Ceci est un ordre : courez chez votre marchand de culture et procurez-vous Koyaanisqatsi de Godfrey Reggio [1983].

En le visionnant, vous comprendrez combien Arthus-Bertrand est un gros naze. Son Home, qui a 26 ans de retard sur Reggio, rien que ça, est absolument navrant à cause de nombreuses fautes de goût. La première, c’est celle d’avoir éhontément copié le concept, l’image, et le montage de Reggio en se gardant bien de citer son maître. Franchement, c’est un véritable délit de contrefaçon ! La deuxième, c’est de s’être permis une voix off complètement neuneu là où Reggio faisait confiance au spectateur pour tirer ses propres conclusions des images, offrant une œuvre humble, intelligente et nuancée. La troisième, c’est d’avoir choisi une bande-son complètement nulle – on dirait un disque de relaxation à l’huile naturelle de baleine tout droit sorti de chez Nature&Découverte – quand Reggio choisissait de faire appel au génial Philip Glass [THE Philip Glass, putain !] pour composer une musique absolument parfaite.

Yann Arthus-Bertrand, l’homme qui n’a ni honnêteté, ni envergure, ni classe. On comprend pourquoi les Français l’aiment bien, finalement.

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