Le Colonel Reyel, dont au sujet duquel je vous avais causé ici >>>, n’en finit pas de faire polémiquer les kikoulol. Il ose, le bougre de salopard, chanter que la vie c’est mieux que la mort. Du coup il fâche tout rouge les soldats du progrès. La mère Cherhal, interpelée quelque part dans l’absolu au niveau du vécu par l’insolent succès du Colonel, se fend d’une petite réponse musicale.
Mercredi 14 septembre 2011
Mercredi 14 septembre 2011 at 6:28
Et elle chantait juste quand elle était pucelle?
Mercredi 14 septembre 2011 at 6:32
Bonjour F+!
Je viens de voir ceci sur le figaro : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/09/14/97001-20110914FILWWW00679-handicap-appel-pour-une-vie-sexuelle.php
J’ai immédiatement pensé que à tes merveilleux bobards. Mais non, tu n’ecris pas encore au figaro. Donc voila.
Mercredi 14 septembre 2011 at 7:47
Tout nous vient des Pays-Bas, il y a longtemps que les “assistant(e)s sexuel(le)s existent chez nos cousins bataves, décidément très en pointe sur tout ce qui est progressiste et modernoeud..
Mercredi 14 septembre 2011 at 7:50
comme si n’occupaient des emplois précaires et ne sortaient de l’école sans diplôme que des jeunes mères célibataires.
Mercredi 14 septembre 2011 at 8:15
Je découvre ce “Colonel…” L’exemple même des faux-culs styles bobos-gochos qui reprennent en cœur une expression humaine la plus belle qui soit, faire des enfants, mais pour la tourner en ridicule et cracher dessus encore plus,au vu des tonnes de sous-entendus glissés dans ce clip. La réponse en chanson ne vaut guère mieux, malgré son petit air assez bien fait.
Mercredi 14 septembre 2011 at 9:34
Bon, si j’ai bien compris l’origine du conflit, la question est de savoir si Aurélie, 16 ans, après avoir offert sa virginité dans une renault 5 au premier maghrébin venu et doué pour lui compter fleurettes, doit avorter ou non. Non, selon moi, son corps lui appartient, mais pas la vie qui y pousse, qui n’a pas à payer pour l’éducation et les choix de cette adoléscente.
Mais voilà, cela consiste à emettre un avis sur une situation difficile qui trouve son origine dans des problématiques morales et culturelles de notre société qui ne se cantonnent pas au débat sur l’avortement.
Jeudi 15 septembre 2011 at 8:54
Mon cher Fromage,
Je vivais à l’écart de la place publique, serein, contemplatif, ténébreux, bucolique. Et voilà que vous me faites découvrir cette Jeanne Cherhal que je connaissais point. Et je ne vous en remercie pas. C’est grâce à de telles personnes que je me rappelle pourquoi je n’écoute plus la radio, pourquoi je ne regarde que des films et des documentaires à la tv.
Jeudi 15 septembre 2011 at 11:31
la chanteuse ne parle pas du problème.
Jeudi 15 septembre 2011 at 12:43
En même temps, elle a pas tort.
C’est facile d’inciter les autres au suicide social, quand soit-même non seulement on ne risque rien, mais en plus on passe à la radio.
Cette question des jeunes mamans ou de leur avortement n’est que la conséquence de profonds changements sociaux. La désapprobation de la famille contre la décision de la jeune fille (qui peut être rejetée aussi bien pour vouloir le garder que pour vouloir avorter, il y a des gros cons de toutes convictions) engendre une situation perdant-perdant.
Les “pro-vie” systématiques sont rarement des personnes qui vivent dans les milieux où ces problèmes de grossesses prématurés apparaissent principalement. Ce sont des milieux à la limite de la pauvreté, avec une certaine indigence intellectuelle, où l’espoir des filles est de devenir secrétaire de direction ou esthéticienne, et l’espoir des garçons mécanicien ou militaire. Moi, j’ai grandi dans des milieux où l’on veut devenir ingénieur ou architecte, et suite à différents choix de vie, je me suis fait une place parmi cette France moyenne et ouvrière.
Je vois ce que peuvent être les conditions d’une grossesse prématuré si en plus la famille désapprouve. Déjà qu’en temps normal, c’est pas une vie facile, alors seule, à 16ans, avec un gosses sur les bras, ce doit être un calvaire. Si une fille qui craint de se trouver dans cette situation envisage d’avorter, je demande qui est le fils de pute qui pourrait lui lancer la pierre ou lui reprocher quoi que ce soit.
Plus que jamais, la vie des pauvres leur échappe, on leur a volé les cadres traditionnels qui s’étaient mis en place. A la place, s’imposent des vues bourgeoises, un univers bourgeois, de confort mental et d’irresponsabilité, qui pèse plus sur les pauvres que sur tout autre, car eux ne peuvent pas se permettre toutes ces erreurs et ces égarements. Ce n’est pas flatteur à dire, mais c’est hélas une réalité que les pauvres n’ont pas non plus les moyens intellectuels de faire face à cette vie là. Ils sont très vulnérables, même si la vie, individuellement, les rend plus fort. Quand les barrières tombent, quand la morale est discréditée, ils sont les premiers à faire des erreurs: ils boivent, se droguent, se battent, ils ont des rapports sexuels trop tôt et sans protection, ils achètent à crédit, et ont tout un tas de comportements à risque et irréfléchis.
L’avortement n’est pas un choix facile, mais vivre avec un enfant non désiré, auquel on ne peut donner aucune éducation, qu’on ne peut même pas abandonner à une nounou parce qu’on a pas assez d’argent, qui sera élevé par la télé, la console et la rue, et qui reproduira les comportements à risque qui ont conduit sa mère à ça, ce n’est pas une solution non plus.
Jeudi 15 septembre 2011 at 1:21
Gotfried,
Il reste l’accouchement sous X, mais à cause des lois liberticides fondée sur l’idéologie des origines biologiques, les mères n’ont pas du tout envie d’être rattrapées trente ans après les faits par une personne totalement inconnue qui n’a rien à lui apporter sinon de nouveaux soucis. En protégeant réellement l’anonymat des accouchements sous X, on découragerait beaucoup d’avortements, et on pourrait venir en aide aux chiffres dramatiquement bas de l’adoption.
Jeudi 15 septembre 2011 at 1:40
Faut pas non plus que ça s’apparente à se délester à l’aveugle d’une patate chaude. Il faut être certain que l’enfant aura de meilleures conditions de vie que celles qu’auraient pu lui offrir sa mère.
Mais d’après ce que j’ai lu, l’adoption d’orphelins français en France est extrêmement difficile. C’est certain que plutôt que d’autoriser les fécondations in vitro, les mères porteuses, et tout ce genre de saloperies contre-nature, favoriser l’adoption d’enfants réchappés de l’avortement permettrait de régler deux problèmes d’éthique d’un seul coup. Mais l’époque y est-elle propice?
Jeudi 15 septembre 2011 at 1:46
Non, il ne s’agit pas de se délester à l’aveugle d’une patate chaude ; il s’agit de dire que la vie est dure, qu’il a des conditions sociales misérables, mais que si au moins on peut sauver la vie d’un enfant, même d’un seul, c’est déjà un immense combat de gagné.
Jeudi 15 septembre 2011 at 3:02
avoir un enfant n’équivaut pas à une mort sociale : au contraire, je vous rappelle qu’il y a des millions de zimmigrés qui viennent en France justement pour en pondre…
au delà du débat, je ne connaissais pas Jeanne Charal (comme la viande halal ?!)… putain, sa page Wikipedia est gratinée ! quand on a écouté cette chanson et qu’on apprend qu’elle est diplômé en philo, ça fait flipper !!! par contre, j’ai été moins étonné de lire qu’elle était une ardente défenseuse des sans-papiers. et comme ces gens-là ne sont pas à une contradiction près, je suis près à parier mon premier slip nuitamment pollué qu’elle est contre l’avortement chez les Africaines sans papiers… ben oui, là l’enfant permet d’en avoir des papiers. je vous le disais : le môme a une utilité sociale !!!
Jeudi 15 septembre 2011 at 3:21
Je suis déçu, je croyais à une baston violent sur un parkings et là vlan, une chanson aussi crétine que celle du dit Colonel.
Xavier comme y allez, les petits né pour donner des papiers à leur mamans sont l’avenir du football français, monsieur, non mais!
Jeudi 15 septembre 2011 at 6:09
Une question, tout aussi importante que celle de l’avortement : comment se fait-il qu’une gamine soit enceinte à 16 ans ? Je connais la réponse, ne vous moquez pas de moi, merci…
Autre chose, là où le Colon parle de vie, la mère Cherhal parle de thune, vous avez remarqué ?
Jeudi 15 septembre 2011 at 7:29
Cherhal avait fait des trucs bien meilleurs. Mais là on dirait du Koxie. en pire?
Jeudi 15 septembre 2011 at 8:36
Il est en effet préférable de vider l’utérus par aspiration avec une petite pipette puis de jeter les restes du foetus dans une poubelle rose, plutôt que de lui donner une vie d’horreur, de soins gratuits et d’école obligatoire; surtout que les mères célibataires ne bénéficient en France d’aucune aide. Puis depuis quand avoir des rapports sexuels entraîne-t-il le risque de tomber enceinte? A 16 ans, ne croyez vous pas que l’on a autre chose à faire que s’emmerder avec un gosse?
Alors bon, une petite intervention de quinzes minutes, dans le dos des parents(lol), et sans conséquence psychologique pour celle qui la subit, histoire de simplement supprimer un morceau de viande inerte, ce n’est pas grand chose si on peut éviter d’assumer les conséquences de ses actes, d’offrir à un être humain une vie horrible et du même coup ne pas gacher la sienne…
Toutefois attention à ne pas faire n’importe quoi, en France depuis juillet 2001(je ne sais pour les autres époques et pays) dans la nuit du 84ème jours, le steak haché se transforme en être vivant.
Jeudi 15 septembre 2011 at 10:13
Alois, vous êtes en retard d’au moins une époque.
Aujourd’hui, on avale un cacheton chez le pharmacien et on se vide la trappe à mioche toute seule aux chiottes, comme une grande.
Chasse d’eau, et hop. Fastoche.
Vive le Progrès.
Vendredi 16 septembre 2011 at 12:56
une vraie raison de ne pas avorter : http://www.youtube.com/watch?v=hOFrGbuUqnQ
Vendredi 16 septembre 2011 at 8:54
@ Alois
Ah ! Vous devez le savoir, vous, Alois, si j’en crois ce que vous écrivez, vous semblez parfaitement qualifié pour répondre à mes interrogations… Alors, à partir de quand un steak haché devient-il un être vivant ?
On n’est pas un être vivant avant la naissance ?
Vendredi 16 septembre 2011 at 9:22
bo a faire chialer un contingent de rettardés en blazer-bleu-marine-coeur-croix(et/ou)flamme-du-fn au sortir d’une messe “toutenlatin” (la messe du bredin!)… c’est certainement très beau de donner la vie (pas n’importe comment); le plus dur après est d’assumer ET FAIRE GRANDIR sa descendance!!!
Vendredi 16 septembre 2011 at 12:39
@Alois
Vous doutiez-vous que prendre la décision d’avorter peut aussi être un combat moral? J’ai écrit “peut être”, pas “est”. De même que garder son enfant peut être un combat moral. Ca n’en est pas un intrinsèquement. Tout cela dépend de l’éducation, de la personnalité, des conditions sociales, etc.
J’estime que quelle que soit l’inclination de la personne, il n’y a pas de mérite à la décision si la tentation de faire le contraire n’a pas été vaincue. Ce qui compte, c’est qu’un cas de conscience se pose, et qu’un choix soit fait. La pauvre fille sans éducation qui tombe enceinte à 16 ans, et le garde sans même se poser de question, sans même envisager le futur n’est guère plus vertueuse que la petite poufiasse qui aime se faire tringler et, sans se poser de question, sans envisager le futur, se fait avorter. Ils sont les simples produits de leur éducation et de leur mentalité. Lutter contre son entourage, lutter contre soi-même, prendre une décision entre deux alternatives douloureuses, c’est ça assumer les conséquences.
Oui, je suis persuadé qu’on peut assumer d’avorter. Et je n’entends pas par là fanfaronner les mensonges féministes, mais avoir conscience de son geste, du crime que ça représente, quelque part, mais savoir aussi pourquoi on l’a fait, et que ce n’était ni avec légèreté ni de gaieté de coeur, mais comme un mal nécessaire. De même, si l’on garde son enfant, il faut réaliser ce que cela implique, assumer ce choix, ne garder aucune rancoeur contre l’enfant lui-même, et le chérir à la mesure des sacrifices que l’accueillir dans ce monde impose à la jeune mère.
Etre mort, mourrir, ce n’est pas si terrible. On aime pas les gens pour la vie qu’il y a en eux, mais pour ce qu’ils sont, ce que cette vie leur permet d’être et de faire. On pleure la personne qui disparait, pas la vie qui l’a quitté. On se souviens de ses blagues, de son soutien dans les moments difficiles, de ses tics qui nous manquent, pas du fait qu’il était en vie. La mort, c’est surtout difficile pour les autres, le fait que la vie nous quitte ne nous diminue pas.
Vendredi 16 septembre 2011 at 12:45
Vous devriez changer de prénom M. Rousselet.
A part ça votre commentaire est complètement ridicule dans le sens qu’élever correctement un enfant est une situation immémoriale qui dépend d’une multitude de paramètres et pas seulement du fait d’être mère célibataire, ce qui soit dit en passant n’est pas non plus une situation figée pour l’éternité.
Vendredi 16 septembre 2011 at 1:55
La loi Veil voulait apporter à l’avortement des conditions d’hygiène et de sécurité sanitaire dont les faiseuses d’anges étaient dépourvues. Elle n’a jamais eu pour objectif de servir de contraception. J’aimerais connaitre le point de vue sincère de Madame Veil sur l’utilisation dévoyée de sa loi. Mais Madame Veil est devenue une icône, on ne le saura jamais.
Vendredi 16 septembre 2011 at 2:12
Bandonéon : si, on peut le savoir. J’ai eu des échos, venant de personnes fiables, selon lesquels Madame Veil regretterait justement ce qu’on a fait de sa loi, et soutiendrait certaines personnes qui luttent contre le “tout-avortement”.
Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi elle ne le dit pas, pourquoi elle n’intervient pas pour tenter de recadrer les choses. On peut imaginer qu’elle doit être lassée des insultes, des combats, et qu’elle ne tient pas à se mettre à dos tous ceux qui la portent aux nues. Je peux le comprendre, mais le regrette infiniment.
Vendredi 16 septembre 2011 at 3:36
Si si, on sait très bien ce que pense Simone Veil de sa loi. Elle l’a écrit plusieurs fois, redit dans les journaux. Elle le reprend dans son autobiographie.
Elle est parfaitement consciente que si “sa” loi a permis à des filles de ne plus crever en avortant, cela n’a en rien contribué à réduire le nombre de grossesses non désirées.
Et du reste, il n’y a pas vraiment grand chose d’autre à dire.
Vendredi 16 septembre 2011 at 5:58
L’enfant à naître est innocent, à ce titre il n’a aucune rigueur à subir, aucun châtiment. La mère devrait être la dernière personne à lui vouloir du mal, et la première à lui vouloir du bien. C’est un double crime de réclamer la mort de l’innocent en justifiant l’avortement.
D’autant que nous vivons dans une époque, dans un pays, où il est indécent d’invoquer comme excuse la dureté que serait la vie d’un enfant, même sans père et dans un milieu modeste.
Que dire alors de ces pauvres femmes qui eduquaient seules leurs enfants, qui accouchaient, tout cela dans des conditions de confort qui feraient se pendre n’importe quelle aurélie… et ce, tant dis que leurs hommes mouraient à la guerre. Ou encore des centaines de millions de personnes qui de par le monde vivent dans des sociétés où la vie du môme lambda sera infiniment plus rude et semée d’embûches que celle de n’importe quel enfants français vivant grace aux aides de l’état et du travail de sa mère à Auchan.
Pour citer le Professeur Jérôme Lejeune:
L’embryon est aujourd’hui traité comme l’esclave était traité avant le christianisme ; on pouvait le vendre, on pouvait le tuer… Le petit être humain, celui qui porte tout l’espoir de la vie devient comparable à l’esclave antique. La civilisation chrétienne est en grave danger. car elle est attaquée dans son maillon le plus faible et le plus prometteur, l’enfant qui n’est pas né. Or. la religion chrétienne et, plus particulièrement. la religion catholique proposent l’enfant comme modèle. Il n’y a que Jésus qui ait dit : ” si vous n’êtes pas comme un enfant…”. Il n’y a aucune autre religion qui ait un tel respect de l’enfant; alors quand vous voyez le petit bonhomme attaqué dès sa conception, c’est le contraire de l’enseignement chrétien. Les gens qui ne voient pas l’importance de cet enjeu n’ont pas conscience de ce qu’est la civilisation.
Vendredi 16 septembre 2011 at 6:04
@Gotfried
Les arguments que vous avancez pour relativiser l’avortement, sont pour moi, des raisons de plus pour le condamner. L’enfant dans le ventre de sa mère n’a encore rien reçu, il n’a pas encore goûté à la vie, non seulement il ne peut se défendre, mais il peut ne prendre la moindre part au bonheur universel. Avant même qu’il ait pu guetter un sourire sur le visage maternel, il est lâchement supprimé par l’avortement. On ne peut même parler d’enfant-martyr: un enfant a un visage, un martyr est salué avec reconnaissance, l’un et l’autre, quand ils ne vivent plus de leur vie propre, vivent dans la mémoire des hommes, qui les honorent de leur regret et de leur ferveur.
Vendredi 16 septembre 2011 at 6:21
le prenom je n’ai helas pas choisi, n’ayant pas grand chose à voir avec cette notion philosophiquement guere consistante que votre rassurant mais castrateur bon dieu biblique et avec son rejeton autoproclamé!
mes parents, eux aussi peu beni-oui-oui, qui s’attendaient à une fille n’avaient guere reflechi beaucoup sur un prenom masculin… mais je leur ai pardonné!
enfin, tout ça c’etait juste pour dire; il serait pas philosophique (ni très utile) de vous contrarier dans vos eternels radotages de boy-scouts depassés par les évènements et aigris…
Bises
Vendredi 16 septembre 2011 at 6:54
“qu’il est plus humiliant d’être suivi, que suivant”
Moi je me demande ce qui est le plus humiliant pour vous : vos articles ou les commentaires ?
La stupidité d’un “Aurélie, 16 ans, après avoir offert sa virginité dans une renault 5 au premier maghrébin venu” ou cette brillante conclusion d’une copie de philosophie d’un élève de terminal : “mais que si au moins on peut sauver la vie d’un enfant, même d’un seul, c’est déjà un immense combat de gagné.”
On pourrait en faire un refrain, d’une chanson où des enfants se donneraient la main : “si au moins on peut sauver la vie d’un enfant” et le choeur de reprendre à la tiers “même un seul” !!!!!!!!!!!!
merci pour cette philosophie, Fromage plus, vraiment chapeau bas !
“même un seul” (fa do sol)
tous ensemble “si on peut sauver un enfant’ la la
Vendredi 16 septembre 2011 at 7:25
@Alois,
Vos réponses toutes faites à Gotfried sont affligeantes. Vous ne semblez pas avoir la moindre connaissance de ce que cela peut être d’élever des enfants dans une situation de précarité.
J’élève mes enfants seule, j’ai vécu dans des conditions financières vraiment pas faciles (en dessous du seuil de pauvreté officiel), j’ai la chance de m’en être sortie et d’avoir les armes intellectuelles nécessaires pour m’en être sortie et avoir supporté cette période sans trop de dommages, et je peux vous garantir que non, même avec les aides sociales, ce n’est pas facile d’élever des enfants dans ces conditions. Alors j’imagine une jeune fille seule, très jeune, sans forcément de soutien familial, et sans solidité intellectuelle. Oui je peux comprendre qu’assumer une grossesse non désirée soit au dessus de ses forces. Non je ne soutiens pas l’avortement, oui je peux le comprendre même si je le regrette.
C’est très bien d’avoir des principes, c’est essentiel et c’est ça qui garantit une certaine morale dans nos vies. Cela n’oblige pas à garder gentiment les yeux fermés dans ses certitudes en se faisant une image stéréotypée de la société. Les réflexions de Gotfried sont d’une grande lucidité. Et celles de Fromage+ sur l’accouchement sous X aussi, d’ailleurs. C’est une grosse bêtise de ne pas le sécuriser, même si ça ne règle pas tous les problèmes non plus.
Vendredi 16 septembre 2011 at 7:38
“guère réfléchi beaucoup”…
Ca vous pose un interlocuteur…
Vendredi 16 septembre 2011 at 9:20
@Z
Mes deux derniers commentaires visaient justement à répondre aux arguments que vous avancez.
Vendredi 16 septembre 2011 at 9:29
@Alois : bah oui, je suis bien d’accord que l’enfant est innocent et qu’il n’a rien demandé. Et tout le monde ne peut qu’être d’accord avec ça… Est-ce que ça veut dire pour autant que sa mère qui se retrouve dans une situation intenable et fait le choix d’avorter est à damner immédiatement ? Malheureusement nous vivons dans une société de solidarité de façade, institutionnalisé, sécurité-socialisée, qui ne parviens pas à gérer les drames humains de ce type autrement que par des solutions bâtardes et insatisfaisantes, et non par une vraie solidarité de proximité. La jeune fille enceinte à 16 ans qui avorte, c’est une victime, autant que son enfant. C’est une personne à entourer, pas à condamner… Asséner un jugement de principe en déclarant que de toutes façons on peut très bien vivre des aides sociales avec un bébé, c’est totalement nier la réalité de la vie quotidienne de cette personne et manquer cruellement de lucidité et de charité, à mon avis.
Vendredi 16 septembre 2011 at 10:55
La France de 2011 : les cathos pro-(n’importe quelle) vie se sentent obligés de soutenir un singenboubou contre une garce féministe. Je fais du mauvais esprit si je dis que cela ressemble à s’y méprendre à une marche funèbre ?
Vendredi 16 septembre 2011 at 10:58
C’est pas une idéologie, Fromage, c’est la réalité… la biologie a son importance. D’ailleurs, pourquoi le Verbe se serait fait chair si la chair n’avait aucune importance ?
Vendredi 16 septembre 2011 at 11:55
Quand une fille peut être enceinte, elle peut être mere, la nature se trompe rarement.
Samedi 17 septembre 2011 at 11:18
Albathorgal,
oui, c’est d’ailleurs pour ça qu’il y a des mères infanticides, des mères qui frappent leurs gosses et qui ne les aiment pas… Vous connaissez Vipère au poing ?
Dimanche 18 septembre 2011 at 9:18
Si en 2011, en dépit du préservatif, de la pilule et de la pilule du lendemain, sans compter sur le planning familiale et le fait que certaines infirmières scolaires ont le droit de délivrer cette fameuse pilule, il y encore des connasses pour se faire engrosser à 16 ans, c’est qu’il y a décidément un problème…
Je ne suis pas contre l’avortement, mais j’aimerai savoir quelle est la proportion du à des pouffiasses incapable de faire attention malgré la disponibilité presque gratuite de tous ces moyens de contraceptions ?
Dimanche 18 septembre 2011 at 9:46
Proportion : de l’ordre de 0,001%, c’est juste de la propagande pour faire passer le pass et l’endoctrinement féministe et pro-gender assorti dans le packaging.
Lundi 19 septembre 2011 at 11:16
Fromage et les autres, je vous invite chez moi dans la banlieue strasbourgeoise pour vous occuper de ces gosses que je vois défiler tous les jours pour aller à l’école. 10 jours je vous donne avant que vous ne postuliez pour un poste au planning familial. L’éthique derrière l’ordinateur c’est commode, cela n’engage à rien.
Mardi 20 septembre 2011 at 8:45
Streussel,
Vous avez raison, les catégories sociales qui ne sont pas assez performantes [éducation, santé, revenus,...] doivent voir restreints leurs droits à la procréation. Ça c’est un vrai programme socialiste comme on les aime ; à l’ancienne. Et ça tombe bien, le “Ministère des Solidarités, de la Santé et de la Famille” propose la stérilisation comme moyen de contraception. Les Stéphane Hessel et les Paul Amar, si prompts à dénoncer le fascisme rampant, ne voient pourtant pas où est le problème ; c’est marrant, hein ?
Mardi 20 septembre 2011 at 9:54
Fromageplus, si vous ne voulez pas de l’eugénisme du Planning familial, soyez cohérent : refusez également le dysgénisme de la Sécurité sociale, qui permet à des gens qui ne peuvent pas assumer leurs enfants de les élever avec l’argent des autres (qui en ont donc moins pour éduquer les leurs).
Les restrictions à la procréation sont regrettables, mais elles n’existeraient pas si l’on ne fabriquait pas artificiellement des gens avec l’argent des autres.
Mardi 20 septembre 2011 at 10:47
Criticus,
Je ne sais pas si la S.S. produit du dysgénisme, mais la problématique que vous soulevez s’appelle “Moderne contre Moderne”. À un délire répond un autre délire, et le bon sens a foutu le camp.
Je ne vous apprends rien, mon cher !
Je me trouve donc assez cohérent dans ce fustigeage de la modernité que vous me connaissez
Mardi 20 septembre 2011 at 10:49
Maintenant, vous le savez : Dysgénisme.
Mardi 20 septembre 2011 at 11:13
Boudiou.
Mardi 20 septembre 2011 at 11:15
?
Mardi 20 septembre 2011 at 11:22
Eh bien ça donne à réfléchir. Voilà qui va me faire gamberger pour le restant de la semaine, notamment sur le déclin de l’aristocratie, sur le rôle de la religion, sur l’art de la responsabilisation individuelle, sur les nains juchés sur les épaules des géants, sur l’architecture moderne, et toutes ces sortes de choses.
Mardi 20 septembre 2011 at 11:53
En même temps, l’argent “des autres” est le fruit de la société de spécialisation, qui repose sur le travail de l’ “underclass” que vous méprisez tant. Si demain les glébeux se mettent en grève, on ne mettrait pas longtemps à voir ce que vaut vraiment votre belle élite. Et de toute façon, que croyez-vous? Que les fils et filles de bourgeois lisent Marc Aurèle dans le texte et rêvent la nuit de discourir avec Socrate en grec ancien? Non, ils se bourrent la gueule à la vodka, twittent et facebookent, tirent à droite à gauche, et jouent à la Wii jusqu’à l’aube. Votre über-class, elle fait des frat parties en école de commerce. Et plus tard, une fois qu’ils ont du pouvoir, ils s’assurent d’abandonner leurs pitoyables restes de morale et de décence commune qu’ils auraient pu avoir pour être bien certains de faire de ce monde un enfer.
Cette “dysgénie” est la conséquence de la folie de l’élite prétendue, elle n’a pas pour cause l’ouvrier, le paysan, le cheminot, eux qui n’ont jamais eu le moindre pouvoir, ni la moindre influence. Au contraire de ce que vous prétendez, c’est le confort de l’argent et du pouvoir qui permet la plus grande expansion de la décadence dysgénique. Les autres ont des impératifs matériels, ils ont un devoir de réalisme bien plus grand. Même vivant d’aides, ils en auront toujours moins que l’élite ne perçoit (elle ne le mérite en rien: elle est rentière). Faire vivre une famille avec trois ou quatre gamins sur un RSA et les allocs, c’est autrement plus tendu que de payer l’alcool, la coke, les études et les putes de son enfant unique sur les plus-values boursières et les stock-options. Du reste, ce ne sont pas ceux de l’underclass qui viennent empêcher à leur supérieurs en humanité (puisqu’ils ont plus de thunes) de procréer en masse, c’est bien l’élite elle-même qui en a décidé ainsi. Selon votre théorie, de fait elle n’est plus apte à diriger, puisqu’elle a perdu de vue que, selon votre version de la lutte des classes, il faut faire disparaître le prolétariat.
Vous refusez le dysgénisme de la Sécurité Sociale qui permet à des personnes qui n’en ont pas les moyens d’entretenir des enfants qui n’auraient pas du naître ou qui auraient du mourir (saloperie de médecine, même les pauvres y ont droit), alors soyez cohérent, rejetez l’élite prétendue qui a instauré ce système. Oh, plus personne pour sauver votre société idéale!
Mardi 20 septembre 2011 at 12:12
C’est bien la première fois que l’on me dit que je défends les « élites » actuelles. Celles-ci tirent pour l’essentiel leurs revenus de la spoliation fiscale, soit directement (hauts fonctionnaires, cadres des entreprises publiques) soit indirectement (grandes entreprises vivant des commandes de l’État, banques renflouées avec l’argent du contribuable, médias subventionnés à fonds perdus, etc.). Elles ne sont donc pas légitimes, et si nous étions encore un peuple, cela fait longtemps qu’elles auraient été renversées, et remplacées.
Vous faites une confusion entre la véritable classe populaire (qui a ma totale gratitude, puisque mes quatre grands-parents étaient des ouvriers), et l’underclass (qui mérite le mépris que je lui voue, vu qu’elle ne travaille pas et prolifère avec l’argent volé à la classe populaire et la classe moyenne).
Contrairement à ce que vous pensez, influencé par la propagande soi-disant pro-pauvres de la gauche et pro-riches (c’est-à-dire pour ceux qui vivent de l’étatisme, cf. plus haut) de ce qui tient lieu de droite en France, les pauvres qui travaillent ne sont pas bénéficiaires de l’État-Providence : au contraire, la moitié de leur salaire part en charges, cotisations, taxes et impôts. Une politique libérale comme je la voudrais reviendrait donc à rendre leur argent aux classes populaire et moyenne, et à cesser d’en donner à une « élite » et à une underclass tout autant parasitaires l’une que l’autre.
Mardi 20 septembre 2011 at 12:36
Quelques points éclaircis.
Cependant, rien n’est plus mince, surtout de nos jours, que la frontière entre un travailleur et un chômeur. Surtout dans ce sens là. Le chômage longue durée, et le dégoût que peut engendrer le cynisme patronal, finissent par instaurer cet culture de l’assistanat, qui a quelque chose de la dépression.
Je vis dans ce qui fut autrefois un bassin ouvrier assez dynamique, mais la modification des habitudes de consommation nationales et internationales, et surtout la mondialisation (importations/délocalisations) en ont fait une zone presque sinistrée. Par chance, des industries et métiers connexes se sont développés, et ce n’est pas une catastrophe totale, mais c’est loin d’être la joie. Il y a une quarantaine d’années, environ 15.000 personnes travaillaient dans une industrie qui doit aujourd’hui en employer 3.000 à 5.000. Ce n’est pas possible de reconvertir massivement tous ces chômeurs. Certains on pris leur retraite en avance, mais pour beaucoup, la seule survie possible a été l’assistanat.
Ont-ils quelque part à ce malheur? En deviennent-ils des sous-hommes à éliminer? Je ne dis pas que les profiteurs, les spécialistes de l’aide et de la subvention n’existent pas, je dis que beaucoup qui se sont raccrochées aux mamelles de l’Etat-providence n’avaient guère d’autre choix. Et de ça, l’élite est coupable, car c’est elle qui, ayant le pouvoir, a tout fait dérailler.
Mardi 20 septembre 2011 at 12:51
J’avais oublié d’évoquer le cas du chômeur involontaire (parce qu’il y en a des volontaires). Le problème est que les deux sont mis dans le même sac, alors que l’un voudrait travailler (et n’est indemnisé que faiblement par rapport à ce qu’il a cotisé quand il travaillait) et l’autre vit tout bonnement du travail d’autrui. Comment séparer le bon grain de l’ivraie, comme dirait Matthieu ? La solution (qui n’est pas miraculeuse, la perfection n’étant pas de ce monde) est dans l’assurance-chômage individuelle et libre : le salarié cotisera comme il l’entendra, et récupèrera une partie de ce qu’il aura cotisé si jamais il se retrouve au chômage. Celui qui n’aura rien foutu (et ne voudra rien foutre) ne pourra pas, lui, avoir une famille nombreuse au détriment de tout le monde.
Mardi 20 septembre 2011 at 1:03
Ca peut être une solution.
Personnellement, je suis plutôt adeptes des mutualités et sociétés d’entraide mutuelle, en tant qu’associations à but non lucratif. Chaque cotisant donnerai à peu près ce qu’il veut (avec un minimum mensuel), et son “historique” serait conservé. Au moment où il ferrait une demande d’aide, on ressortirait son historique, et une aide exceptionnelle ou régulière lui serait voté au vu de cela, et de sa situation, qu’il exposerait (ou ferait exposer) en assemblée au moment de se demande, et qui serait ré-examinée périodiquement. Le vote se ferait soit directement par les cotisants eux-même, soit par des représentants élus par secteur d’activité et zone géographique (entendu que ces associations auraient une ampleur limitée, quelques milliers d’adhérents tout au plus, et seraient elles-même membres d’une société d’entraide plus grande, départementale ou régionale mettons, où s’appliquerait des règles à peu près similaires: principe de subsidiarité). L’idée est de faire ressortir l’esprit de responsabilité individuelle, de partage, et d’entraide, sur un modèle à la fois chrétien et social, sans donner dans le socialisme dégoulinant, ramollissant, et spoliateur en même temps.
Bon, sur ce, à moi d’aller bosser.
Mardi 20 septembre 2011 at 4:16
Criticus est vraiment un gros con, y’a pas à dire.
Mardi 20 septembre 2011 at 4:18
Y a pas à argumenter non plus, apparemment.
Mardi 20 septembre 2011 at 4:23
D’habitude, j’apprécie les arguments de Criticus, mais là… franchement, “les pauvres y sont trop cons, ils font trop d’enfants, salauds !”… c’est du niveau des bourgeois de Germinal, on vous a connu plus inspiré tout de même…
Mardi 20 septembre 2011 at 4:26
C’est absolument pas ce que j’ai dit : http://fromageplus.wordpress.com/2011/09/14/viens-on-va-se-battre-sur-le-parking/#comment-18131 .
Mardi 20 septembre 2011 at 4:26
Ainsi que : http://fromageplus.wordpress.com/2011/09/14/viens-on-va-se-battre-sur-le-parking/#comment-18129 .
Mardi 20 septembre 2011 at 4:55
Dans une époque qui glorifie la fainéantise et l’argent facile pour ringardiser les valeurs traditionnelles du travail, de l’effort et du sacrifice; dans une culture qui donne en exemple le magouilleur, le rentier, celui qui gagne de l’argent en n’en branlant pas une; dans la société des politiciens véreux qui obligent nos parents à travailler deux ans de plus pour payer des intérêts à des usuriers apatrides; ou le profit d’une poignée d’actionnaires est plus important que l’avenir industriel d’un pays, et l’avenir, tout court, d’une famille… Vous n’allez pas reprocher à la base de la pyramide de profiter du système et de ne pas aller bosser quand on touchent autant ou plus à rester chez soi. Ce n’est pas au peuple de donner l’éxemple.
Pour ce qui est du discours qui consiste à dire que la vie pour un enfant pauvre en France serait si dure qu’il vaut mieux le tuer dans le ventre de sa mère; il me semble que certes, la vie est difficile pour les plus pauvres d’entre nous, mais s’il y a bien un pays où elle l’est le moins, c’est ici, en France.
Mardi 20 septembre 2011 at 5:03
Griffon, quand vous parlez de fainéantise et d’argent facile, il n’y a pas un moment où vous évoquez les fameux services-publics-que-le-monde-entier-nous-envie-sans-s’en-inspirer. Il y aurait pourtant beaucoup à dire à ce sujet…
Le système de retraites français fonctionne par répartition : si la durée de cotisation a été allongée de deux ans, c’est parce qu’il était impossible, en conservant le même niveau de pension et le même taux de cotisation, de continuer à verser les retraites. Du reste, cette réformette ne suffira pas.
Concernant les intérêts que l’État français doit payer : encore heureux qu’il les paie ! Vous parlez d’exemple à donner d’en haut, l’endettement public chronique depuis 1973, et la prétention des politiques de ne pas payer les intérêts que l’État français doit (sans parler des emprunts eux-mêmes) n’est pas précisément un exemple de bonne gestion à l’adresse des citoyens.
Mardi 20 septembre 2011 at 5:04
> Criticus, cela revient un peu au même. Bon, évidemment, nous ne jouons pas dans la même catégorie, vous aurez sûrement vite faite de laminer mes arguments, mais voilà, à vous lire, on a l’impression de n’avoir qu’une resucée de l’éternel argument des pauvres feignants profiteurs. C’est tout ce que je voulais dire. Ne le prenez pas mal. Mais on m’a déjà tellement sorti que “quand on n’a pas les moyens on ne fait pas d’enfants”, que je suis un peu lassée…
Mardi 20 septembre 2011 at 5:05
(et si l’endettement public datait de 1973, ça se saurait : non non, on fonctionne comme ça en Europe depuis le XVIe siècle
)
Mardi 20 septembre 2011 at 5:10
En effet, Artémise, mais dans les années juste avant 1973, le budget était en équilibre (bon, la Banque de France faisait tourner la planche à billets, mais c’est aussi le cas de la BCE, donc la situation s’est clairement aggravée).
Mardi 20 septembre 2011 at 5:19
@Criticus
En effet, depuis la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973, puis l’article 104 de maastricht qui interdit aux états membre de battre monnaies,de s’avancer à eux-même les fonds nécessaires pour combler leur déficit budgétaire éventuel (lequel serait réduit d’autant en fin d’exercice par l’inflation) mais d’avoir recours pour ses besoins de crédit, comme un particulier, aux banques privée qui leurs feraient payer des intérêts obscènes.
Creer des produits financiers et des bulles financieres qui pourrissent l’economie mondiale, vivre de dividendes, prêter de l’argent créer de toutes pièces, jouer au casino avec celui des épargnants, spéculer sur la faillite d’un état, ce n’est pas non plus un bonne exemple.
Mardi 20 septembre 2011 at 5:22
Et donc de financer leurs largesses sur le dos du consommateur, qui les paie par l’inflation…
Mardi 20 septembre 2011 at 5:26
C’est à se demander comment nous faisions pour vivre avant 1973, en effet.
http://blog.rom1v.com/2011/05/linjustice-monetaire/
Mardi 20 septembre 2011 at 5:28
Eh bien, nos grands-parents donnaient à l’État une bonne part des fruits de la croissance qui aurait dû leur revenir de droit.
Mardi 20 septembre 2011 at 5:33
Je n’aurais pas aimé vivre à cette époque! Contrairement à aujourd’hui où le sujet principal est de savoir comment continuer à s’endetter à des taux raisonnables et remboursser une dette qui est autant inremboursable qu’elle est illégale.
Mardi 20 septembre 2011 at 5:37
Illégale ? Eh oui, mais ce ne sont pas les créanciers qui en sont les premiers responsables, mais bien nos gouvernants… et tous ceux qui ont eu intérêt à ce que les dépenses publiques continuent à augmenter (cf. plus haut).
Mardi 20 septembre 2011 at 5:57
Je me souviens de visites architecturales patrimoniales où l’on vous explique que les différentes phases du chantier d’un bâtiment correspondent aux moyens proportionnels à leurs financements. Pas de sou, pas de tour Nord. Pas de mécène, l’aile Ouest attendra. On ne paye que ce qu’on peut dépenser. Un financement tombe, on se remet au travail. Ah c’est sûr, on ne faisait pas dans le social(isme), mais les corporations prenaient aussi leurs responsabilités. Vis-à-vis des ouvriers, mais aussi vis-à-vis du client.
Quel corps de métier aurait les couilles de dire à un ministère “En tant que professionnels, la déontologie nous impose de refuser l’exécution de ce projet, car nous estimons son financement contraire à l’intérêt général”. Bah personne.
Because même si l’opération va ruiner les contribuables et creuser l’endettement, bah la boîte de BTP sera payée quand même. Et comme c’est un élu du Parti Trucmuche qui est à l’origine du machin [stratégie de pouvoir], c’est un enjeu électoralo-clientéliste qui avance comme un rouleau compresseur, et tout le monde s’écrase devant la démocratie triomphante.
Bon, c’est de la finance de pilier de bar, mais c’est un peu ça quand même.
Mardi 20 septembre 2011 at 6:00
Fromage,
oui et puis ça donne des trucs amusants aujourd’hui, par exemple, la cathédrale de Malaga dont on n’a pas fini les tours alors qu’elles étaient bien commencées … ça fait vraiment comme si les types avaient un jour regardé leur montre et dit “oh ben là, j’en ai marre, venez on s’casse”. Et c’est resté en l’état depuis.
Ce sont mes cathédrales préférées, celles qui ont un défaut comme ça.
Mardi 20 septembre 2011 at 6:30
Artémise,
Aaah; si l’Opéra Bastille avait pu s’arrêter au stade des fondations, et en rester là définitivement…
Mardi 20 septembre 2011 at 7:31
ou alors le centre Pompidou…
Mercredi 21 septembre 2011 at 9:21
Au moins, les façades du Centre Pompidou ne s’écroulent pas sur les passants.
Mercredi 21 septembre 2011 at 9:25
Oui et puis pour une fois qu’on a en grand format sur un monument la photo d’un agrégé de lettres…
(j’aime bien Pompidou, c’est peut-être idiot mais…)
Mercredi 21 septembre 2011 at 9:28
Le centre Pompidou est franchement laid mais il y a une bibliothèque extraordinaire à l’intérieur toutefois il est impossible d’ y emprunter un ouvrage .
L’ Opéra de la Bastille me fait penser à un immeuble de bureau de deuxième ordre par contre l’ acoustique y est parfaite.
Mercredi 21 septembre 2011 at 9:58
Je serai bien incapable de décrire le centre Pompidou en terme de “laid” ou de “beau”. La grande force de ce bâtiment, c’est justement qu’il existe au-delà du laid et du beau. Ce bâtiment n’est qu’une pure solution de problématique. Il est une pure machinerie au service du programme demandé. Il est placé radicalement hors du champ de l’esthétique.
Au niveau de l’espace intérieur, c’est une réussite [plateaux immenses entièrement libres, éléments techniques rejetés à l'extérieur] ;
au niveau “présence dans la ville”, c’est une réussite [son parvis est très agréable, il est un point de repère essentiel dans Paris, il est un créateur d'animation dans tout le quartier,...] ;
au niveau de son utilité, c’est une réussite [sa fréquentation dépasse de beaucoup les prédictions]
etc., etc.
Voilà, c’est une solution lumineuse à un problème complexe. Maintenant, savoir s’il est beau ou pas, je suis absolument incapable de vous répondre.
Mercredi 21 septembre 2011 at 10:43
Pourtant vous dites que Bastille n’est pas beau.
Savoir que Carlos Ott, jeune architecte et illustre inconnu à l’époque, a été retenu contre les favoris du monarque (Mitterrand).
On aurait pu avoir pire…
Frédérique Jourdaa, journaliste au Parisien, a fait une enquête à Garnier et à Bastille, auprès de tous les professionnels, tant musicaux que techniques et administratifs, qu’elle livre dans « A l’Opéra aujourd’hui ». La parole y est donnée longuement à Hugues Gall impopulaire directeur obligé de redresser le gouffre à subvention élitiste, né du postulat de la démocratisation de la culture et des visions architecturales pharaoniques de Mitterrand, et au fonctionnement constamment entravé par la CGT.
Mercredi 21 septembre 2011 at 11:34
Bandonéon,
[Marrant, ce pseudo. Un rapport avec le quartier rouge d'Amsterdam ?]
L’Opéra Bastille est une oeuvre clairement plastique. Avec des volumétries et des surfaces qui se présentent comme telles. Avec un façadisme évident [et complètement foireux par ailleurs]. Le Centre Pompidou, lui, n’est que l’aboutissement de solutions techniques [squelette structurel, conduites de ventilation, câbles électriques, escalators,... le tout à l'extérieur pour libérer l'intérieur].
L’Opéra Bastille joue dans la cour de l’architecture, le Centre Pompidou dans celle de l’ingénierie urbaine, voilà pourquoi la question esthétique compte dans l’un, mais pas dans l’autre.
Mercredi 21 septembre 2011 at 12:25
Ingéniérie aussi à Bastille, où il fallait répondre à un cahier des charges absolument fou, avec les défis de l’acoustique et de la machinerie démente pour les changements de décor, toute la régie, d’ailleurs.
On apprend que chaque place devrait coûter 500 € si elle n’était pas subventionnée sur le dos de ceux qui ne vont jamais à l’opéra où les places les plus chères sont à 180€.
Un nid à privilèges de tous ordres, de la diva à l’artiste des chœurs (ne surtout jamais dire choriste, ils sont capables de vous poursuivre en justice tellement le mot choriste est offensant). Les artistes des chœurs donc, quand ils chantent 1 minute de plus en répétition, facturent l’heure entière. C’est dans leur statut.
Mon pseudo évoque ça :
http://fromageplus.wordpress.com/2010/12/10/laudate-recyclum-omnes-gentes-alleluia/
Il y avait les néons sur vos photos, j’avais envie de vous rejoindre, ça a donné bande au néon (bon, pas terrible le jeu de mot).
Mercredi 21 septembre 2011 at 12:46
Pour en revenir à l’avortement, j’ai relevé cette phrase d’un com:
“Madame Veil regretterait justement ce qu’on a fait de sa loi, et soutiendrait certaines personnes qui luttent contre le « tout-avortement ». ”
Il faut arreter de faire de l’angélisme. Croyez-vous qu’il soit normal qu’on crée des lois pour des cas désespérés? a-t-on fait une loi pour les cas désespérés des agriculteurs qui se suicident? pour les cas désespérés des peres de famille licenciés pour des raisons “économiques” de délocalisations plus rentables? non bien sur, car l’enjeu n’était pas le meme. Un cas désespéré se traite en famille, ou avec son confesseur, ou avec des personnes de confiance.
La loi Veil, c’est l’ouverture de la boite de Pandorre: légaliser l’avortement fut lourd de conséquences car issu d’un vrai plan. En effet, avant la loi, on avortait en secret, car on savait qu’on commettait un crime, donc pour légaliser un crime, il a fallu faire admettre qu’il n’y avait pas de crime. On a fait appel à la science qui a démontré contre toute évidence, que le foetus n’etait pas homme avant 14 semaines. Comment cela? tout simplement en examinant le degré d’avancement de la formation du corps. L’homme serait donc homme parce que son cerveau a un degré de finition x. Nous en arrivons donc à nier l’existence de l’ame. Or c’est l’ame qui fait que l’homme est homme et que cette ame, don de Dieu, survient au moment meme de la conception, et par la négation de l’ame, on nie Dieu. Le tour est joué. Et en effet, regardons autour de nous, qui croit avoir une ame! De plus en plus de gens doutent, ne savent plus où ils en sont dans ce domaine.
Le cas tremolo des pauvres filles en détresse est une fumisterie dont mme Veil et consort se fichent éperdument. On peut tout à fait dire que son utilisation comme contraception n’etait pas prévu, et elle peut le regretter, ce qui est sur, c’est qu’elle a gagné ce qu’elle voulait.
Mercredi 21 septembre 2011 at 1:20
Bandonéon,
Reprenons :
L’architecte de la Bastille s’est dit “Bien, maintenant que nous avons dessiné une salle d’opéra avec sa scène, ses coulisses, etc., faisons une façade avec des motifs, mettons une forme d’escalier à la con avec du carrelage, un portique qui ne sert, fonctionnellement, à rien. Etc.
Il y a mise en place d’un formalisme, d’une plasticité, de considérations esthétiques. Plus ou moins réussies, certes, mais il y a une recherche de composition des volumes construits.
Pour le centre Pompidou, les architectes se sont dit “résolvons la question fonctionnelle”, et cette solution fonctionnelle détermina, de façon brute, l’aspect formel du bâtiment. Les tuyaux du bâtiment sont rouges, bleus, verts pour signaliser la nature des conduits, et c’est tout. C’est un manifeste qui déjoue le jugement esthétique.
Mercredi 21 septembre 2011 at 1:59
L’avortement comme outil de la mort de Dieu, j’avais encore jamais lu ça.
Pour moi, c’était plus, tout bêtement, une conséquence.
Mercredi 21 septembre 2011 at 2:05
Ouais bon, question tuyauterie fonctionnelle, Piano a vu ça dans 20 000 lieues sous les mers, ça faisait quand même un moment qu’on n’utilisait plus ces têtes de rivet et que la tubulure industrielle est sans soudure.
Tiens, puisque je vous ai, sur l’article suivant :
Hassan J. a regardé le calendrier, il a vu que c’était le premier jour de l’automne, alors il s’est dit :
« Tiens, je vais superposer 5 slips, des fois qu’on se les gèle ».
Mercredi 21 septembre 2011 at 4:05
Bandonéon,
Je vous mets au défi de me trouver un rivet à Beaubourg !
Mercredi 21 septembre 2011 at 8:36
Sans vouloir vous river votre clou, car votre regard est plus affûté que le mien (pour preuve : vos photos), j’aurais pourtant juré avoir vu des rivets sur les canalisations côté rue du Renard.
Renzo Piano : « C’est un bâtiment qui fait semblant, c’est une parodie de la technologie »
Parodie peut-être aussi de la Tour Eiffel, où on a utilisé des centaines de milliers de…rivets.
Mercredi 21 septembre 2011 at 9:13
Bon, la prochaine fois que je passe à Paris, j’irai le revoir et je vous dirai s’il y a des putains de rivets ou non !
Mercredi 21 septembre 2011 at 9:14
Fromage, nul eugénisme chez moi… J’ai juste l’impression que vous ne maitrisez pas ce dont vous parlez. Vos théories sont belles, mais la pratique ??? Super les principes chrétiens, mais venez juste ici aidez votre prochain, notamment le blanc-blanc crétin congénital élevé aux chips et coca-lidl, tf1 et lagaffe. Je voudrais voir si vous ne changeriez pas d’avis
Jeudi 22 septembre 2011 at 12:52
Mme Veil qui pleure sur le sort des pauvres filles qui… que…Redescendez sur terre. Elle n’en a rien à fiche de ces nanas, elle a eu ce qu’elle voulait, la mort programmée de 7 millions de Français, et ça continue. Tout le reste est de la littérature.
Curieusement, les gens qui sont pour l’avortement sont aussi, à quelques variantes près, ainsi que les euthanasistes, les mêmes qui sont contre la peine de mort. Beau sujet de philo.
Certains ici,devraient remercier chaleureusement leur mères de n’avoir point pris la pilule ou autre gadget à la mode ni de n’avoir pas avorté. C’est dommage.
PS: pour les pro-avortement, quel qu’en soit le motif, un certain Adolf avait fait sienne la plupart de vos idées; plus contemporain, un pays nordique avait trucidé pas mal de monde en des temps records, tellement que ça a fini par sortir au grand jour.
Jeudi 22 septembre 2011 at 9:12
“Curieusement, les gens qui sont pour l’avortement sont aussi, à quelques variantes près, ainsi que les euthanasistes, les mêmes qui sont contre la peine de mort. Beau sujet de philo.” Notez qu’ils utilisent aussi cet argument, inversé, contre nous.
De plus, je connais quelques pro-avortement qui sont largement aussi pour la peine de mort. Souvent pour de mauvaises raisons, mais c’est un autre problème.
Jeudi 22 septembre 2011 at 9:17
Oui, c’est un argument classique “Les conservateurs sont contre l’avortement, mais pour la peine de mort”. Ce qu’il faut répondre dans ce cas, c’est que si les uns sont pour le châtiment des coupables, les autres sont pour la mise à mort arbitraire des innocents.
Jeudi 22 septembre 2011 at 9:48
Réponse évidemment logique et utilisée régulièrement, non sans avoir au préalable fait la même remarque qu’à BLH : ce n’est absolument pas une généralité.
Jeudi 22 septembre 2011 at 11:44
Je ne crois pas que ce soit une mise à mort d’innocents mais une non-reconnaissance de leur statu d’etre humain et donc un objet jetable s’il a le malheur d’encombrer.
A mon sens, c’est pire, car il n’y a meme plus de culpabilité, il y a perte totale de sa propre dignité.
Fik, moi non plus, je n’ai jamais lu ça, mais si c’est en effet une conséquence, c’est une conséquence programmée. Je pense qu’aujourd’hui, avec le recul, on peut en tirer cette conclusion: c’est un outil de la négation de Dieu. Par contre je ne suis pas sure que le fait qu’il y ait eu 7 millions d’avortement fut vraiment planifié, c’est une des conséquences de la “boite de Pandore”, disons meme des “dommages collatéraux”!
Jeudi 22 septembre 2011 at 2:34
Soyez logique, ça ne peut pas être à la fois cause et conséquence… Si c’est l’un, ce n’est pas l’autre.
Alors, lequel est-ce ?
Jeudi 22 septembre 2011 at 4:59
Waow, Blh, quel beau concentré d’âneries… Entre Simone Veil qui a “voulu la mort de sept millions de personnes”, un beau point Godwin et des affirmations à l’emporte-pièce… c’est superbe, beau comme le centre Pompidou !
Notez bien que la plupart des gens sont moins débiles que ce que vous pensez. Ainsi, on peut être “contre” l’avortement sans pour autant souhaiter le retour à la situation du XIXe siècle – en gros, se dire que si l’on pouvait éviter le maximum d’avortements (en supprimant le Planning familial, par exemple), ce serait déjà un grand pas. Tout en étant conscient du fait qu’il y aura toujours des grossesses non désirées, des situations impossibles, et que dans ce cas, il est plutôt répugnant de réclamer la mort sur le bûcher des pauvres filles ayant avorté.
Et dans le même temps, on peut être “contre” la peine de mort tout en se disant que putain, y’a quand même des trucs qui clochent, que foutent tous ces criminels dehors dans la nature ? Marc Dutroux et Guy Georges valent-ils vraiment la peine qu’on se casse le cul à les “réinsérer” ?
Comme quoi les deux positions peuvent aisément se recouper.
La nuance, ça s’appelle. Mais apparemment, ça vous échappe.
Jeudi 22 septembre 2011 at 10:46
La cause pour ceux qui l’ont mis en place et la conséquence dans l’esprit des gens.
Artémise,
la nuance est mortifere: elle aboutit à la dhimmitude.
Vendredi 23 septembre 2011 at 12:08
@ fromageplus
Oui, c’est un argument classique « Les conservateurs sont contre l’avortement, mais pour la peine de mort ». Ce qu’il faut répondre dans ce cas, c’est que si les uns sont pour le châtiment des coupables, les autres sont pour la mise à mort arbitraire des innocents.
Pour le châtiment des coupable je n’aime pas trop le terme châtiment que je trouve moyenâgeux je préfère le terme “peine” enfin là n’est pas mon propos.
Pour la mise à mort arbitraire des innocents…encore faudrait il que d’un point de vue legal le foetus soit considéré comme étant un être vivant sur un point de vue légal…Et sur ce point votre argumentation tombe à plat
Vendredi 23 septembre 2011 at 1:10
De toute façon, le droit romain est un droit très “socialiste”, dans la mesure où il ne laisse qu’une place infime à la coutume et à l’arrangement, mais émane d’une entité supérieure (l’Etat) et dont l’autorité et la légitimité sont supposées absolues et incontestables, et appliqué exclusivement par des individus à qui elle a conféré le pouvoir de juger. Le droit germanique, basé sur la coutume et l’arrangement homme à homme (ou groupe à groupe), et ne prétendant pas à la réalisation d’une quelconque justice terrestre en dehors de ce que réclament les individus, est bien plus raisonnable. En cas d’impossibilité d’accord, soit en en référait à une autorité reconnue supérieure par les deux parties, soit ça se réglait à l’ancienne, façon “jugement de Dieu” (duel judiciaire et ordalie)… ou plus germaniquement, par la “disparition” d’un des groupes de plaignants. Cette dernière façon de faire n’a plus lieu d’être, les moeurs s’étant assez adoucis.
La justice actuelle, issue de la justice royale, est le produit dégénéré d’une institution à laquelle on ne devait avoir recours qu’exceptionnellement, les conflits devant se régler à l’échelon où ils se posent. La coutume du lieu traitait généralement de toutes les difficultés habituelles relatives à la possession (terres, bêtes, biens personnels, impôts et taxes), un simple recours aux “anciens” dont l’autorité était reconnue suffisant à éclaircir les points litigieux, et en cas de vide juridique, on se fiait à leur avis ou délibération. Ce qui n’empêchait pas de désobéir derrière.
Par exemple, Robert est allé couper du bois dans la forêt des Petits Chênes, mais René dit qu’il n’a pas le droit puisque ça lui appartient. Après quelques engueulades et coups de bâton, et dans l’impossibilité de se mettre d’accord, ils vont voir les vieux qui savent, et demandent à qui appartient la forêt des Petits Chênes, et si, malgré tout, Robert a le droit d’aller y couper du bois. Là, les vieux vont chercher dans leur mémoire, et se rappellent qu’effectivement le bois appartient bien à la famille de René, mais qu’il est d’usage de tolérer que la famille de Robert vienne y chercher du bois pour son utilisation personnelle. Si Robert est un con, il ira couper aux Petits Chênes du bois qu’il revendra, et si René est un con, il installera une clôture pour empêcher à Robert de venir couper son bois, même si c’est pour son usage personnel. Et tant pis si les cons se mettent des coups de bâton, les autres s’amuseront de leurs membres endoloris et de leurs yeux pochés: “Sont-ils bêtes Robert et René, alors que l’affaire était réglée!”.
Oui, je sais, c’est complètement hors sujet.
Vendredi 23 septembre 2011 at 6:52
@Artémise,,
si vous croyez que j’écris pour le plaisir de me lire, vous êtes à côté de la plaque.
Il se trouve que je navigue, en réel, dans beaucoup de sphères politiques, et ce que je dis de l’”avortueuse” – ainsi que beaucoup le nomme – est à peine exagéré.
D’autres part, j’ai bien précisé «… à quelques variantes près….», ce qui enlève quelque peu le caractère général que d’aucun tirent de cette simple constatation – on retrouve les mêmes meneurs, les mêmes disciples de l’action psyco dans toutes ces assoc pour-le-bien-des-femmes-en-perdition.
Quant à me croire débile, c’est toujours celui qui dit qui l’est, n’est-ce pas ?
Cependant, je vous répondrai plus volontiers qu’être pris pour un imbécile par un sot vaniteux est un régal de fin gourmet.
@Gotfried , vous vous trompez en affirmant que le droit romain est é socialiste” et rejette les coutumes, etc…
C’est plutôt l’inverse: le droit Français est issu du droit romain ET des droits coutumiers de tous les “barbares” de certaines époques. Rome a toujours fait en sorte de garder le meilleur de ces populations au travers de ses talents organisationnels. Ce n’est qu’à la Révolution que les droits changèrent assez fortement, car soumis aux Lumières, sources du subjectivisme et donc du relativisme : l’homme est un être à part entière et a toujours raison sur son voisin. D’où la constitution de groupes pour défendre le peu qu’il leur reste, groupes de pression, lobbies…La justice n’y a pas échappé. Et Montesquieu doit se retourner dans sa tombe. de comprendre qu’il s’est planté.
Vendredi 23 septembre 2011 at 9:40
Sonia : “la nuance est mortifere”
Nos glorieux ancêtres : “in medio stat virtus”
Faites votre choix.
Vendredi 23 septembre 2011 at 9:25
“in medio stat virtus”: question d’heure et de cas…
Vendredi 23 septembre 2011 at 9:59
J’ai cru comprendre que ca parlait d’avortement, là…
Et on croit bon de nous sortir la citation qui tue, apparament parole d’évangile, in “medio stat virtus”…
Pour l’amateur de parole d’évangile :
” Dieu vomit les tiedes…”
” Qui n’est pas avec moi est contre moi”
“Que ton oui soit oui, que ton non sois non”
Bon allez, je vous laisse continuer la liste.
C’est bien, un monde s’écroule sous nos yeux, les turpitudes de notre propre époque renvoie au rayon du bricolage amateur les pires scandales de notre histoire et il se trouve encore des petites consciences bien tranquilles pour trouver l’eau de leur aquarium juste à la bonne temperature.
Samedi 24 septembre 2011 at 9:57
Johnny, je me permets de vous repréciser la citation de Sonia à laquelle je répondais : “la nuance est mortifere: elle aboutit à la dhimmitude.”
Si vraiment nous parlions encore uniquement de l’avortement, expliquez-moi ce que viens foutre la dhimmitude dans le débat.
Serait-ce donc Sonia qui dit n’importe quoi ? Oh, l’horrible révélation…
Samedi 24 septembre 2011 at 11:07
mon cher Fik,
en fait j’aime beaucoup la musicalité du mot “dhimmitude”, associé avec “nuance” j’ai ressenti une belle harmonie.
En cherchant dans un dictionnaire arabe, j’ai trouvé que cela voulait dire “soumission”, ça tombait bien! mais j’ai pas lu que c’etait l’apanage exclusif de l’islam. C’est balot, parce que du coup vous avez rien compris. Désolé pour cette usurpation envers vos frères musulmans. Quand meme j’ai le droit non? à moins que l’arabe soit exclusivement réservé aux muzz. La prochaine fois je vous le dirai en russe, c’est encore plus beau, et y a plus de soviet, cool!
Samedi 24 septembre 2011 at 11:50
Sonia et Fik se bagarrent sur le parking.
Balle au centre. Bien entre les deux yeux.
(comme ajouterait Aurélien Véron)
Samedi 24 septembre 2011 at 2:28
Etre favorable aux avortements, euthanasie et autres joyeusetés est bien une forme de dhimmitude à ” l’esprit” ambiant , où dézinguer son prochain, mais pas n’importe le quel, devient une coutume, une fondation de la new-morale.
Samedi 24 septembre 2011 at 5:11
Et où avez-vous lu qu’Artémise ou moi-même étions favorable aux avortement, euthanasie et autre joyeusetés ?
Samedi 24 septembre 2011 at 6:17
Vous me faites un procès d’intention ?
Je précisais cette petite chose à Sonia, rien de plus… Aucune allusion en qui que ce soit.
Dimanche 25 septembre 2011 at 4:37
Mais Fik, personne ne dit que ni vous ni Artémise etes pour l’avortement et autres joyeusetés, mais vous défendez la “nuance”comme une valeur acceptable et je m’en vais vous prouver que c’est une “dhimmitude”…
Cette “nuance”, étendard de la bien-pensance pour dissimuler une reconnaissance de crime ou d’erreurs, anime les esprits autruchistes.
Quand la nuance s’applique à la répression de nos propres instincts, elle ne peut s’appliquer à la détermination dans les idées: question d’heure et de cas…n’est-ce-pas?
On évoque, le trémolo dans la voix mu par l’horreur, que des Dutrou et des Guy Georges méritent la peine de mort, quand on ne va pas mettre au bucher ces pauvres filles qui ont avorté…nuance!
Ces 2 criminels valent l’opprobre et le dégout, et ils sont condamnés pour avoir tuer des enfants innocents: des gamins et des gamines dont on a pu voir les photos, entendre leur voix…ces visions excitent l’horreur et tout le monde est d’un commun accord pour les condamner.
“ces pauvres filles qui ont avorté” ont tué des enfants innocents, enfants dont on n’a pas eu le temps de voir leurs boucles blondes, leurs yeux noisettes, leurs tresses dansantes, leur petit nez retroussé, d’entendre leur chants enfantins, on n’a rien vu, personne n’a rien vu, juste l’écographe qui a bien vu battre ce petit coeur, comme un cheval au galop, mais pas de visage, pas de photo… rien pour exciter l’horreur de la populasse. Alors on ne condamne pas ces pauvres filles, car leurs crimes ne frappent pas l’imagination.
Mais voyez-vous, au moins Dutrou et Guy Georges peuvent avoir la possibilité de se repentir, car ils savent qu’ils ont fait des crimes, alors que ces “pauvres filles” sont dans la légalité, blanchies, approuvées, défendues au nom d’un “droit à disposer de son corps”: elles n’ont pas conscience de leur crime et ne peuvent donc se repentir. Sans condamnation terrestre, elles risquent une condamnation éternelle!
Vous comprenez que cette “nuance” aboutit à la “dhimmitude” de la pensée athéiste et droit de l’hommiste, qui travestit le 5eme commandement de Dieu en liberté féministe.
Dimanche 25 septembre 2011 at 10:02
“… aboutit à la “dhimmitude” de la pensée athéiste et droit de l’hommiste, qui travestit le 5eme commandement de Dieu en liberté féministe.”
Tu les a reçu de qui tes “commandement de Dieu”, cet esprit arriere aigri mesquin et jaloux comme un patriarche de la (petite)bourgeoisie de province du 19°
Dimanche 25 septembre 2011 at 12:45
@Sonia
Et en quoi être le sujet de la “justice” des hommes modifie le jugement de Dieu ou son amour? C’est complètement débile. La qualification de crime et d’impunité est quelque chose de très subjectif. Tromper son mari, de nos jours, n’est même pas un délit, à certaines époques c’était un crime puni de mort. Et avec votre logique, on pourrait dire que tromper son conjoint détruit la famille, ce qui est “mal”, et donc qu’il faut le punir: hop, 12 ans de prison et 150.000E d’amende. Ah effectivement, c’est la bonne manière de redresser les moeurs.
Face à ses ennemis, l’Eglise n’a pas pu garder sa place, et ce sont ceux qui trinquent qu’il faudrait punir? Jeter la pierre, les brebis perdues, tout ça… On envoie pas le médecin aux bien portants pour les congratuler, et aux malades pour les éliminer. Lutter contre la maladie n’est pas lutter contre les malades.
Par ailleurs, personnellement, je ne réclame nullement, “des trémolos dans la voix”, la peine de mort pour quiconque. La peine de mort n’est pas l’effet de la justice, ne peut pas l’être, c’est seulement une protection de dernier recours et définitive contre la récidive. Tout comme l’euthanasie est un solution de dernier recours et définitive contre la souffrance d’un mourant. A mon sens, ce sont des questions auquel le débat public ne peut trouver de réponse, et que le pouvoir public n’est pas légitime à trancher, seule la conscience d’un ou de plusieurs hommes, prenant sur eux la responsabilité de la décision devant Dieu et devant les hommes, a quelque valeur.
L’antique bannissement était plus juste que nos amendes et nos prisons: quand quelqu’un était suspecté d’avoir violé la loi des hommes, il était chassé de leur société et exclu de sa protection, et son sort, en quelque sorte, était donc remis entre les mains des dieux. Encore une forme d’ordalie, qui au moins évite de se croire, en tant que société, détenteur de la vérité et de la justice.
Dimanche 25 septembre 2011 at 12:47
Zut, j’ai oublié de me relire…. bon, ne faites pas attention aux fautes.
Dimanche 25 septembre 2011 at 10:43
Gotfried,
“La qualification de crime et d’impunité est quelque chose de très subjectif.”
donc chacun peut faire ce qu’il veut en conscience? Je vous dis pas le bordel…les lois sont nécessaires pour poser des cadres et ce n’est pas la justice des hommes qui importe, mais l’obéissance à nos chefs, donc aux lois si elles sont conformes à celles de Dieu :”rendez à César ce qui est à César”. Dieu a créé l’homme sociable, il doit donc évoluer en harmonie avec les commandements de Dieu et les lois de la cité.
Mon propos n’est pas de juger la personne dans ses actes, mais l’acte en lui-meme. Tromper son conjoint est mal, avorter est mal, etc…et la société doit condamner au moins officiellement ces actes. Dans la pratique c’est différent, il faut distinguer le pénale du morale. Il n’y a pas de pierres à jeter, mais des consciences à éduquer et à diriger dans la voie du bien. Il y a aussi parfois la raison de la souffrance à comprendre, mais pour cela il faudrait retrouver une vraie dimension spirituelle que notre monde moderne a résolument étouffée.
Dimanche 25 septembre 2011 at 11:35
Sonia : “Alors on ne condamne pas ces pauvres filles, car leurs crimes ne frappent pas l’imagination.”
Non, on ne les condamne pas, parce qu’elles sont des victimes, elles aussi.
Fin de transmission.
Lundi 26 septembre 2011 at 1:24
Sonia, il y a d’autres formes de subjectivité que l’individuelle, vous savez. Il y a trois millénaires, par exemple, les gens pensaient différemment, certes, mais toute la société était différente, et ces facteurs “environnementaux” à l’individu font une grande part de sa subjectivité. Ne faites pas semblant de l’ignorer. Et la société n’est pas ses chefs, et la conformité de leurs lois à celles de Dieu, si elle n’est pas examinée au niveau individuel, est laissé à l’appréciation de personnes qui, selon les caractères et les circonstances, ne sont pas forcément plus désintéressées que les chefs eux-mêmes.
Les “lois de la cité” peuvent avoir une variété d’origines très grande, et autant de manières de s’appliquer. Dire qu’il faut les respecter n’a rien de concret. On en est arrivé à formuler le concept de droit car les “lois de la cité” commençaient à tout envahir de manière anarchique, le pouvoir réel détenu par certains (ou par certaines organisations ou structures) commençant à bien trop empiéter sur un espace de liberté que l’on ressent naturellement et légitimement nôtre. Le mot “liberté” est plutôt moderne et récent, le mot plus ancien, bien que sémantiquement légèrement différent, est “franc”, et qu’y a-t-il à cela d’étonnant puisque c’est cette peuplade, toute germanique, barbare et païenne qu’elle était, qui a donné à notre pays l’impulsion de sa civilisation propre, une fois dégagés des chaînes romaines.
S’il est certains que la moralité est une condition à la vie en société, elle n’a pourtant pas de meilleure ennemies que la sujétion et la coercition, surtout dans une situation de licence générale. La Prohibition a bien montré que la loi morale ne peut, dans la plupart des cas, être la loi de la cité. Selon les circonstances et les moeurs, il convient, malgré le danger ou la gravité de la situation à laquelle on cherche à remédier, de ménager des espaces à la licence. La morale avance lentement, il a fallut des siècle pour transformer l’esclavage romain en servage féodal (et le simple changement d’aristocratie, de gallo-romaine à franque, a fait beaucoup dans ce processus), et faire à son tour disparaître le servage féodal. L’Eglise n’a pas tellement été là quand il s’est agi de faire disparaître le nouvel esclavage qu’était la condition ouvrière, et a quasiment renoncé à foutre à la bourgeoisie le nez dans sa puante hypocrisie.
Elle semblait plus préoccupée à emmerder les pauvres, que le désespoir de leur condition mettait dans des situations certes honteuses, mais dont il étaient les premières victimes, qu’à conchier ceux qui étaient coupables de cette situation, et qui, derrière leur journal, dans leurs pantoufles, le cigare au bec, se réjouissaient que les bonnes “lois de la cités” donnent aux gendarmes le droit de charger les grévistes au sabre, voire d’ouvrir le feu sur eux. Je me méfie quand les lois de la cité commencent à cibler, au nom d’une moralité souvent assez sélective, ceux qui n’ont pas réellement l’entière responsabilité de leur erreur. Ceux-là même qui font les lois de la cité sont des exemples de corruption morale assez édifiants, de nos jours, et ceux qui les appliquent sont loin de compenser. On parlera de refaire les lois quand ce ménage aura été fait.
Lundi 26 septembre 2011 at 5:14
Gotfried,
Il y a une chose que vous ne prenez pas en compte: la “loi naturelle”, inscrite en chaque homme, quelque soit les époques, l’environnement, la classe sociale, le degré de richesse ou de pauvreté. Et c’est l’obéissance à cette loi intérieure qui fait que l’homme fait le bien au lieu du mal: la vraie liberté. Cette loi, un enfant de 7 ans environ est capable de l’assumer en faisant la distinction entre le bien et le mal, c’est l’age de raison. A partir de là, normalement toute personne se doit de la respecter…Le reste n’est que broderie!
Il n’y aura jamais de jour où nos chefs seront assez parfaits pour faire des lois parfaites, nous sommes sur terre avec une nature blessée par le péché, il faut faire avec! pourtant aujourd’hui aucune loi de la cité ne nous oblige à agir contre notre conscience, quelques unes seulement permettent des actions immorales et ce sont ces mauvaises lois qu’il convient de discerner pour ne pas s’en servir à légaliser le mal: c’est là que l’église intervient afin de rétablir le bien dévoyé dans l’esprit des gens.
Je reviens aussi sur votre idée du role social de l’Eglise: je ne crois pas que ce soit son role de mener une lutte des classes, mais bien d’aider chacun dans l’etat où il se trouve à se sanctifier.
Votre vision materialiste de la vie vous empeche cruellement de voir que meme un pauvre peut etre heureux dans sa situation. Je crois aussi qu’il faut arreter de victimiser les pauvres, je pense qu’il y a autant de victime chez les riches, et peut-etre meme plus…
Lundi 26 septembre 2011 at 8:52
Le bien et le mal est aussi un apprentissage, car même si nous sommes biologiquement préparés à ressentir de l’empathie, la fierté et l’intérêt, voire la perversité pure, peuvent se dresser en travers. De toute façon, on ne peut séparer l’inné de l’environnemental. Les bornes de ces “lois naturelles”, si seulement elles existent, sont très variables selon les individus. Le fait de constater qu’il y a un certain nombre de règles fondamentales à la société, et qu’elle tente de les respecter et de les faire respecter ne signifie pas forcément les faire sienne, seulement reconnaître l’importance qu’elles revêtent pour les autres.
Que les lois ne nous obligent pas à agir contre notre conscience est une chose, mais encore faut-elles qu’elles soient intrinsèquement justes de l’avis général, qu’elles servent le bien commun et qu’elles soient applicables et appliquées. Et c’est là que l’Eglise est aussi censée intervenir auprès de ceux qui font la loi et de ceux qui font la société par leur pouvoir afin qu’ils ne soient pas des fauteurs d’iniquité.
Et je sais parfaitement que les pauvres peuvent être heureux, les épreuves leur donnent plus de force morale, et leur confort est trop fuyant pour qu’ils y puissent s’en enivrer. Le contact permanent avec la “vraie vie”, le travail, les factures, les ennuis de voiture, les problèmes dans la famille, les oblige à rester pragmatique et à faire face à tout, car personne ne le fera à leur place. Le riche, lui, peut s’abandonner moralement et physiquement à beaucoup de dépravations, il est vrai, et en cela il est victime de sa situation, mais il ne l’est plus s’il entraine ceux sur qui il a pouvoir avec lui. Prendre ses responsabilités sociales peut être un bon moyen pour le riche ou le puissant de sortir de l’ennui qui conduit à la dépravation, et en même temps d’améliorer la situation des autres, ce qui est indéniablement un acte de charité.
On ne peut se sanctifier sans faire ce qui est juste, à mon sens, et sur ce tableau l’Eglise devrait particulièrement talonner les riches et les puissants, car leur grand pouvoir ou leur grande richesse peuvent être source de grande justice comme de grande iniquité.
Lundi 26 septembre 2011 at 9:06
Amen.
Lundi 26 septembre 2011 at 10:25
Gotfried,
“On ne peut se sanctifier sans faire ce qui est juste, à mon sens, et sur ce tableau l’Eglise devrait particulièrement talonner les riches et les puissants, car leur grand pouvoir ou leur grande richesse peuvent être source de grande justice comme de grande iniquité.”
Tout à fait, mais vous devriez lire Bossuet…il fut quand meme le plus grand pourfendeur de nos riches inutiles se pavanant dans la cour royale de Louis XIV!
Fik, bien sur qu’elles sont victimes, mais victimes de ne pas etre condamner moralement, victimes de nos lois iniques, victimes d’une église moderniste qui après avoir vidée ses églises, quittée son role politique, preche dans le désert.
Lundi 26 septembre 2011 at 11:59
Oui, si vous voulez. Et donc, dire qu’elles ne méritent pas le bucher, c’est accepter, voire embrasser toutes les causes de leur crime ?
Mardi 27 septembre 2011 at 4:20
Le bucher est une image sarcastique qui promeut en réalité une forme de lacheté et d’acceptation.
Mardi 27 septembre 2011 at 11:49
Attention, vous commencez à nuancer votre pensée. Vous n’êtes plus très loin du satanisme.
Vendredi 30 septembre 2011 at 11:11
faut suivre, fik, l’image du bucher n’est pas de moi…au contraire je la ridiculise!