Libération et Le Monde dépassent tous les sommets du filsdeputisme freestyle international en plein air. Ces incroyables trous du cul osent titrer « La condamnation des Pussy Riot « digne de l’Inquisition » » [Le Monde] et « Au goulag pour une chanson » [Libération]. Cette bande de gros dégueulasses de gauchistes de mes deux n’ont JAMAIS dénoncé le VRAI GOULAG quand il avait cours, n’ont JAMAIS dénoncé en quoi consistait les VRAIS TRIBUNAUX de la pensée inhérents au système communiste, n’ont JAMAIS produit la moindre enquête sur la vérité du bilan soviétique, ont traîné dans la boue les Soljénitsyne quand ils dévoilaient ce qui se passait au paradis rouge au péril de leur vie, n’ont JAMAIS remis en cause leur projet politique de merde malgré les leçons de l’Histoire qu’ils ont le culot de vouloir dispenser au nom de leur antifascisme de carnaval.

Ces inépuisables adorateurs de la merde concentrée se souviennent-ils seulement du sort que réservait la police de la bien-pensance au moindre détenteur d’un disque de rock en URSS ? Se sont-ils seulement demandé pourquoi les vrais mouvements de la contestation n’ont jamais eu lieu que sous les latitudes capitalistes, quand derrière le rideau de fer on protégeait la marche de la révolution par la liquidation pure et simple des dissidents réels ou supposés ?

Ont-ils eu l’honnêteté de comprendre et de dispenser en une la moindre once de vérité sur ce qu’était réellement l’Inquisition qu’ils invoquent, ses causes, ses conséquences, son bilan objectif et chiffré ? Pour aller rechercher un nazi de 93 ans, il y a du monde au balcon et des cris de victoire, mais pour aller rechercher la bande à Pol Pot ou retrouver des journalistes français qui étalaient leur immense amour pour Staline, pour faire le ménage chez ceux qui adhèrent toujours au Parti directement responsable du massacre de millions de gens par la déportation ou la famine et dont le programme officiel est toujours la dictature [du prolétariat], d’un seul coup on entend les mouches voler et on voit des regards fuir vers le vague en espérant que quelqu’un fasse vite diversion en pointant l’ombre d’un mec qui a cru voir passer un skinhead en contreplaqué.

Quelle leçon ces progressistes en acier blindé se permettent-ils de donner, eux qui approuvent dans la France de l’an 2000 les stages de rééducation citoyenne et les condamnations judiciaires pour délit d’opinion ? Et ils voudraient en plus que l’on soit un rebelle sans courir le moindre risque de sanction ? Mais ils sont vraiment trop cons, c’est pas possible.

Ah, j’allais oublier de mentionner que nos journalistes, malgré la grande probité qui caractérise leur travail acharné, ont malencontreusement oublié de nous offrir la diversité des sons de cloche relatifs à cette affaire. Ils ont bêtement laissé dormir tous les témoignages des gens qui ont été blessés par le happening de Pussy Riot et ont pris le parti de défendre leur foi et la dignité de leurs lieux de culte. Promis, la prochaine fois, quand ce sera dans une mosquée, ils nous les montreront au journal de 20 heures. Honnêteté oblige.