Résumé : Une femme se fait interpeller pour conduite en burqa. On découvre alors que son mari pratique un "islam radical" et qu’il entretient plusieurs épouses aux frais de SAR la Princesse CAF.

Interrogé par les journalistes – qui feignent de ne pas vraiment voir ce qui éclate au grand jour –, le mari répond qu’il n’a qu’une seule femme, que les autres sont ses maîtresses, et que ni la France ni l’islam n’interdisent d’avoir des maîtresses. [Voir la vidéo de ses déclarations publiques >>>]

Quand on embrasse une religion de façon "radicale", on se targue de mettre en pratique son mode de vie au plus près du texte, ce qui signifie très souvent une connaissance du dogme assez supérieure à la moyenne des croyants. Nous sommes donc tout à fait portés à croire sur parole les affirmations de cet homme. Bien.

Hypothèse n°1 : Le mari reconnaît qu’il n’a qu’une femme, qu’il la trompe avec ses maîtresses, affirmant ainsi devant les caméras et les micros que le Coran autorise tout à fait qu’on trompe sa femme. L’islam cautionne donc – voire encourage ? – l’infidélité.

Hypothèse n°2 : Le mari a bel et bien épousé plusieurs femmes, mais l’ayant fait de façon strictement religieuse il se trouve en infraction avec la loi française. La Justice n’ayant pour ainsi dire aucun moyen de prouver l’existence de tels contrats de mariage avec ses épouses, et le mari n’ayant aucune envie de faire de la prison, il se permet d’arborer le sourire serein de l’innocence pénale. L’islam cautionne donc la dissimulation et le mensonge.

Hypothèse n°3 : Le mari arborant tous les signes de la religion "radicale", on peut légitimement penser que c’est un homme pieux, en tout cas à la conscience religieuse particulièrement sourcilleuse. Si cet homme pratique bel et bien la piété selon les critères de l’islam, il ne voit donc aucun problème à être infidèle, ou à mentir sur ses conditions maritales. Ou alors, s’il s’avère que cet homme est en réalité un imposteur du dogme musulman parce qu’il trompe sa femme avec trois autres, ou qu’il pratique le mensonge sur la réalité de sa polygamie, nous attendons un désaveu officiel de la part des autorités religieuses compétentes.

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"Les Français ont d’autres préoccupations" claironnent en chœur les journalistes de gauche et les Tariq Ramadan. Mais QU’EST-CE QU’ILS EN SAVENT ces cons, que les Français ont d’autres préoccupations ? Non mais QU’EST-CE QU’ILS EN SAVENT, putain de merde ? Les Français ne seraient donc préoccupés que par leurs revalorisation salariale, leurs impôts, leurs retraites, et le coût de la vie ? Le Français ne seraient priés de ne se préoccuper que de leur pognon ? C’est ça ? Et du bar PMU ? Les Français n’auraient que leur compte en banque comme sujet d’inquiétude ? Mais putain, c’est quoi ce mépris ultime pour les Français ? Ne sont-ils que des portefeuilles marchant aux côtés de leurs feuilles d’impôts ?

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Aparté.

L’islam se demande ce qui est autorisé, ce qui est toléré, ce qui est interdit. L’islam est une religion centrée sur le degré de pureté de tout ce qui entoure les fidèles. Il y a une façon pure ou impure de manger, pure ou impure de s’habiller, pure ou impure de regarder une femme, pure ou impure de fréquenter tel type de personne [voire pure ou impure de se torcher les fesses, se déféquer sur une tombe, ou de sodomiser un cheval si l'on se réfère au le Petit Livre Vert de Khomeiny, je n'invente rien], etc. Le coran est un gigantesque mode d’emploi, un immense recueil de préceptes classés par degré de recommandation.

Les catholiques ou les chrétiens orthodoxes affirment qu’il existe la vérité, et que hors de la vérité on tombe dans l’erreur. Le Bien s’oppose au Mal, la vertu au vice, la sainteté à la corruption, le pardon à la vengeance, l’amour à la haine, la sincérité à la duperie, etc., et il appartient à tout homme de travailler à quitter le péché qui fait mourir [le mal, le vice, la corruption, le mensonge,...] pour épouser la sainteté qui fait vivre éternellement. À ce titre, pratiquer le mensonge, pratiquer l’adultère, ou dissimuler sa foi sont des péchés extrêmement graves, et c’est pourquoi un grand honneur est rendu aux martyrs qui n’ont pas renié la promesse de leur baptême devant l’intimidation ou la menace de mort. En tout cas la vérité est connaissable et sa quête n’est pas vaine, elle est même récompensée.

La religion laïque-républicaine, pour sa part, considère qu’il n’y a ni vérité ni erreur, mais simplement des degrés d’initiation au discernement. L’aboutissement du cheminement initiatique menant l’individu à l’état de Tolérance et de Compréhension. Dans la religion républicaine, on interdit aux "enseignants" de corriger les copies des "apprenants" à coups de stylo rouge parce qu’il s’agirait d’une manifestation archaïque du type Vrai/Faux. Dans la religion républicaine, la "stigmatisation" des idées et des religions est encore un archaïsme du type Vrai/Faux à combattre, puisque quiconque "stigmatise" est en réalité en état d’ignorance et/ou de peur de l’autre, c’est-à-dire de non-initiation au discernement. Il n’y a jamais d’erreur, juste des incompréhensions anti-humanistes qui oscillent entre la lumière de l’initié et l’obscurité du profane.

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