Yuri Slezkine dans sa bibliothèque ?
- Va dire quelque chose de pertinent sur l’un ou l’autre, ou sur leurs ouvrages, parce qu’il les connaît et qu’il les a lus ?
- Va faire semblant de savoir ce qu’ils sont et ce qu’ils ont écrit, après avoir honteusement truandé en faisant une petite recherche-éclair sur Internet ?
- Va honnêtement demander qui sont Kevin MacDonald et Yuri Slezkine ?
- Va aller dans sa bibliothèque (universitaire, puisqu’il pontifie en réclamant des "sources"), emprunter les livres cités, les lire, et revenir quelques jours après dire quelque chose d’intelligent dessus ?
- Va acheter en ligne A People that shall Dwell Alone ou The Jewish Century, ce qui lui prendrait quelques dizaines de secondes à peine, parce que cela l’intéresse sincèrement d’accroître son savoir sur le sujet ?
- Va se cacher sous le tapis ?
- Va se contenter de la boucler, ce qui serait déjà pas mal ?
Penses-tu !
L’anti-sémite rétorque :
"D’autres sources disent le contraire et comme l’on dit une hirondelle, même supposée antisémite, ne fait pas le printemps."
Monsieur Passant, anti-sémite de son état et fier de l’être, s’arroge le droit de réclamer "leurs sources" aux non-anti-sémites, mais lorsqu’il s’agit d’étayer ses propres dires, il lui suffit de se réclamer "d’autres sources", sans précisions, et démerde-toi avec ça.
Lesquelles ? On ne le saura pas. L’anti-sémite, comme le gauchiste, est exigeant avec autrui et à la coule avec lui-même. Deux poids, deux mesures.
Et hop ! un petit proverbe par là-dessus, roule ma poule, et la sagesse des campagnes a parlé. Monsieur Passant était docteur à la Sorbonne il n’y a pas cinq minutes, maintenant c’est Monsieur Bouseux les pieds dans la glèbe. C’est quand ça l’arrange.
"D’autres sources disent le contraire." Elles disent quoi, exactement, les "sources" de Monsieur Bouseux ? Que les Juifs ashkénazes ont moins intelligents que les non-Juifs ? Aussi intelligents mais pas plus ? Qu’il n’y a pas de différence de QI entre Ashkénazes et Sépharades ? Autre chose encore ?
Nous n’en saurons rien, car, bien entendu, Monsieur Passant n’en sait rien lui-même. Il n’a pas de "sources", il ne connaît rien à rien, il comprend à peine de quoi on parle. Il comprend tout juste qu’on ne dit pas que du mal des Juifs, qu’on ne leur attribue pas tous les maux de la terre, et ça, cela lui est insupportable.
Le troll anti-sémite Passant est tombé dans son propre piège : comme tous les trolls, lorsqu’il exige "des sources", ce n’est pas pour les obtenir. C’est simplement un coup de bluff, une misérable tentative d’intimidation.
Ces gens-là baignent dans la sous-culture journalistique du matin au soir. Le Journaliste est leur Dieu vivant (bien qu’ils lui vomissent sur la gueule du matin au soir). Ils ont appris que le Journaliste avait des Sources.
Par conséquent, quand ils sont à court d’arguments, ils hurlent :
"Vos sources !"
Et ils sont bien emmerdés quand on les leur donne.
Il ne vous reste plus qu’à lire l’une et l’autre, mon brave. Il n’y en a jamais que pour 574 et 492 pages, respectivement. Ce n’est pas quelque chose qui devrait faire peur à un Professeur d’Université de votre calibre. Je suis sûr qu’en deux ou trois jours, vous en serez venu à bout, et que vous reviendrez nous faire part de vos passionnantes analyses et de vos lumineuses réflexions sur mes "sources".
Dimanche 17 mars 2013 at 3:57
D’autre part, un grand nombre de ces anti-sémites de blog viennent de la mouvance catholique. Nous sommes sur un blog catholique.
Et le troll anti-sémite Passant a le culot de me reprocher, non pas même de dire du bien des Juifs, non pas même de ne pas en dire du mal, mais tout simplement d’en parler, sur un fil consacré au christianisme, et à ses différences avec l’islam.
Naturellement, il n’y a strictement aucun rapport entre le christianisme et le judaïsme. Jésus n’était pas juif. Il ne prêchait pas dans les synagogues. Il n’était pas circoncis. L’Ancien testament n’est pas un livre juif.
Comme le dit Lawrence Auster, Juif américain converti au christianisme, l’anti-sémitisme est un indicateur sûr d’un déficit de QI de 10 à 15 points.
Dimanche 17 mars 2013 at 4:32
Et pour en revenir à mon commentaire d’origine, qui a fait sortir les anti-sémites du bois : je me suis contenté de proposer, à la discussion, une qualité fondamentale, une valeur à quoi on pourrait résumer l’essence de chacune des trois religions dites monothéistes.
Mais aussi, le défaut qui serait son reflet, la déviance qui la menacerait.
Et cela, pour le judaïsme comme pour le christianisme et pour l’islam — par ordre chronologique d’apparition sur la scène de l’histoire.
On ne peut pas faire plus équilibré, ou moins partisan. (Je n’ai pas dit juste — c’est l’objet de la discussion que j’ai lancée.)
Pour le judaïsme, j’ai proposé, en positif, l’intelligence, et en négatif, la perversion de l’intelligence, c’est à dire la manipulation mentale.
Sachant que la manipulation mentale est l’une des principales accusations dont se servent les anti-sémites pour justifier leur affirmation de la nocivité juive, radicale et irrémédiable.
Eh bien, même avec cela, ça ne fait rien. Pour Monsieur Passant, mon intervention "dévie toujours sur la vantardise et toujours par les mêmes", je suis un "judéolâtre", je "ne supporte pas que l’on ne puisse ne pas parler des juifs", bref, "on ne peut plus évoquer quoi que ce soit sans mettre sur le tapis les juifs, c’est insupportable".
On voit ici à l’oeuvre la pathologie anti-sémite :
- Quelqu’un qui critique l’anti-sémitisme est forcément un Juif (bah non, raté, je ne suis pas juif, et l’écrasante majorité des Occidentaux ne sont pas anti-sémites);
- Il est interdit de reconnaître une quelconque qualité aux Juifs, car ils n’en ont aucune. Le faire, ce serait soit de la "vantardise"</i, soit de "l’idôlatrie". En aucune manière, ce ne pourrait être une vérité, une constatation banalement objective d’un fait évident.
- Il est évidemment grotesque de prétendre que je ne supporte pas qu’on ne parle pas des Juifs. Monsieur Passant anti-sémite omet les milliers de pages que j’ai écrites sur d’innombrables sujets n’ayant rien à voir avec les Juifs.
En revanche, les anti-sémites, eux, ne supportent pas, ni qu’on parle normalement des Juifs, avec leurs qualités, leurs défauts et leur histoire, comme on parlerait de toute autre race, ethnie, peuple ou nation, ni qu’on critique leur propre détestation irraisonnée et obsessionnelle du peuple juif.
On voit là à l’oeuvre l’inversion accusatoire : ce sont bien les anti-sémites qui attribuent aux gens normaux le comportement pathologique dont ils font preuve.
J’ajoute que ce caractère pathologique est encore plus marqué lorsque les anti-sémites sont chrétiens. Etre chrétien et détester le judaïsme, c’est se haïr soi-même, c’est haïr son propre Dieu.
Dimanche 17 mars 2013 at 9:42
Chapeau bas, Marchenoir !
Dimanche 17 mars 2013 at 10:15
Bien vu, Marchenoir. Et promis : je saute des lignes à l’avenir.
Dimanche 17 mars 2013 at 11:10
Bon, on va passer les qualificatifs qui vont me pleuvoir dessus, antisémite, addict, galeux etc ok. Ca c’est fait.
Sinon, en asie qui détient quand même le record en dépôt de brevet, un peu en relation avec l’intelligence quand même; le judaïsme askhénaze à fait une percée aussi soudaine que discrète ?
Ah oui, la source :
http://www.wipo.int/export/sites/www/ipstats/en/wipi/pdf/941_2012_highlights.pdf
Là ou je ne te comprends plus Bob, c’est que par le passé tu niais mais totalement toute forme de manipulation à but communautaire.
Et là p’t'etre que si on y prends pas gaffe, à la limite avec un peu de malchance moui…c’est possible.
C’est le post de Fdesouche sur Tadéï qui fait effet ?
Lundi 18 mars 2013 at 12:23
Robert,
Mais non, je ne suis pas d’accord avec vous ; ce blog n’est pas un sommet de futilité ! Je suis hyper vexé ! Vous voulez que je me mette à parler maquillage pour vous montrer ce qu’est un blog futile ? Zyva, l’autre, hé !
Lundi 18 mars 2013 at 12:23
Lundi 18 mars 2013 at 12:26
Vous connaissez bien certainement la marque de vêtement Agnès b.
Ils font également du maquillage et du vernis à ongles distribué chez Les Créateurs de Beautés, un site de vente de cosmétique et de produits de beauté par correspondance.
Je vous propose donc de découvrir mes impressions sur cette marque que je n’avais jamais testé jusqu’alors.
Mini b. Collection b.aby colors est une mini collection composée de 3 vernis pastels au fini ‘sucre glacee’, d’une contenance de 6,7mL exactement : D Personne ne s’étonnera de savoir que j’ai sauté sur le rose
L’application de Born in Roses n’a pas été des plus simples. C’est un vernis qui ne supporte pas que l’on passe le pinceau 2 fois au même endroit. Il me fait un peu pensé aux vernis foil. Pour le moment je garde ça en mémoire mais attends de tester d’autres teintes avant de catégoriser Agnès b. dans la catégorie des vernis ‘galère à poser’. Ceci étant, en 2 couches avec retouches on obtient une belle couvrance bouteille.
.
Pour le temps de séchage, on nous promet 40 sec. Je n’ai pas trouvé qu’il séchait plus vite que d’autres vernis séchage express. Et d’ailleurs 40 secondes pour avoir un vernis sec à coeur, je n y crois pas le moins du monde
Mais en tous les cas, il s’agit bien d’un vernis à séchage rapide (10 minutes et on peut enfiler anorak et sac à main
Lundi 18 mars 2013 at 12:27
Je boude.
Lundi 18 mars 2013 at 1:05
Se faire les ongles pour aller bouder ostensiblement en public, F+ a tout d’une vraie greluche.
Désillusion.
Robert, z’êtes parfait.
Lundi 18 mars 2013 at 2:19
@Marchenoir
Impeccable observation du mécanisme antisémite, rien à enlever ni à rajouter.
Lundi 18 mars 2013 at 10:16
Waa,
S’étonner que l’on ramène les juifs après un texte ou la foi chrétienne est disertée après une introduction de trois quatre ligne citant une réplique islamique sans qu’une seule fois les juifs soient évoqués c’est un mécanisme antisémite ?
Lundi 18 mars 2013 at 10:17
"dissertée" j’entends déjà les critiques
Lundi 18 mars 2013 at 1:07
Fromage, c’est trop la classe : un blog pour échanger des idées et se castagner (côté pile), et une recension make-up, histoire de peaufiner mon look "on the road of the Champs" de Dimanche prochain, en guise d’after, après un Clubbing au VIP (qui n’est pas loin …) : ça, c’est unique sur le web. Fromage + : le Must have des blog qui puent ! °+)
Lundi 18 mars 2013 at 3:21
Coucou Fromageplus. Chouette article et fil de commentaires.
Lundi 18 mars 2013 at 4:43
Lepleindebaffes,
Pour l’interlude nailista, j’ai été copier-coller l’article d’une bloggeuse
Lundi 18 mars 2013 at 5:00
Tu vas sur les Champs dimanche et t’as pas de shampoing ??? Allô ??
Lundi 18 mars 2013 at 10:17
La vache….
ll ne reste plus qu’à faire dévier le sujet sur le capitalisme et notre compte est bon….:)
Lundi 18 mars 2013 at 11:18
Arrêtez malheureux !
Tout compte fait, la réponse de Marchenoir est déjà prête : suffit juste de modifier trois mots à ces 4 ou 5 chapitres précédents.
Mardi 19 mars 2013 at 12:07
Robert :
"Robert Marchenoir Says:
Dimanche 17 mars 2013 at 3:06
8Bien entendu, quand un flicaillon de blog vous hurle : « Vos sources ! », ce n’est pas parce qu’il est sincèrement, honnêtement intéressé par vos sources. C’est parce qu’il fait le pari que, 99 fois sur 100, le suspect, pris dans la lueur des phares anti-sémites, n’aura pas de sources sous la main."
Je vous la ressortirai celle-là !
Mardi 19 mars 2013 at 12:22
Fromage,
je reviens sur votre texte, avec lequel je ne suis pas franchement d’accord même si j’en comprends l’esprit.
Pâques n’est pas la fête d’un Dieu humilié, mais bien d’un Dieu vainqueur, d’un Dieu fort, d’un Dieu ressuscité. Vous ne voulez pas comparer la grandeur d’Allah avec la grandeur de notre Dieu, certes, mais faut-il pour cela le rabaisser ainsi: "Dieu est un type à moitié fou", ce qui, vous en conviendrez, est un manque de respect dans la formulation.
Dieu est grand par son amour pour l’homme, Dieu ne chausse pas du 36, il est omniscient, éternel et tout-puissant. Dieu est Dieu, et de tout temps quelque soit les croyances et les époques, l’homme s’est construit des dieux puissants, des dieux forts, des dieux grands. L’homme a besoin de cette puissance pour comprendre le monde, pour trouver sa place et c’est bien l’esprit moderne que de se créer un Dieu faible, pour se croire aussi fort que Dieu et finalement s’en passer.
Le Christ s’est affectivement abaissé par une naissance pauvre, une mort ignominieuse, mais il s’agit de remettre en place cette abaissement qui est non pas une petitesse, mais une grandeur. Il s’agit de faire comprendre que Dieu ne voulait pas se mêler de la puissance du monde, ne voulait pas être confondu avec les Rois de la terre, parce qu’Il apportait un royaume spirituel et que toute sa grandeur et sa majesté se situe dans cette royauté là.
Quoiqu’on en dise, les musulmans ont compris cette grandeur surnaturelle et ils ont raison de dire que "Dieu est grand", car Il est effectivement grand, mais c’est juste qu’Il se trompe de Dieu et donc de message…
N’enlevez pas à Dieu sa grandeur, c’est ainsi que l’on a vidé les églises et fait perdre la Foi à presque tous les Occidentaux et orienté vers de nouveaux dieux plus grands (comme l’islam justement).
Mardi 19 mars 2013 at 2:50
Sonia,
Et quand on chante "Ô Croix, sublime folie", on fait l’apologie de quoi ? La Croix est une folie, parce que la Croix est un scandale. La mort elle-même est un scandale, et il faut être sacrément cinglé pour affirmer "la mort est un scandale".
Je crois très sérieusement que parmi les voies de la sainteté, il y a une forme certaine de folie. Pour faire ce que font d’authentiques saints, il faut n’avoir peur de rien, d’absolument rien, ce qui est un défi intergalactique pour la raison et le dogme de la demi-mesure auquel adhère les gens comme-il-faut.
Je vous encourage vivement à vous procurer le film "L’île", qui est un magnifique film chrétien, où l’on se prend une leçon de sainteté pas vraiment façon image d’Épinal.
Les artistes sont des gens proches du divin parce qu’ils ressentent le tissu de la Création et la prolongent. Pour être un vrai artiste, un authentique collaborateur du projet qu’a Dieu pour l’homme, il ne faut pas être timoré et sage. Il faut être de feu, de sang ; il faut oser, il faut "think outside the box", il faut être sans concession avec certaines conventions. Gaudi était un type à moitié fou, la question de son statut de saint est envisagée très sérieusement. Si Gaudi avait suivi les rails des bonnes manières bien sages, il aurait fini fonctionnaire à la Poste, et n’aurait jamais grillé un seul feu rouge de sa vie. Or Gaudi avait des projets complètement dingues, et il est mort écrasé par un tramway parce qu’il traversait la rue hors des clous.
Vous avez très bien compris où je voulais en venir avec cet article, et je vois très bien où vous voulez en venir. Je ne nie absolument pas la Gloire, les ors, le Dieu Vainqueur, et tous les attributs qui font l’immense classe du Roi des Rois. Mais je signale ici le point nodal qui fait la différence entre le Dieu musulman et le Dieu chrétien. Il faut garder à l’esprit que pour les musulmans Jésus n’est pas mort sur la croix, c’est un autre qui a été crucifié à sa place. Pourquoi ? Parce qu’il leur est fondamentalement inadmissible que Dieu puisse subir le moindre outrage. En islam, Dieu ne peut pas avoir pris chair, Dieu ne peut pas avoir habité l’humanité, Dieu est un être inconnaissable, Dieu n’est pas une personne qu’on peut rencontrer, Dieu est une entité sans but et sans objet, dont la seule façon d’exister à la conscience est une tyrannie implacable. La loi est la loi, point final. C’est halal parce que c’est halal. C’est haram parce que c’est comme ça et puis c’est tout. L’islam ne questionne pas le péché, il l’élimine. L’islam ne questionne pas la tentation, elle l’élimine. L’islam suit des lois quand le christianisme suit des témoins de l’Amour. On ne parle pas de la même chose. Pas du tout.
Mardi 19 mars 2013 at 3:34
http://www.amazon.fr/Lile-Pyotr-Mamonov/dp/B0017W9452/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1363656850&sr=8-1
Mardi 19 mars 2013 at 11:45
Mais Sonia, la grandeur, et non la petitesse, mais plutôt l’humilité sont la même chose pour les chrétiens !
Et dans ce monde qui exalte la puissance et la performance, c’est effectivement folie.
C’est en étant infime, en se reconnaissant comme faibles que nous sommes forts : car c’est cela, l’imitation du Christ, se faire petit, ne pas prendre de place pour laisser la place à l’autre et ainsi sommes nous grands. Grands de l’absence que nous réclamons pour nous- mêmes, afin de laisser l’autre entrer en lumière, à notre place.
Le chemin oblatif, à mon sens, n’est que dans l’effacement volontaire. Les pessimistes appellent ça un sacrifice, les autres, la charité.
Quant à savoir qui est le "vrai Dieu" … Qui, de nous tous, peut le savoir ? Et puis, est-ce si important ?
La présence de Dieu, à l’église, dans la prière, dans un geste que quelqu’un nous adresse à un moment de détresse, ou, au contraire, ce que le prochain nous inspire lorsqu’il souffre et demande notre aide … n’est-ce pas cela qui importe ?
Je vais dire des choses qui me vaudront des volées de bois vert, mais tant pis : Pour moi, le Christ est là lorsque je regarde un Rom qui mendie (sur ordre d’une mafia, certes, volontairement, peut-être). Christ est là, même à des années-lumières de nous, de nos codes ! Christ est là où on ne l’attend pas ! C’était déjà pas évident pour les pèlerins d’Emaüs eux-mêmes de reconnaître Jésus, alors nous …
Le pauvre, c’est pas forcément la petite marchande d’allumettes, toute blonde et gelée, bien propre sur elle, et qui n’insulte personne. Des pauvres pas pénibles et qui présentent bien, y’en a, certes. Ils ne font pas de bruit, et souvent, à cause de ça, personne ne les aide et ce n’est pas juste.
Parfois, aussi, il y a des gens qui regardent vraiment qui est en face d’eux et qui voient la pauvreté invisible, et qui aident. Ce sont souvent des Chrétiens, d’ailleurs.
Mais le pauvre, c’est aussi celui qui éructe des insanités, rond comme une queue de pelle, c’est le gamin de banlieue violeur et voleur, qui te dit qu’il veut faire comme Mohamed Merah. Le pauvre peut être un barbare. Souvenez-vous de Saint Exupéry : "Seul l’Esprit, s’il souffle sur la chair, peut créer l’homme".
Le pauvre, c’est le mec qui se came depuis 40 ans, qui est séropositif, et qui se fait dessus. Il y a des gens qui vont le chercher, qui le nettoient, lui donnent de la méthadone. Pour moi, ces gens lui lavent les pieds, comme Jésus lavait les pieds des lépreux. Tout est une question de phraséologie : qui sont les lépreux, aujourd’hui ?
Je ne dis pas qu’il faut être complaisants et se laisser manipuler. Et reconnaitre la responsabilité d’autrui dans sa propre déchéance (drogue, délinquance …) n’est pas incompatible avec la pratique envers lui de la charité. Cette personne ne fait pas "attention à elle", au sens large, devons-nous pour autant l’ignorer ?
Cette personne est pleine de haine, commet sciemment le mal : doit-on surajouter à sa haine une autre haine ?
Le gamin qui viole doit aller en tôle et pour longtemps. On doit arrêter de dire que c’est "de la faute à la société s’il est comme ça". Non. C’est de sa faute s’il n’a pas compris qu’il est sacré, et que comme créature de Dieu, sacrée, il n’a pas le droit de s’abîmer, et à fortiori d’esquinter les autres. Mais l’envoyer en cabane, c’est lui montrer que sa faute est inexcusable. C’est pour lui, pour sa rédemption.
Ce n’est pas, ne doit pas être une vengeance, ou un enfermement dicté par la haine.
Même si je comprends la haine, par moment, la colère, car je l’éprouve aussi, fortement, lorsque je constate les prétentions de certains tenants de l’Islam dans les pays occidentaux, prétentions qui ne sont guère dénoncées par les coreligionnaires de Ramadan, je lutte pour ne pas me laisser submerger par elle, car c’est le Diable qui en est l’inspirateur.
Moi, c’est Jésus qui m’intéresse, et pour répondre à mes détracteurs, fermement, pas comme un chrétien ravi de la crèche, je demande le secours de l’esprit saint, qui m’aide, comme n’importe qui l’invoque en vérité, pour un but louable et conforme à la foi chrétienne.
Et je souscris à ce que dis Fromage : c’est une folie que d’aimer Jésus et de le suivre, comme ça l’était il y a deux mille ans. Quoi ? Tous mes biens, donnés aux pauvres ? Quoi ? Ma famille, sacrifiée ? Pour quelle récompense ? Le supplice ?
Qui est assez fou pour vivre cela, aujourd’hui ? Qui de nous aurait les tripes de finir aujourd’hui comme le père Popieluzko ?
Et c’est folie, en ce monde, de marcher sur les pas de Jésus, car le chemin n’est pas semé de roses. Ce n’est pas seulement renoncer, se priver, s’émonder jusqu’à la trame.
Lisez la Litanie de l’Humilité. La première fois que je l’ai lue… quel frisson de refus j’ai eu ! Que c’est aride, et ingrat !
Et pourtant, je crois bien que la sainteté ordinaire est là, dans des gestes infimes que personne d’autre ne détecte, mais que Dieu voit, et aime.
(http://docteurangelique.forumactif.com/t12564-litanie-de-lhumilite)
Mais franchement, je crois que ça vaut le coup : Etre aimé d’un Dieu qui nous aime tant qu’Il nous a gravé dans la paume de Sa main (Livre d’Isaïe, chapitre 49) …
Mardi 19 mars 2013 at 11:47
Excellent film en effet, cette "Ile", mais il paraît qu’il faut être à jour sur les références culturelles orthodoxes pour en comprendre vraiment toutes la richesse (dixit un prètre bibliste avec lequel j’en avais discuté à l’époque).
Pour en rajouter sur votre allusion au légalisme de l’Islam, Fromage, et la vison totalement opposée du christianisme sur le sujet, j’ajouterai que dimanche dernier, la 2ème lecture (Philippiens, chap 3, verset 9) nous rappelait que : "Cette justice ne vient pas de moi-même, – c’est-à-dire de mon obéissance à la loi de Moïse – mais de la foi au Christ : c’est la justice qui vient de Dieu et qui est fondée sur la foi." Sur la foi, et non sur la loi.
Ce qui ne veut évidemment pas dire que la loi doit être jeté à la poubelle, mais simplement qu’elle doit rester à sa place, c’est à dire un corpus de moyens mis à notre disposition pour faciliter notre compréhension de la volonté divine. Ni moins, ni plus. L’erreur des pharisiens était de chercher la justification dans la loi et de l’avoir absolutisée, d’en avoir fait une fin en soi, exactement comme le font les musulmans aujourd’hui.
Mardi 19 mars 2013 at 4:28
Sonia,
Il y a un phénomène sociétal très grave dans le milieu catho : celui d’une disparition totale des artistes. Le catholicisme français est sclérosé par une trop grande prédominance de la "gentillesse" et du "social". Et depuis les chachas jusqu’aux tradis, on cultive un goût artistique absolument fade. Les soirées rallyes BCBG et les réunions de madames-du-cathé sont immensément ignorants du vrai cinéma, de la bonne musique, du design, de l’architecture, des grands courants de pensée contemporaine.
Le milieu catho ne génère plus d’artistes, et les artistes n’ont certes pas envie d’entrer dans le milieu catho. C’est grave, quand même.
Les cathos sont complètement en dehors de toutes les nouveautés stylistiques, de toutes les recherches graphiques, de tous les milieux créatifs. Citez-moi un groupe de musique catho. Glorious ? Mon Dieu, Glorious… Ils sont bien gentils, mais ça ne vole pas bien haut. Citez-moi un mouvement artistique lancé par un catho. Le trip-hop ? La jungle ? Le dubstep ? Bah non. C’est le vide intersidéral. Chez les cathos on écoute Goldman, David Guetta, OMD, les Black Eyed Peas,… Putain mais c’est horrible. C’est de la soupe. Il y a un VRAI gros problème d’art dans le catholicisme. Comme si on y avait éradiqué la folie, justement.
Mardi 19 mars 2013 at 7:48
Frometon, vous citez ce chef d’oeuvre qu’est "l’île", je vous aime !
C’est mon film de chevet, je le regarde très régulièrement et le montre à qui veut.
Tout y est sublime, à fleur de peau, fou à lier, dans l’image et le son comme dans le propos. Je pleure à chaque fois. L’esprit russe, les fol-en-Christ !
Pour moi qui suis un être trop rationnel aux émotions contenues, parfois profondément enfouies, la contemplation de la Création ou l’art, surtout musique ou cinoche, sont des exutoires, des moyens de libérer ces chevaux enfermés et de les laisser galoper à leur guise.
Alors, une vraie belle oeuvre religieuse comme "L’île", c’est le tsunami émotionnel !
(Mais ne me parlez pas de "La Passion du Christ" de Gibson, hollywoodien à gerber…)
Pour revenir à votre propos, vous avez tout à fait raison.
Sagesse de Dieu, folie pour les hommes ; sagesse des hommes, folie pour Dieu !
Double kénose du Christ : l’Incarnation (abaissement de la transcendance à l’immanence, le Créateur qui s’incarne dans sa propre création, prend part à l’Histoire, pour tout récapituler en Lui ! C’est de la folie !), puis la Croix (mourir (!) comme le plus vil des hommes). Et c’est justement ce double abaissement amoureux que n’accepta pas Satan, lui qui voyait Dieu face à face dans Sa splendeur.
Le christianisme n’est pas une loi, pas une morale. Ce n’est pas la loi qui justifie !
Mardi 19 mars 2013 at 10:29
Fromage,
Bien sur que la Croix est folie, mais ce n’est pas du tout cela que je critiquais. D’ailleurs toute votre réponse corrobore exactement ma pensée dans le sens que le christianisme est fort d’une folie bienheureuse. Mais tout cela est bien loin du sentiment de petitesse et de rabaissement que j’ai ressenti en lisant votre texte.
L’amour immense d’un saint jusqu’à donner sa vie est folie pour le monde, mais Dieu n’est pas fou, Dieu est grand. Je critiquais juste la formulation qui est importante malgré tout… Tout le reste sur le légalisme et la Foi et la charité, concerne les hommes mais non la grandeur de Dieu.
Bon, vous pleurez sur l’absence artistique des catho de tout poil, jusque chez les tradis. Dites-vous bien que je ne peux qu’être d’accord et que je suis bien loin de ce cliché que vous présentez.
Du coté de mon mari on est graphiste-archit-archi d’intérieur (5 ans d’étude…c’est dire si on en connait un rayon).
Coté musique, je ne décollerai jamais du classique, c’est comme ça, chez nous on fait des concerts, on baigne dans des quattuor et des ave verum de Mozart, on ne supporte plus rien de moderne. Tout ce que vous évoquez,
"trip-hop ? La jungle ? Le dubstep ? Bah non. C’est le vide intersidéral. Chez les cathos on écoute Goldman, David Guetta, OMD, les Black Eyed Peas",
je connais même pas et je ne veux même pas connaitre. Ce n’est pas de l’art.
Juste une sorte d’excitation momentanée d’une sensibilité acculturée.
coté architecture, c’est différent, on est des malades du beau, de l’épuré, bref des outsider…
Musique, peinture…y a rien de bon, sûrement parce que les gens consomment et ont perdu le sens de la création par manque de solitude et de retraite sans média. Comment voulez-vous créer avec un ipad, un iphone qui vous relie au monde, partout, en tout lieu. Les gens sont devenus des naufragés spirituels qui s’accrochent à leurs gadgets comme à une bouée de sauvetage. En fait c’est pas un problème catho, c’est un problème de mode.
D’ailleurs ça revient à mon message de cette perte du sentiment de la grandeur de Dieu : l’art est divin, il est un don de Dieu et c’est en perdant justement ce sentiment de la grandeur de Dieu que l’art va s’affadir.
Mardi 19 mars 2013 at 11:17
Grandeur et humilité pour les chrétiens sont une seule et même chose. Ce sont les deux versants de la charité.
Charité envers soi-même, de s’estimer plus petit que le plus petit de tous. Et grandeur, non de l’idée que l’on se fait de soi, mais du don de soi.
Et donc, unité parfaite avec la souffrance de l’autre, qui devient la mienne. Et par là, imitation du Christ. Notre grandeur est dans le renoncement à tout ce qui n’est pas l’amour.
L’amour du prochain quel qu’il soit ! Là, effectivement, on plonge dans le grand bain où la raison moderne, utilitariste (calcul coûts/avantages) naufrage.
Je n’ai aucune raison objective d’aller vers le plus dissemblable de mes prochain, si ce n’est un rendez-vous d’amour. Pour le Christ, dont je discerne le visage dans le visage de cet homme.
Aimer comme Jésus est un renoncement absolu à la raison rationaliste, si j’ose dire. C’est renoncer à s’économiser. C’est accepter d’être poreux à autrui, quel qu’il soit. Car c’est bien douloureux de ne pas choisir des pauvres qui ressemblent à l’idéal que l’on s’en fait !
Moi, qui suis réac (anti-immigration, méfiante, sinon plus, envers l’Islam, favorable à une justice très ferme envers les multirécidivistes etc), je confronte mes idées politiques avec le réel. Et je m’interroge : les lépreux d’aujourd’hui, qui sont-ils ? Qui sont-ils aujourd’hui, les pauvres et les petits, qui sont les biens-aimés du Christ ? Et là, je constate que le pauvre d’aujourd’hui, ce n’est pas la petite marchande d’allumettes, qui congèle en silence, toute proprette et bien élevée !
Et j’en viens à cette conclusion, dérangeante pour moi, comme on dit aujourd’hui : le pauvre d’aujourd’hui, c’est le Rom qui mendie dans la rue, de son plein gré ou exploité par une mafia, c’est le drogué séropositif qui se fait dessus et qui m’agresse pour se payer sa dose.
C’est la prostituée chinoise qui tapine devant le supermarché, c’est le multirécidiviste qui pique un sac dans le métro, le clodo qui pue. C’est aussi le paysan retraité qui a tellement honte de sa retraite (400 euros), qu’il se pend dans sa grange. Celui-là, étrangement, draine plus naturellement ma sympathie …
Et là, autre constat : c’est dur de tenir ferme sa charité devant certains actes qui révulsent, face au constat de l’indéniable responsabilité que portent certaines personnes dans leur déchéance, c’est dur de discerner chez des individus qui semblent humains d’une façon qui rappelle la férocité de certains fauves, une trace d’humanité, d’empathie, une raison de les aimer … on peut me rétorquer que c’est être complaisant, mais non, vraiment. Etre charitable ne signifie pas être complaisant et se laisser manipuler. La justice est là pour passer lorsqu’un mal a été commis. Mais qu’elle passe sans esprit de vengeance, calmement, sans haine, car la haine ne peut être la justice (vertu cardinale).
Et voilà où est la folie, voilà où Jésus se manifeste : Son amour persiste, même, surtout quand c’est insensé d’aimer, surtout à contrecourant ! Son amour, vraiment, est irrésistible, irraisonné.
Et le chrétien, porteur de cet amour, ose : aller vers les lépreux d’aujourd’hui, les intouchables, ceux auxquels ne parlent que les "travailleurs sociaux", les ONG.
Mais c’est difficile d’aimer l’autre dans sa turpitude.
Peut-être faut-il accepter aussi que le prochain ne se résume pas à des actes, mêmes récurrents, ni à ses paroles, qui sont les fruits d’un moment et d’une circonstances. Il est un mystère, il est ignoré des autres, méconnu, mal jugé. Il se méconnaît lui-même, car les circonstances nous inventent, pas l’idée abstraite que l’on se fait de la vie.
Ce blog, comme tant d’autres, en est la preuve : c’est difficile d’être chrétien aujourd’hui. Mais je ne crois pas que cela soit à cause des lois qui vont et qui viennent, qui viendront, du gouvernement et de sa crise d’athéïte aigüe, de l’Islam qui revendique et conquiert.
C’est surtout difficile à cause de nous-mêmes, de notre humanité qui est si fluctuante, imprévisible. Etre chrétien, c’est aussi modeler sa conscience. C’est dur, certes, mais de la même façon que c’était dur pour ce jeune homme riche auquel Jésus a enjoint de vendre tous ses biens, et de donner l’argent aux pauvres pour le suivre. Dur comme pour le Christ, au jardin des Oliviers, lorsqu’Il a demandé au Père d’écarter cette coupe …
C’est renoncer à tous et à tout : aux certitudes, aux convictions, aux penchants quels qu’ils soient, pour être vacant. Vide de soi-même et plein de l’autre.
Mercredi 20 mars 2013 at 12:05
Pour surfer sur la vague, avez-vous lu l’homélie de notre bon pape François, prononcée pendant la messe d’intronisation, en ce jour où nous fêtons saint Joseph ?
On est en plein dans le sujet.
Et il ajoute (ô joie !) l’amour de la Création, inséparable de l’amour du prochain.
Saint Joseph, saint François : quels guides !!!
Mercredi 20 mars 2013 at 1:48
Je ne connais pas ce film "L’île"…désolé je suis très loin de tout cela! (je suis plus dans les livres) mais effectivement, cela me parait intéressant à découvrir. Il faudra que je me le procure. Merci.
Si vous aimez les histoires russes, lisez "le trêtre" de Volkov (si ce n’est déjà fait!) : la force de l’humble grandeur de Dieu qui vainc les réticents à la Foi…
Mercredi 20 mars 2013 at 11:17
J’aime quand ça parle d’art et d’artiste… C’est beau, et j’aime la beauté.
Ne vous inquiétez pas, Fromage, il y en a des artistes cathos qui arrivent. Et je ne parle pas que de moi
Mercredi 20 mars 2013 at 12:14
Vous voulez du beau ? Jetez un oeil aux oeuvres de Malel, catholique et peintre contemporain.
http://malel.com/
Mercredi 20 mars 2013 at 3:35
Et Arcabas !
Mercredi 20 mars 2013 at 4:11
Pour la poésie, la maison d’édition Ad Solem publie régulièrement de jeunes auteurs. Je pense à Philippe mc Léod, à Paul Guillon, entre autres. Sinon, les classiques ne mourront jamais : Marie Noël, Francis Jammes, Bernanos etc.
Et pour la musique, Fromage, moi je ne sais même pas qui sont les groupes et musiciens dont vous parlez ;+) ; ça manque de jus et de punkitude; en revanche, Patty Smith, convertie au christianisme, et toujours aussi hargneuse, reste géniale. Et je trouve une dimension christique dans le Rock type Velvet, Lynyrd Skynyrd ou Neil Young. Chez les Français … mmm … voyons … comment dire .. depuis qu’ils ont la manie d’essayer de chanter comme des blacks en beuglant, ou de faire des pseudo chansons à texte, effroyables de prétention, la chanson made in France est morte.
Mercredi 20 mars 2013 at 11:17
Mon Dieu, s’il existe une preuve de Ton existence, c’est bien la guimauve qui dégouline sur ce blog en ce moment.
Le taulier et ses groupies n’arrêtent pas d’avoir des orgasmes devant celles qui vouent leur vie aux pauvres, mais dédaignent ces derniers quand ils sont ouvriers, les méprisent quand sont ouvriers et qu’on vient de les licencier, et n’en peuvent plus de les conchier quand ces salauds de pauvres, au lieu de tendre la joue gauche et de chanter des Ave Maria, ont le culot de redresser la tête, d’exiger leur dû, et en plus, de spolier Messieurs Michelin, GoodYear, Continental, Lejaby, Lip, du libre usage du nom leur famille, avec la complicité de journalistes gauchistes.
C’est un véritable scandaaaaaaaaaaaaaaaaaaale !
On n’a pas vu un tel affront depuis l’exil forcé du quintal un tiers Depardieu, qui tresse pourtant de si beaux lauriers à la gloire de Ramzan Kadyrov.
Non mais c’est vrai, quoi, allo ! Quand tu es pauvre, tu restes théorique, tu pleures avec un regard extatique en direction du ciel tout en fermant ta gueule et te lavant les cheveux au shampoing.
Vous tous qui cherchez à acheter pour trois sous de paradis, il doit encore en rester, des pauvres de cet acabit, des pauvres théoriques, propres, silencieux.
Pouah ! Avec la certitude d’être les seuls capables de faire le bien, c’est très exactement pourquoi je ne trouve pas plus hypocrites, plus chafouins, plus sournois que les catholiques.
Prêts? La charité, c’est une vertu de chaisière qui fait de la rétention anale.
Non à la charité, vive l’impôt progressif jusqu’à la confiscation.
Mercredi 20 mars 2013 at 11:20
Excuses : je m’aperçois que lepleindebaffes commence à se poser des questions dans ce sens. J’avais pas lu…. Z’êtes dans la bonne direction. L’athéisme militant, c’est pas pour demain, mais il y a du progrès.
Mercredi 20 mars 2013 at 11:28
Je ne risque donc pas d’atteindre le point de vitrification totale où vous me semblez fossilisé, sédimenté dans vos certitudes, Fier Soc’. Encore une fois, nous divergeons, et je m’en réjouis.
Mercredi 20 mars 2013 at 11:29
Mais bon … quoi de plus naturel ? On ne peut pas être soc’ et se remettre en cause, vu que son job, quand on est soc’, c’est de remettre en cause les autres.
Jeudi 21 mars 2013 at 12:44
Il y a hélas parfois du vrai chez fiersoc.
Jeudi 21 mars 2013 at 11:34
Bon, si les socialistes (fiers ou pas fiers) se souciaient vraiment des ouvriers, ça se sauraient. Ces derniers s’en sont d’ailleurs aperçu et ne votent plus pour eux, mais c’est une autre histoire.
Quant aux nombreuses oeuvres de charité de l’Eglise (secours catholique, etc…), c’est bien connu, elles ont été créées uniquement pour le Medef.
Fiersoc nous ressort juste le vieux cliché, répété à l’envie par les laicards du début 20ème, de la bonne bourgeoise sortant de l’église et donnant 2 sous à "son pauvre" pour s’acheter une bonne conscience. Plus grand rapport avec la réalité.
Le seul équivalent qu’on pourrait peut-être trouver aujourd’hui serait l’adhérent qui verse son obole à SOS racisme pour se donner l’impression de participer à ce gigantesque combat contre le Mal (je ne sais pas si il en reste beaucoup, l’antiracisme est un combat qui se mène avant tout à base de grasses subventions….)
Jeudi 21 mars 2013 at 2:25
Les gens comme Fier Soss, à cause de leur ignorance, sont incapable de faire la différence entre "être catholique" et "être un saint". Les gens comme Fier Soss attendent de chaque catholique qu’il soit un saint. C’est très gentil à vous d’attendre de nous que nous soyons tous des gens exceptionnels vivant comme des moines ("Tu es catholique ? Mais tu as un appartement bourgeois et tu n’as pas donné toute ta fortune aux pauvres jusqu’au dernier centime ! Donc tu es un mauvais catholique !); hélas nous sommes avant tous des pécheurs. Mais il apparaît soudain très clair que le catharisme est une grande tentation pour les gens comme Fier Soss.
Jeudi 21 mars 2013 at 9:11
Il faut reconnaître aussi que l’archétype du catho (ou du moins l’image que le pékin moyen s’en fait) est plutôt du type bourgeois CSP+.
(Pour plusieurs raisons, que je ne développerai pas.)
Et il est vrai que dans les Evangiles, il y a quelques passages pas piqués des hannetons sur le fric et les riches…
Il y a donc du vrai dans ce que dit Fiersoc.
Vendredi 22 mars 2013 at 3:40
Sonia : « Les femmes juives doivent se couvrir la tête, alors elles ne trouvent rien de mieux que de mettre des perruques! véridique, je voyais les perruques sécher de mon balcon dans le jardin du rabbin, et je me suis renseignée bien sûr. »
La perruque servant à cacher les vrais cheveux est une pratique courante chez les juifs orthodoxes. Chez les conservateurs et les libéraux, cela ne se fait pas, et le rapport à la Loi est différent. Quant à parler de "ruse" chez les juifs, c’est une caricature grossière. Tous les juifs ne sont pas des intellectuels, d’une part, et tous les intellectuels, parmi eux, ne se livrent pas à des arguties sans fin. On peut retrouver la même ruse à l’œuvre (ou la même attitude manipulatrice) chez des intellectuels islamistes comme Tariq Ramadan, chez des chrétiens, etc. Les jésuites étaient pendant un temps considérés comme des experts en la matière. À ce sujet, vous semblez vous contredire, car vous dénoncez d’une part une obéissance aveugle à la lettre de la Loi, et évoquez d’autre part cette agilité intellectuelle (que vous percevez comme ruse) qui permet justement aux Juifs de questionner leur rapport à la Loi, à Dieu…
Fromageplus et consorts, ici vous défendez les Juifs au nom de leur foi ancestrale, mais plus loin dans le blog, vous les attaquez et les traitez d’orgueilleux parce qu’ils ne sont pas prêts à se convertir au christianisme (plus précisément au catholicisme puisque, me semble-t-il, vous ne reconnaissez pas les autres confessions chrétiennes). J’entends bien que vous n’êtes pas antisémites, mais si vous défendez leur foi, pourquoi vouloir les convertir à la vôtre ?
Vendredi 22 mars 2013 at 4:30
carine005 Says:
Mardi 19 mars 2013 at 12:07
Robert :
« Robert Marchenoir Says:
Dimanche 17 mars 2013 at 3:06
8Bien entendu, quand un flicaillon de blog vous hurle : « Vos sources ! », ce n’est pas parce qu’il est sincèrement, honnêtement intéressé par vos sources. C’est parce qu’il fait le pari que, 99 fois sur 100, le suspect, pris dans la lueur des phares anti-sémites, n’aura pas de sources sous la main. »
Je vous la ressortirai celle-là !
****
La différence, Carine, c’est que moi, quand je demande des sources, je suis sincèrement intéressé par les faits, et je tiens compte de ce qu’on me donne (si on me le donne).
Je suis très déçu que, m’ayant abondamment lu, vous ne fassiez pas la différence, et que vous vous borniez à un formalisme relativiste de mauvaise foi.
Si je vous ai, à vous, demandé des sources, c’est que vous faites partie des gens qui affirment volontiers sans savoir, et d’ailleurs vous le reconnaissez. En l’occurrence, vous n’aviez pas de source et vous vous faisiez l’écho de vagues ragots.
Comprenez-vous la différence entre des faits étayés, avérés, et de simples allégations ? Comprenez-vous pourquoi c’est important ?
Vendredi 22 mars 2013 at 7:13
Schlabaya,
En matière de judaïsme, je me garderais bien d’affirmer en bloc l’existence de "la foi". Moi, ce que je ressens du judaïsme, c’est une pratique du rite, c’est un sens de la communauté par la pérennisation des coutumes, c’est une certaine façon de penser (l’humour juif n’est pas l’humour belge), c’est un regard philosophique particulier (dont l’expression dans l’art est extrêmement significative, il suffit d’écouter un Frank Gehry, un Roman Polanski, ou encore les frères Coen).
Pour ce qui est de la foi, telle qu’on peut en entendre des témoignages chez les chrétiens, chez les musulmans ou chez les hindouistes, eh bien je n’en retrouve pour ainsi dire aucun trait similaire chez les juifs. Des rites, oui, très certainement. Et très sérieusement. Mais de la vraie foi, je m’interroge très sérieusement. Quiconque connaît des juifs dans son entourage fait le constat suivant : si chez les chrétiens on a un gros problème de foi sans pratique, chez les juifs on a un gros problème de pratique sans foi ! La foi est une sorte de coquille vide : les intellectuels juifs sont sans conteste les plus grands penseurs du doute, de l’absurde, de l’angoisse, de l’absence, de la dialectique, de la symbolique. Ce qui n’est pas un jugement mais une observation – teintée d’une authentique admiration. Il faut voir ce film de Woody Allen où un personnage de rabbin devient aveugle ! Ironie, doute, humour, dérision, questionnements en abîmes ! Le symbole a une puissance intellectuelle très forte. Il faut voir "A serious man" pour prendre le pouls de la spiritualité juive vue de l’intérieur !
En effet, je ne serai jamais antisémite pour cette raison qu’il ne faut sûrement pas rejeter la graine qui a donné l’arbre ! Comme je suis chrétien, je crois que l’arbre est supérieur à la graine et je crois que l’arbre est le devenir naturel de la graine, mais je conçois surtout la germination comme un devoir irréductible de la graine ! Vous suivez la métaphore ? (Ne la critiquez pas, j’en suis super fier ! Elle est vachement poétique !)
Vendredi 22 mars 2013 at 7:39
"l’arbre supérieur à la graine" ?
Bof. L’aboutissement, dirais-je plutôt. Voire l’accomplissement, pour reprendre un terme utilisé par le Christ lui-même.
Idée que vous exprimez par ailleurs ensuite.
Vendredi 22 mars 2013 at 7:40
J’aime bien votre métaphore… Et l’islam, dans tout ça ? Un fruit pourri selon vous ? Après tout, il est issu de la même souche…
Vous pourriez dire que vous n’êtes pas judéophobe pour cette même raison, mais antisémite, c’est autre chose. C’est la religion juive qui a donné naissance au christianisme, plus que le "génome" juif. L’antisémitisme est une haine raciale, et non religieuse.
Une très grande amie à moi est juive, je n’ai pas de doute sur sa foi, je crois que son mari s’est converti pour lui faire plaisir, mais elle, c’est autre chose. J’ai connu ses grands-parents qui étaient également très croyants.
Quant aux chrétiens, je fréquente principalement le milieu protestant réformé (et non, n’essayez pas de me convaincre que je finirai en enfer…), il est exact en ce qui nous concerne que la foi est plus importante que les rites, mais concernant le catholicisme, il me paraît clair que les plus pratiquants d’entre vous ont de quoi faire entre les messes quotidiennes, les différentes prières adressées au Père ou à Marie, les dévotions à divers saints, et les différentes fêtes religieuses.
Vendredi 22 mars 2013 at 10:33
Schlabaya,
Vous avez raison : dans "antisémite" il y a "sémite" qui n’est pas une considération religieuse. Nous parlons ici de judaïsme, qui est une religion.
Samedi 23 mars 2013 at 12:27
shlabaya,
effectivement, il y a un "petit" raccourci quand je dis que les juifs sont rusés et fourbes. Cela en fait sous-entend la juiverie de puissance qui pourrit le monde et non pas les juifs lambda qui sont des êtres comme tous les autres.
Ceci étant, la bêtise des gens qui obéissent à une loi sans discernement et selon la lettre seule sans y comprendre l’esprit est une constante qui se vérifie tant chez les juifs pratiquants que chez les musulmans.
En même temps peut-on parler de religion juive? c’est peut-être aussi la question qu’il faut se poser. Il est visible que les juifs n’ont plus ni dogme, ni prêtres, ni temple de Jérusalem (leur "kaaba" en quelque sorte), ils sont sclérosés dans un attentisme muet qui n’a plus de prophète ni de prophéties pour les diriger, comme c’était le cas avant la venue du Christ. Ils se maintiennent dans une idée de peuple élu d’un Dieu dont finalement ils ne savent pas grand chose : "Je suis celui qui suis"…assez vague comme définition, si elle n’est pas expliqué et pourtant elle a été ensuite répétée par le Christ lui-même : " avant qu’Abraham ne fut, je suis…". Ils auraient pu faire la connexion…
Fromage,
votre métaphore est très jolie, je le concède, mais faut-il se poser la question d’être antisémite? il n’y a pas à être antisémite parce que…ou ne pas l’être parce que…, c’est une tournure totalement enjuivée pour alimenter le principe de la victimisation et tout le reste.
Par contre de dire que les juifs sont la graine qui a donné l’arbre du catholicisme…ouf. Vous êtes visiblement judéo-chrétien.
Je vous conseille la lecture de " l’héritage d’Athéna".
En fait, les juifs sont un peuple élu par Dieu pour faire naitre son Fils. Ils ont reçu le décalogue pour apprendre à vivre selon la loi naturelle et ne pas accueillir Dieu dans un monde d’erreur livré au démon. Ils ont eu des prophètes pour que le Christ puisse être reconnu lors de sa venue, Ils ont eu l’idée du Dieu unique pour qu’ils ne se livrent pas à l’idôlatrie et pour que le chemin de la Révélation soit préparée. Vous voyez, ils ne sont pas une graine, mais juste une maison préparée par le Bon Dieu pour descendre sur terre : c’était le sens de l’ancienne alliance. Mais le Christ a vraiment instauré une religion nouvelle, bien sûr elle reprenait les bribes données aux juifs de l’ancien testament, mais l’enseignement du Christ, ce qu’on appelle la Révélation est le point de départ du catholicisme, c’est toute la Foi, explicitée ensuite par les Apotres et les Pères de l’Eglise sous l’influence du Saint-Esprit.
Tout le cérémonial, les lois judaïques, la hiérarchie des prêtres et des tribus d’Israel ont été totalement remplacés par la hiérarchie de l’Eglise. Il a choisi ses 12 apôtres chez les plus pauvres, les plus simples et les moins instruits pour être sûr qu’ils ne viendront pas plaquer son enseignement sur les lois de l’époque. C’est peut-être pour cela que les pharisiens, les prêtres l’ont tant rejeté, ils pensaient être à la meilleure place pour recevoir l’enseignement du Christ et continuer, en union avec le Messie, la religion juive qu’ils avaient organisé de façon très humaine . Imaginez la suprématie qu’ils auraient eu sur le monde! Eux choisis comme précurseurs de la vraie religion… Non, ils étaient seulement le lieu d’accueil.
D’ailleurs la Sainte Vierge Marie a été conçu sans le péché originel car elle devait être sans tâche et que la religion juive ne pouvait pas permettre d’accéder à ce degré de sainteté. On peut presque dire qu’elle était comme un électron libre, issue par le sang mais pas par l’esprit du peuple juif. Elle est un pur produit de Dieu, tout comme Eve, mais elle fut son antidote…bon là on s’éloigne.
Samedi 23 mars 2013 at 1:55
Sonia, Ce qui est bien, avec vous, c’est que vous offrez sur un plateau les clichés les plus caricaturaux à tous les lecteurs de ce blog. Franchement, nous sortir le verbe « enjuiver », c’est vraiment la consternation générale. Je ne sais pas quoi vous répondre tellement je suis embarrassé de me savoir lu par des gens qui osent écrire ce genre de mot, et même penser le concept le plus sérieusement du monde. Sonia, supportez-vous, à la messe, de faire usage de mots comme Alléluiah ? Ça va, c’est pas trop juif pour vous ? Chante-t-on « Ô prends mon âme » dans votre paroisse ? Ça tombe bien : http://www.youtube.com/watch?v=_IuHgBQcbKs&feature=youtube_gdata_player
Samedi 23 mars 2013 at 12:03
Quewa ? Alléluiah, c’est pas du latin ?!
Samedi 23 mars 2013 at 2:16
Fromage,
désolé de vous consterner, je suis hors du système, je suis hors de la mode des mots et si le verbe "enjuiver" me plait je l’utilise et je me fous des clichés.
Peut-être bien que la France crève de gens qui ont peur des clichés et qui comme vous, viennent vite clamer qu’ils ne sont surtout pas anti-sémite.
En fait vous n’avez rien compris à mon com et ne l’avez probablement pas lu ou lu avec cet apriori que je suis anti-sémite, tellement vous avez peur d’être fiché.
Et vous, à la consternation générale vous utilisez ce mot "anti-sémite" qui est une pure idéologie, qui est une pure dictature que vous vénérez pour ne pas être un exclu du système.
Vous savez, j’aime les Juifs, je les aime parce qu’ils savent foutre le bordel comme personne et que j’ai des leçons à prendre.
Mais j’ai horreur d’utiliser ou d’éviter des mots par soumission, de ne pas dire la vérité parce qu’elle dérange. Les Juifs, je m’en cogne et je les aime en tant qu’être humain tout simplement, mais venir me dire que le judaisme est l’origine du catholicisme, je vous réponds que c’est faux et je vous donne une argumentation (qui vaut ce qu’elle vaut, c’est-à-dire celle d’un com de blog) mais qui n’établit pas un jugement de personnes.
Alléluia!
Samedi 23 mars 2013 at 9:48
J’ai participé à un Shabbat avec des amis Juifs, un soir, invités pour le week-end dans leur bonne ville méridionale et j’ai prié avec eux, à table, béni de leur bénédiction les plats que nous mangions ensemble, pensé à ces inconnus qui partagent ma foi, la leur, ou qui n’en n’ont pas, ou qui en ont d’autres. Je n’ai pas eu l’impression de prier un autre Père que le leur qui est aussi le mien. Et j’ai aimé leur recueillement simple, ces prières qui font partie de la vie domestique, ce quotidien qui se laisse habiter par le sacré si aisément, et sans affectation, sans ostentation. On reste chez soi, on se referme sur Dieu. On murmure son amour, avec gravité, ayant conscience de dire des mots très anciens, d’appartenir à un peuple qui n’a pas changé : de désert en désert, de haine en haine, c’est lui que l’on poursuit, car il est le précurseur de l’alliance.
Et Christ était là, ce soir, quel que soit le nom que nous lui avons donné, ensemble.
Dimanche 24 mars 2013 at 12:11
Lepleindebaffes… Bravo pour ce que vous avez écrit. J’ai ressenti la même chose chez mes amis lors du Shabbat : la bénédiction des enfants, j’y ai pris part en tant que marraine (eh oui), les prières d’actions de grâce, cette pénétration du sacré dans le quotidien comme vous le dites… je suis sûre que c’est aussi le cas chez des familles musulmanes (même si l’islam n’est clairement pas ma tasse de thé) qui pratiquent avec leur cœur.
Et oui, je pense aussi que le Christ est avec nous lorsque nous prions et nous recueillons, que nous soyons chrétiens ou pas.
Dimanche 24 mars 2013 at 12:31
Non mais c’est quoi ce relativisme blasphématoire oecuménique post-conciliaire ???
Bande de videuses d’églises ! apostates ! sacrilèges ! impies !