Lisons ensemble l’article de Wikipedia consacré à la marque Banania :
"Le slogan historique de la marque était jusqu’en 1977 « Y’a bon Banania » prononcé par un tirailleur sénégalais. Selon la légende, ce slogan proviendrait d’un tirailleur sénégalais blessé au front et embauché dans l’usine de Courbevoie. Goûtant le produit, il aurait déclaré en moyadit « Y’a bon ». Depuis les années 1970, certaines critiques considèrent ce slogan comme porteur des stéréotypes racistes qui ont nourri la caricature du Noir de l’époque (sourire niais, amis des enfants donc grand enfant et incapable de s’exprimer correctement dans une langue française qu’il se doit de manier)."
En effet, un collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais, associé au MRAP, avait récemment plaidé cette cause devant la Justice, jugeant le slogan "dévalorisant pour les Noirs", et appelant au banissement du fameux slogan.

La même critique est généralement émise à l’égard de l’album Tintin au Congo, où l’on conteste le fait que Milou – un chien – s’exprime dans un français parfait tandis que cette faculté est refusée aux Noirs, jugés incapables de parler autrement qu’en ce qu’on appelait autrefois "du petit nègre". "Toi pas partir! Toi y en a venir avec nous chez les Babaoro’m! " Nous étions en 1930.

Pour ma part, j’en appelle au Conseil d’État pour interdire tout reportage sur la Guadeloupe, ceux-ci donnant par les mêmes procédés linguistiques une "mauvaise image des Noirs", pétrie de "clichés colonialistes". Je vous invite à lire les revendications officielles du LKP liées aux manifestations "Kont’ la pwofitasyon" qui se déroulent en "Gwadloup", lesquelles en appellent à une voie politique "kapab konstwi on sosyété nèf ki dwet kapab prévwa manjé, édikasyon, konésans, santé, kaz, travay é respé."

 

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